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Se soigner avec du CBD : une solution vraiment efficace ?

Décrit comme la panacée à tous les maux par les médias, le CBD est une molécule contenue dans le cannabis. Il est depuis plusieurs années déjà objet de nombreuses études scientifiques. Mais, à ce jour les vertus qu’on lui attribue sont loin d’être toutes vérifiées. On ne peut non plus lui dénier certaines qualités, d’où la nécessité de s’interroger sur son efficacité réelle. Alors se soigner au CBD est-elle une solution vraiment efficace ?

Qu’est-ce que le CBD ?


Le CBD est une molécule contenue dans les plants de cannabis. Très peu connue, on le confond régulièrement avec son homologue plus connu et plus demandé le THC. Alors le CBD, qu’est-ce que c’est ?

De son nom complet : le cannabidiol, le CBD est un phytocannabinoïde bicyclique très lipophile. Avec le THC, il fait partie des molécules les plus étudiées dans le cannabis. Ces molécules sont au nombre de 483 environ et jouent divers rôles. Dans le cas du cannabidiole, ses propriétés thérapeutiques sont largement appréciées de tous au point où la molécule connait un regain d’intérêt ces dernières années.

Le CBD faisait déjà l’objet de quelques études depuis le XVIIIe siècle. Mais, il ne fut isolé pour la première fois qu’au début des années 1940. En outre, sa structure et sa stéréochimie ne seront déterminées qu’en 1963… Néanmoins, les vertus du cannabis étaient déjà appréciées depuis la haute antiquité. Ainsi, l’usage du cannabis remonte à environ 2700 ans avant J-C. On raconte que :

« l’Empereur chinois Shen Nung aurait découvert les capacités de guérison de la plante, notamment pour le traitement des rhumatismes, de la malaria ou de la distraction. »

On comprend alors que très tôt deux usages furent reconnus au cannabis : son usage thérapeutique et son usage récréatif. Il faut attendre donc que le THC et le CBD soient individuellement isolés au milieu du XXème pour savoir laquelle des molécules lui conférait ses qualités bienfaisantes.

De la découverte des vertus du cannabis quelques millénaires plutôt à sa renaissance depuis bientôt trois décennies, la plante a connu bien des déboires. Ainsi, fut-elle interdite un peu partout dans le monde pour ses effets psychotropes sur la santé humaine. Il est en effet rapporté que le film Reefer Madness contribuera pour beaucoup à diaboliser le cannabis. La conséquence est le vote par le congrès des États-Unis en 1937 du Marijuana Tax Act. Celui-ci « pose de sévères restrictions à la prescription et la vente de marijuana » sur l’ensemble du territoire américain.

Revenu au-devant de l’actualité depuis quelques années, la science a contribué à redorer le blason du cannabis. Sur presque tous les continents, la logique est à une dépénalisation de la plante. Ainsi en France,

« les médicaments à base de cannabis ont été transférés de la catégorie 1, qui ne les considérait pas comme des substances à base médicale, à la catégorie 2, selon laquelle les médecins peuvent les prescrire pour certaines formes de traitement ».

Néanmoins, comme vous pouvez l’imaginer, le cannabis privilégié ici est très riche en CBD et contient donc très peu de THC. Mais, cela n’occulte pas le fait que des pays à l’instar de certains États des États-Unis aient autorisé la vente de cannabis aussi bien riche en CBD qu’en THC. À titre d’exemple dans le Colorado et l’État de Washington, à partir de 21 ans, il est possible de consommer du cannabis dans un but récréatif.

Le CBD est-il vraiment un remède efficace ?


Présenté comme la molécule de tous les bienfaits du cannabis, le CBD convainc effectivement par ses vertus. Et même si de nombreuses études tendent à démontrer que l’usage unique du CBD ne lui confère pas tous ses avantages — d’après une étude réalisée au Brésil, « 61 % des patients auxquels l’extrait de CBD avait été administré avaient ressenti une amélioration. En revanche, ceux ayant reçu du CBD purifié (c’est-à-dire, sans aucune trace d’autres substances) seulement 39 % ont pu constater des améliorations » — force est de constater que tous les mérites de guérison sont attribués au seul cannabidiol. Dans ce contexte donc, comment le CBD agit-il sur l’organisme ?

Contrairement au THC qui agit principalement sur les récepteurs CB1 et CB2, le CBD a très peu d’impact sur ces types de substances chimiques produites par l’organisme. Il aura par contre tendance à diminuer les effets du THC dans le corps et se présente comme une molécule antagoniste des récepteurs CB1. Ceci dit, le premier avantage du CBD est qu’il permet d’atténuer les effets du THC lorsqu’ils sont pris conjointement. En cela, il est reconnu comme non-psychotrope et légalisé. La conséquence est qu’on tolérera dans le cannabis médicinal ou commercial une forte concentration de CBD au détriment du THC. À cet effet, consommer du cannabis devient illégal dès lors que le taux de THC dans le chanvre dépasse 0,2 %. Alors quel est l’impact réel du CBD sur l’organisme ?

Le CBD, la molécule vertueuse agit lui sur des récepteurs cannabinoïdes différents. Il s’agit de :

  • la sérotonine ;
  • l’anandamide ;
  • l’adénosine.

Ces trois récepteurs jouent différents rôles dans le corps. La présence du CBD permettra de « doper » leur effet sur l’organisme. Ainsi, la sérotonine est un neurotransmetteur qui est mieux connu sous le nom de « l’hormone du bonheur ». Synthétisée à partir du tryptophane, un acide aminé, la sérotonine est responsable de la régulation de certains comportements tels que l’humeur et l’émotivité. Son affinité avec le CBD permet donc au patient sous traitement à base de cannabis médicinal de :

  • stabiliser son humeur ;
  • soigner ses symptômes d’anxiété ;
  • prévenir et calmer ses crises d’angoisse ;
  •  lutter contre le manque de sommeil ;
  • vaincre ses changements d’humeur ;
  • guérir ses sensations de peur ;
  • etc.

Mieux connue sous le nom de la «molécule de l’extase » l’anandamide est un neurotransmetteur et un cannabinoïde naturellement produit par le corps humain. Il est synthétisé dans les parties du cerveau impliquées dans la gestion de la mémoire, de la motivation, des processus cognitifs supérieurs et du contrôle du mouvement. En action avec les récepteurs CB1 et CB2, l’anandamide a des fonctions analgésiques et joue un rôle très important dans le système de récompense du cerveau. À ce titre, prendre du CBD permet d’augmenter sa production au sein de l’organisme.

Neurotransmetteur hormonal produit par l’organisme, l’adénosine est un nucléoside libéré par les neurones et par les cellules gliales. Elle joue de nombreux rôles au sein de l’organisme humain en agissant principalement sur quatre types de récepteurs à l’adénosine. Il s’agit des récepteurs : A1, A2a, A2b et A3. La prise de CBD permet donc d’amplifier sa concentration dans le corps et de permettre au patient sous traitement de traiter certaines formes de tachycardies, de bénéficier des vertus anti-inflammatoires du CBD ou encore de lutter contre de nombreux troubles cardiovasculaires.

D’une façon globale, le CBD a d’importantes vertus pour l’homme, il est à la fois anti-inflammatoire, antioxydant, antirhumatismal, antinausée, antiémétique, antipsychotique, hypnotique, sédatif, anxiolytique, etc. Mais, comme rappelé un peu plus haut, pour bénéficier des vertus du CBD, il est essentiel de le combiner aux autres molécules du cannabis. À cet effet, le THC et les autres cannabinoïdes sont très utiles pour renforcer l’impact du cannabidiol sur l’organisme. Cela est d’ailleurs confirmé par les nombreuses études scientifiques réalisées dans le monde.

Sous quelle forme consommer le CBD ?


À la lecture de cet article, on convient alors de l’efficacité du CBD dans le traitement de nombreux maux. À cet effet, sa légalisation est pratiquement acquise dans la plupart des pays d’Europe. Dans ce contexte donc le CBD peut être pris sous diverses formes. Vous retrouverez la plupart de celles-ci sur Weed-side-story. Il s’agit des formes ci-après :

Les infusions : Il s’agit ici d’extraire les principes actifs du cannabis en le dissolvant dans un liquide. Les cannabinoides n’étant pas solubles dans l’eau, il est conseillé d’y ajouter de la matière grasse. En outre, il est essentiel de choisir des fleurs dont la composition en CBD est avérée et dont la teneur en THC respecte les normes en vigueur en Europe.

L’huile : c’est certainement la forme la plus connue de CBD. Ici les molécules de CBD extraites sont contenues dans une huile porteuse généralement à base de graines de chanvre indien. On conseille par ailleurs d’en faire un usage sublingual, ce qui a pour effet d’optimiser les effets du CBD sur l’organisme.

Les gélules : cette forme de prise du cannabidiol est la plus simple. Mais, ses effets sont perceptibles dans la durée. En effet, les molécules doivent transiter par l’ensemble du système digestif avant de parvenir dans le sang. Néanmoins, si le CBD a tendance à mettre du temps à agir, ses effets se font sentir par le preneur un peu plus longtemps.

Les cristaux : les cristaux de CBD sont appréciés pour leur usage multiple d’abord, puis pour leur concentration en CBD. En effet, les cristaux de cannabidiol peuvent être utilisés aussi bien dans la boisson, l’alimentation ou encore dans l’huile. En outre, leur concentration en CBD extrêmement élevé frôle parfois les 100 %.

les aliments : certains aliments peuvent contenir des molécules de CBD. C’est le cas des chewing-gums, des bonbons ou encore des chocolats. Dans l’organisme, ils agissent exactement comme les gélules.

Les lotions, baumes et les crèmes : cette forme d’usage est très courante en cosmétique. Ici, le CBD est en contact direct avec la peau. On l’associe parfois à d’autres molécules pour optimiser l’effet recherché. Ainsi, existe-t-il des lotions à base de CBD utilisé contre les acnés et autres…

Les e-liquides : cette forme de CBD est destinée aux utilisateurs de cigarette électronique.

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