Petite histoire des Sept Saints
fondateurs de Bretagne
![]() Saint-Pol Aurélien |
Saint-Corentin |
![]() Saint-Patern |
![]() Saint-Samson |
![]() Saint-Malo |
![]() Saint-Brieuc |
![]() Saint-Tugdual |
Saint-Pol, surnommé Aurélien,
est originaire du Glamorgan, Pays de Galles.
Il débarque en Armorique, à Ouessant, au 6ème
siècle. Il y fonde un premier ermitage, puis gagne le continent
et en fonde un second à Lampaul-Ploudalmézeau.
Il est ensuite invité par Childebert à rejoindre la région
de Saint-Pol-de-Léon.
Il s'y fait rapidement remarqué en rendant la vue à trois
aveugles et la parole à deux muets. Il ordonne même à
un dragon (symbole du paganisme) de se suicider dans l'île de Batz.
Il est nommé évêque à Saint-Pol-de-Léon.
Il rayonne dans toute la région et partage sa vie entre Saint-Pol
et l'île de Batz où il fonde un monastère. Il y termine
sa vie.
Saint-Corentin est né en Armorique.
Il vit longtemps en ermite au pied du Menez-Hom, à Plomodiern, près
d'une fontaine où était un drôle de petit poisson :
Il se présentait tous les matins au saint qui le prenait et en coupait
un morceau pour se nourrir. Le poisson se reconstituait alors en entier,
sans blessure aucune.
Un jour, le Roi Gralon et sa suite, perdus et affamés, rencontrent
cet ermite.
Corentin leur sert un excellent plat de poisson.
Le roi, en signe de reconnaissance, fait de Corentin le premier évêque
de Quimper ainsi qu'un de ses fidèles conseillers.
Saint-Patern est né en Armorique.
Il assiste vers 463 au concile de Vannes réuni pour la fondation
de l'évêché.
La tradition le fait évêque de cette ville.
Patern a le don des langues : il comprend et parle aussitôt la langue
des pays qu'il traverse. On retrouve sa trace jusqu'à Jérusalem.
Mais Patern a quelques démêlés avec la justice.
Accusé de vol, il plonge son bras dans de l'eau bouillante. Le peuple
voit alors que le Saint est innocent puisque son bras est resté
indemne. Le peuple exige alors que les accusateurs de Patern en fassent
autant.
Son diocèse connaissant des difficultés, le Saint finit par
démissionner et se réfugie en territoire Franc où
il meurt.
Une sécheresse de trois années consécutives provoque
alors une terrible famine. Elle est perçue comme une punition par
les Vannetais qui ramènent aussitôt le corps du Saint à
Vannes.
Saint-Samson est considéré comme
le saint principal de l'émigration bretonne. Il est souvent représenté
avec une croix archépiscopale et entouré des autres évêques
bretons. C'est sûrement parce que Nominoé voulut faire de
Dol un archevêché et s'affranchir ainsi de la Métropole
de Tours.
Samson est né vers 480 dans le Glamorgan, au Pays de Galles. Il
y est éduqué par Saint-Ildut.
Il débarque avec quelques compagnons vers 548 dans la région
de Cancale.
Son arrivée en Armorique est marquée par un miracle : il
délivre de la lèpre et du démon deux femmes.
En signe de reconnaissance, l'époux de l'une d'entre elles fait
don à Samson du terrain sur lequel il fonde le monastère
de Dol, où s'élève l'actuelle cathédrale.
Epuisé par une vie passée à prêcher à
travers toute l'Armorique et les îles de la Manche, Samson meurt
en 565 à Dol.
On dit que de son tombeau s'écoule un baume céleste qui possède
des vertus de guérisons miraculeuses...
Saint-Malo est né au Pays de Galles.
Il y est élevé dans un monastère.
Il est du nombre des marins qui embarquent avec Saint-Brandan et voguent
durant 7 ans. Il vit de formidables aventures : par exemple, il célèbre
une messe en pleine mer, sur le dos d'une baleine.
Au terme de son long périple, il quitte ses compagnons et accoste
en Bretagne, en face d'Aleth.
Il réalise tellement de miracles que la population d'Aleth le choisit
pour évêque.
Mais ses relations avec la population se tendent. Il est en butte à
sa jalousie, si bien qu'il reprend la mer et finit ses jours hors de Bretagne,
à Saintes, vers 630-650.
Brigomaglos, un des multiples noms de Brieuc,
est originaire lui aussi du Pays de Galles.
Il est formé à Paris par Saint-Germain et retourne dans son
pays pour réaliser sa mission.
Il assure régulièrement la liaison entre la petite et la
grande Bretagne.
Il finit par débarquer avec des fidèles dans la région
de la ville de Saint-Brieuc.
Il s'y fait remarquer par ses dons de guérison et surtout par le
miracle des loups qu'il réalise.
Attaqué par des bêtes menaçantes, il finit par les
faire se prosterner devant lui.
Il est nommé évêque de Saint-Brieuc où il meurt.
Tugdual est né au Pays de Galles. Il
est élevé dans la pure tadition monastique.
Après avoir eu plusieurs visions qui l'incitent à se rendre
en petite Bretagne, il débarque sur le continent vers 535 avec d'autres
moines.
Il fonde d'abord dans la région du Conquet un premier monastère
puis un second à Landreger (Tréguier).
En Bretagne, il accumule les miracles auprès des sourds, des aveugles
et des paralytiques. Il éteint des incendies, ressucite des noyés.
Il est nommé évêque de Tréguier.
A sa mort, on dira de lui que s'il est pas Dieu le Père, c'est qu'il
ne l'a pas voulu.
Page réalisée par Claude
DEVRIES et mise à jour le 28 avril 1998.