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| Pierre Quemeneur | Guillaume Seznec | La famille Seznec | Maître Pouliquen | L'inspecteur Bonny | Le juge Hervé |
Pierre Quemeneur est né en
1877 à Commana (Finistère), près de Landivisiau, dans
une famille de paysans.
La vente de la ferme familiale lui permet d'acquérir un commerce.
En 1914, il est élu conseiller municipal à Commana. Son commerce
marche bien mais est loin d'être florissant. La guerre l'enrichit.
Avec les bénéfices, il fait construire sa propriété
de Landerneau. Il acquiert également le domaine de Traou-Nez,
sur les bords du Trieux, en Plourivo (Côtes-du-Nord à l'époque).
C'est une magnifique propriété boisée de 90 hectares.
Il en confie l'exploitation à son frère Louis. Il y va rarement.
En 1919, il est élu Conseiller général
du Finistère. Il espère un siège de député
aux élections de 1924.
1922. Il rencontre Guillaume Seznec. Les deux hommes sympathisent et font
des affaires ensemble.
En 1923, Pierre Quemeneur est un notable, aimable, bon vivant. Il réside
dans sa maison de Landerneau, avec sa soeur Jenny. Toutefois, le
fisc le poursuit pour bénéfices de guerre et lui réclame
beaucoup d'argent. Mais cela, tout le monde l'ignore...
La famille Seznec |
Maître Pouliquen
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Le juge Hervé |
Sommaire

Guillaume Seznec est né le
1er mai 1878 à Plomodiern (Finistère), au flanc du Menez
Hom, face à la baie de Douarnenez.
Bien que né dans une famille de paysans, il est peu attiré
par le travail de la terre; il se passionne très jeune pour la mécanique.
En 1906, il épouse Marie-Jeanne Marc.
Ils ouvrent un commerce de vélos.
Marie-Jeanne est enceinte. Un incendie ravage son magasin. Pour sauver
son épouse, son enfant et sa marchandise, Guillaume Seznec pénètre
à deux reprises dans la fournaise. Il en
garde des mains gravement brûlées et des cicatrices remarquables
au visage.
En 1912, ils ouvrent une blanchisserie industrielle à
Brest, puis une seconde à Morlaix. Ils travaillent pour l'armée
française d'abord, américaine ensuite. Elle
paie bien. Les dollars s'accumulent.
1923. La blanchisserie devient une scierie.
L'affaire éclate.
Condamné au bagne, il quitte
la France en 1927. Il y reste jusqu'en 1947. Il débarque au Havre
le 1er juillet où sa famille et la foule l'acclament.
En novembre 1953, Guillaume Seznec est renversé
par une camionnette à Paris. Plusieurs témoins
disent qu'un individu l'a poussé sous les roues.
Il décède le 13 février
1954, "conséquence directe de son
accident" dit le médecin légiste. Il est
enterré à Plomodiern, son village natal, auprès de
sa mère.
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La mère de Guillaume Seznec, Marie-Anne
Colin, a 75 ans au moment des faits. Elle ne doute pas un instant de l'innocence
de son fils. A la mort de l'épouse de Guillaume Seznec, âgée
de 82 ans, elle poursuit le combat pour la révision du procès.
Elle meurt en 1935, sans revoir son fils.
Guillaume Seznec épouse le 18 juillet 1906 Marie-Jeanne
Marc. Au début de l'Affaire, le couple a 4 enfants (de gauche à
droite) :
Marie-Jeanne s'épuise à défendre Guillaume Seznec alors au bagne. Gravement malade et vivant dans la misère, elle meurt à l'hôpital en 1931, sans revoir son cher époux.
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Beau frère de Pierre Quemeneur, Jean
Pouliquen est notaire à
Pont-L'Abbé.
Le Conseiller l'a aidé à acquérir
son étude en lui prêtant la somme de 160 000 Francs.
Avant de partir, Pierre Quemeneur lui demande de rembourser une partie
de sa dette : qu'il lui adresse un chèque
de 60 000 F, poste restante, dans un bureau de poste parisien.
Pierre Quemeneur assassiné, c'est lui
(son épouse, soeur du Conseiller) qui hérite;
dans le cas d'une simple disparition, il lui faudrait attendre 30 ans.
Il le sait bien, il est du métier !
Durant l'enquête et le procès, il est un ardent
accusateur de Guillaume Seznec.
Récemment, les meilleurs spécialistes ont examiné
avec les techniques les plus modernes les faux documents attribués
à l'époque à Guillaume Seznec. Pour eux, ce n'est
pas Seznec le rédacteur; par contre, ils trouvent des ressemblances
avec l'écriture du notaire.
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En 1923, Pierre Bonny a 28 ans.
Il est policier depuis 1918 et a fait preuve de talents qui lui ont valu
d'être affecté à la Sûreté
générale (police secrète).
Dans l'Affaire, il sera l'adjoint du commissaire
Vidal, chargé officiellement de l'enquête.
En fait, c'est l'inspecteur Bonny qui pilote,
influence et tire toutes les ficelles.
Il s'intéresse plutôt aux éléments à
charge qu'il fouille, amplifie, et oublie les vérifications élémentaires
qui pourraient innocenter l'accusé.
On le retrouve plus tard dans de nombreuses autres affaires, toutes aussi
sombres, dont l'Affaire Stavisky, l'Affaire
Prince.
En 1934, il est chassé de la police pour trafic d'influence et détournement
de fonds.
Durant l'occupation allemande, il est l'auxiliaire
de la Gestapo; c'est lui le triste acolyte de la bande
Bonny et Lafont.
A la libération (décembre 1944),
il est condamné à mort et fusillé.
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Pendant la "Grande Guerre" (1914-1918), Charles-Victor
Hervé est le chef d'un service de contre-espionnage.
Cela lui vaut d'être nommé juge de
Paix à Pontrieux.
Il est passionné, excessif même.
En octobre 1924, il reçoit le témoignage des hommes d'équipage
d'une gabare draguant du sable dans le Trieux : une nuit, peu après
la disparition de Pierre Quemeneur, face à Traou-Nez,
ils entendent plusieurs coups de feu.
Dès lors, le juge Hervé enquête, défend cette
thèse à laquelle il croit. Il soutient
la cause de Guillaume Seznec ardemment, même après
qu'il quitte ses fonctions.
Il écrit même un ouvrage intitulé Justice
pour Seznec.
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Page réalisée par Claude DEVRIES et mise à jour le
10 janvier 2000