Economie

Economie : Comment se porte le marché de l’immobilier à Nantes ?

Le domaine de l’immobilier français est très dynamique. De nombreux facteurs exogènes ont pourtant mis une énorme pression sur ce secteur. Cela a eu pour conséquence une flambée presque continuelle des prix dans certaines régions. Nous nous pencherons, dans cet article, sur le cas de Nantes, l’une des plus grandes villes de l’ouest de la France. Commençons déjà par un aperçu général de la situation immobilière dans la zone.

État des lieux de l’habitat à Nantes

L’immobilier reste très dynamique à Nantes, ville phare du département de la Loire. Depuis quelques mois, on note même une pénurie dans le secteur des logements. La demande dépasse largement l’offre. En dehors du taux de natalité élevé enregistré au cours de ces derniers mois, Nantes connaît également une explosion démographique notable. De nombreux citoyens en provenance d’autres départements y affluent. Tout cela ne fait qu’augmenter la demande en logement. La pénurie immobilière pourrait aussi être expliquée par le niveau de chômage assez bas dans la région. Cet état de choses attire en particulier les jeunes à la recherche d’emploi. La région jouit en effet de plusieurs avantages :

  • La qualité des infrastructures d’enseignement supérieur ;
  • La diversité des transports en commun ;
  • À tout cela, il faut par ailleurs ajouter la reconduction de la Loi Pinel ainsi que les taux très compétitifs proposés par les banques de la région pour les prêts immobiliers.

Évolution des prix de logements à Nantes

De façon générale, les prix de l’immobilier ont grimpé ces dernières années à Nantes. En janvier 2015, le m2 coûtait dans cette partie de l’ouest de la France 2813 euros, contre 3797 euros en janvier 2020.

L’immobilier neuf

En France, les autorités font la promotion des nouvelles constructions. Elles ont l’avantage de mieux répondre aux normes et offrent plus de sécurité en matière de performances énergétiques. Dans la région nantaise, les logements neufs sont alors en plein essor. On y retrouve d’ailleurs de nombreux programmes immobiliers neufs. Par rapport aux années antérieures, les prix ont connu une hausse estimée à 4 %. Ils varient néanmoins selon les quartiers de Nantes. Dans les zones modestes, les prix semblent être plus abordables. Le prix du m² est en effet compris entre 2568 et 4000 euros environ. Ce n’est pas le cas dans les quartiers plus huppés. La surface unitaire coûte dans ces zones entre 5000 et 8900 euros. Avec les nombreux projets en cours, la stabilisation immobilière est prévue pour 2030, année durant laquelle la majorité des chantiers connaîtront leur épilogue. Il faut noter que ces prix sont des coûts moyens.

L’immobilier ancien

La circonstance opportune d’affaires que représentent les constructions d’un certain âge a entraîné une hausse tarifaire estimée à 11 % en région nantaise. Les prix dans l’immobilier fonctionnent selon plusieurs critères tels que la situation géographique, les commodités existantes et l’environnement général. Les anciens bâtiments à Nantes en général coûtent entre 3000 et 4500 euros le m², notamment au centre-ville. On comprend pourquoi la ville est en tête du classement des municipalités les plus chères de l’ouest, concernant ce type de résidence. Il faudra toutefois nuancer en fonction du type de logement. En ce qui concerne les appartements, le coût des 3 pièces varie entre 2650 euros et 3870 euros le m², alors que la fourchette de prix est de 2680 euros et 4010 euros quand il s’agit des 5 chambres.

L’immobilier locatif

L’augmentation des prix de l’immobilier à Nantes n’a pas épargné le domaine de la location. Les prix affichés sont entre 668 euros pour les locaux vides et 706 euros pour les appartements meublés. La hausse constatée est évaluée à près de 6,4 %. Cela se comprend assez aisément : comme sur tout marché économique, la demande conditionne considérablement l’offre. Tous ces prix ne sont cependant pas figés ; ils dépendent du quartier dans lequel se trouve l’appartement à louer.

Cartographie immobilière de Nantes 

Les services immobiliers sont offerts dans cette ville par des spécialistes comme cette agence immobilière à Nantes. Le prix de l’immobilier dépend de la zone géographique. C’est également le cas à Nantes. L’hypercentre de cette ville de l’ouest de la France se compose en majorité d’anciens bâtiments, de l’ancien immobilier donc. Mais, cela n’impacte pas beaucoup le prix, qui tourne autour de 3800 et 4500 euros le m². La zone est recommandée pour ceux qui souhaitent investir. Ils peuvent pour cela se focaliser sur le centre-ville des ducs de Bretagne avec des quartiers comme :

  • Saint Félix ;
  • Chantenay-Saint Anne ;
  • Hauts-Pavés.

La zone semble chère à l’achat, mais elle offre une demande locative bien assez remarquable.

Les investissements dans cette région sont donc amortis facilement. Les personnes morales peuvent se contenter des périphéries. L’île de Nantes est un quartier de plus en plus convoité en raison de son attrait. Elle n’est cependant pas très conseillée si vous êtes intéressé par les achats, le prix du m2 étant au-delà de 5000 euros. À défaut, Boissières peut constituer une bonne alternative. Ceux qui ont de la famille peuvent se tourner vers Saint-Pasquier ou encore Saint-Joseph du Loquidy. Ces derniers sont assez proches d’établissements scolaires. Mais, en raison de la forte demande, ces zones peuvent également coûter relativement cher.

Depuis quelques mois, le monde entier est secoué par la pandémie du Covid-19. Quels sont les impacts qu’elle a ou aura sur l’immobilier dans les villes comme Nantes ?

Les impacts du Covid-19 sur l’immobilier nantais

La pandémie de coronavirus n’a épargné aucun secteur. L’immobilier nantais est également impacté.

Les tendances de l’immobilier nantais à l’entame du confinement

La situation immobilière à Nantes était très tendue en début d’année en raison de l’inadéquation de l’offre des opérateurs et de la demande de la population. Les prévisions étaient pour une tendance en hausse des prix. La prise des mesures restrictives du gouvernement français à cause du Covid-19, comme on pouvait s’y attendre, a quelque peu entraîné une baisse des transactions dans le secteur du logement à Nantes. Les prix ont cependant continué par grimper. L’ancien immobilier est le plus représentatif de la situation avec des prix qui avoisinent désormais les 3510 euros au m².  

Les projections immobilières à Nantes après le coronavirus 

La crise sanitaire a modifié les habitudes des habitants du monde, notamment ceux de Nantes. La sortie du confinement ne devrait toutefois pas diminuer la demande immobilière dans la région, l’immobilier nantais étant sain. À l’instar d’autres secteurs, l’immobilier s’est pratiquement arrêté depuis le début du confinement. L’interrogation principale concerne l’évolution des prix. La hausse continuera-t-elle ?

Des prix toujours à la hausse ?

Les constats faits les premières semaines de confinement ne sont pas de nature à rassurer les acteurs qui craignent une flambée plus prononcée des coûts. À cela, il faut ajouter les effets des mesures de lutte contre le Covid-19 sur les banques, les ménages et autres. Même s’il est trop tôt pour se prononcer sur des tendances claires, les prix devraient évoluer et avoisiner le plafond. Les seules occasions où des baisses pourraient s’observer sont les ventes dues à des situations exceptionnelles comme les divorces, mariages, etc.

Il faudra surement attendre septembre pour réellement apprécier les effets de l’arrêt dû à la pandémie. Parmi ces derniers, on peut citer la prise de conscience des Français quant à l’importance d’avoir un logement spacieux. En effet, de nombreux ménages se sont retrouvés à l’étroit durant le confinement. Tout porte donc à croire qu’ils seront tentés de trouver des logements plus grands à la levée des restrictions, quitte à s’intéresser à des villes comme Nantes. D’ailleurs, très peu de Français attachent encore du prix à la distance qui sépare leur domicile de leur lieu de travail. Les différentes restrictions gouvernementales pourraient donc précipiter à moyen terme la digitalisation du secteur de l’immobilier dans la ville de Nantes. Désormais, les visites de site se font à distance.

Les institutions bancaires après le Covid-19

Il est quasi impossible de faire des projections après confinement sans parler des institutions bancaires et de leurs offres de prêts immobiliers. Le tableau risque d’être mixte sur ce point. En réalité, la majorité des banques reste sceptique en ce début de déconfinement. Mais, elles n’auront cependant pas d’autres choix que de faire des concessions sur les crédits pour redémarrer pleinement leurs activités. Cet état de choses conduira à une hausse modérée des taux de prêts. L’immobilier locatif, surtout saisonnier, risque de connaître une envolée cet été. La raison est toute simple. Le Covid-19 a considérablement limité les déplacements à l’étranger. Les Français voudront donc passer leurs vacances dans des régions attractives comme Nantes, en louant des logements. L’un des points positifs qu’on peut noter dans l’immobilier dans cette ville est le maintien de bon nombre de projets de construction. On peut donc compter sur une atténuation de la pénurie jusque-là constatée dans cette partie ouest du territoire français.

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