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LE THEATRE BRETON
Chevalier de Fréminville |
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| Au Moyen Age, le peuple
avait une instruction très restreinte, mais un sens religieux très
développé. Deux arts vont fleurir spontanément : l'architecture
des cathédrales et le drame religieux. Sortis tous deux de l'âme
populaire, ils expriment le besoin qu'a toute âme de s'élever
au dessus des réalités de la vie et parfois des vulgarités
quotidiennes. A côté du drame à l'usage des lettrés,
le vrai drame populaire apparaît, liturgique et sacerdotal, largement ouvert
au peuple tout entier.
Vers le XVe siècle, après avoir découvert et adopté le drame religieux, la Bretagne s'y plait tellement qu'il y est encore en pleine prospérité, alors que le théâtre a disparu peu à peu en France, interdit par le parlement de Paris en raison de sa décadence. En France, le théâtre s'est soustrait graduellement du clergé et s'est complètement laïcisé. En Bretagne, au contraire, le théâtre demeure toujours une annexe de l'église malgré là aussi les interdictions. C'est au XVIIe siècle que les représentations populaires connaissent leur apogée. Les régions de Bretagne qui nourrissent la plus
vive passion pour le théâtre sont le Trégor,
pays de penseurs et de poètes, et le Vannetais.
La plupart des manuscrits conservés portent la date et la marque de cette époque. La connaissance de ce théâtre est due aujourd'hui à plusieurs hommes qui menèrent leurs travaux au siècle dernier : Emile Souvestre, François-Marie Luzel, Anatole Le Braz. De nos jours, le théâtre breton renaît : à Morlaix, une troupe renoue avec le passé et interprète en langue Bretonne des pièces anciennes ou de composition récente. |
Une représentation :
La vie et la mort de sainte Hélène
La chanson de geste du XVe siècle
dont est tirée cette pièce :
Le Roman de la Belle Hélène de Constantinople
(La Manekine)
Auteurs et copistes, acteurs et représentations
Page réalisée par Claude DEVRIES et mise à jour le 2 janvier 2000.