![]() Bernard Benoît |
![]() François Budet |
![]() Glenmor |
![]() Les Goristes |
![]() Andrea Ar Gouilh |
![]() Yann Fañch Kemener |
![]() Chants de marins |
![]() Denez Prigent |
![]() Gilles Servat |
![]() Alan Stivell |
Attiré depuis toujours par la guitare et la musique celtique, Bernard Benoît a su concilier ses deux passions pour élaborer un style original, le sien, à mi-chemin entre la beauté classique et l'élégante mélancolie celtique.
Exalté par la richesse de la culture bretonne, il découvre le Barzaz Breiz, ce mythique recueil de poèmes et chansons populaires, avant de devenir le guitariste de Glenmor, grâce auquel il rentre en poésie.
Au plus fort de la vague celtique des années 70, il enregistre ses premières mélodies au fil de six superbes albums instrumentaux. L'Armor et l'Argoat, les embruns et les chemins creux, et les hommes de cet univers lui inspirent des mélodies fines, sensibles et pleines d'émotion.
Avec toujours en toile de fond ce Barzaz Breiz qui ne le quitte ni des doigts, ni du coeur, au point de lui consacrer cette fois-ci un album entier.
François Budet est le régional du
Tro Breiz.
Fort connu dans le Trégor - Goëllo
(la partie côtière ouest du département des
Côtes d'Armor) en raison de sa chanson
Loguivy de la Mer, que tout le monde fredonne.
Sa célébrité ne dépasse
malheureusement que peu ces frontières. Et pourtant !
Glenmor est décédé à l'hôpital de Quimperlé le mardi 18 juin. Il était âgé de 64 ans. A ses funérailles, à Maël-Carhaix, plus de 4000 personnes étaient présentes.
Fils de fermier du Poher, Milig Ar Scanv (Emile Le Scanff), va chanter durant près de 30 ans la vie, la mort et l'amour avec son contrebassiste (Fañch Bernard) et son guitariste (Bernard Benoît). En Belgique où il se fait connaître d'abord, il rencontre Jacques Brel et celle qui sera son épouse. Peut-être est-ce lui qui est destinataire du couplet de Brel "Adieu l'Emile, je t'aimais bien".
Durant sa carrière il aura défendu la Bretagne, mais aussi ouvert la voie aux artistes de la génération suivante : Alan Stivell, Dan Ar Braz et Gilles Servat, son fils spirituel.
L'association Glenmor An distro (Glenmor, le retour) s'est donné pour mission de publier l'intégrale des chansons du barde, ainsi que ses oeuvres littéraires, indédites ou non. Un premier roman a déjà été édité ainsi que trois double CD.
Les Goristes, ce sont des chansonniers à la mode brestoise. Ecoutons les se présenter :
« Mesdames et Messieurs, les Goristes ont la joie de vous saluer, et dans notre époque un peu triste, vont essayer de vous égayer. Dans notre formation vocale, une seule voix est tolérée, le poids de base est le quintal, permettez-nous de nous présenter : Yvon Etienne, Fañch Le Marrec, Christian Desnos, Jean-Paul Ferrec, messieurs Bouilliol, Audoin, Thomas, Henry Girou, tout l’monde est là. Dans la rondeur et l’allégresse, chants de marins, chansons de Brest, la bonne humeur et notre graisse seront un héritage aux sveltes. Esprits étroits, pisse vinaigre, un jour vous envierez notre sort; quand les Goristes seront maigres, eh bien, les maigres seront morts. »
Vous avez bien lu, les Goristes, se sont des artistes de poids : ils pèsent à eux huit 800 kg ! Bande de copains du Finistère, bons vivants, ils chantent avec leur gouaille des chansons sur Brest, son passé et son présent, ses activités portuaires et maritimes.
Au départ, en 1991, ils étaient 11. Ils ont participé aux festivités de Brest 92 et 96. Entre temps, certains d’entre eux sont partis. Gilles Servat par exemple.
On peut admirer la voix magnifique d'Andrea Ar Gouilh. Mélodieuse, pure comme le cristal, elle est incomparable lorsqu'elle interprète des chants bretons, qu'ils soient extraits du Barzaz Breiz ou d'auteurs plus récents comme Jeff Le Penven. La pureté et la simplicité de son interprétation, la précision de sa diction ne peuvent laisser indifférent.
Andrea Ar Gouilh est cornouaillaise,
issue d'un terroit proche de celui de Hersart
de La Villemarqué, l'auteur du Barzaz
Breiz.
Yann-Fañch Kemener est sans conteste un des spécialistes actuels de la Gwerz. Il oeuvre également au sein du Conseil Général du Finistère pour la promotion de la langue et de la culture bretonne.
Sur les traces de La Villemarqué et de Luzel, Yann-Fañch Kemener a réalisé un exceptionnel travail de collectage à travers la Basse Bretagne : Carnets de route. Près de 150 oeuvres, partitions,textes et traductions y sont regroupés dans un livre accompagné d'un double compact-disc.
Yann-Fañch Kemener a fêté
ses 25 ans de carrière à Quimper
fin 1997. A une époque, il a fait partie de la troupe de
l'Héritage
des Celtes.
Du temps de la marine à voile, on chantait à bord de tous
les navires.
En 1927, un ancien navigateur, le Commandant Hayet
publie un ouvrage magnifique "Chansons de bord". Il regroupe
une vingtaine de chansons glanées à travers les ports de
France. Mais les vrais chants de bord sont bien plus nombreux. Ils rythmaient
le travail quotidien des marins et aidaient à réaliser les
efforts nécessaires aux différentes manoeuvres : chants à
hisser, à virer, à nager.
Presques toutes les chansons étaient interprétées sans accompagnement musical. Au mieux, un violon, un accordéon diatonique ou un harmonica apportaient une touche orchestrale minimale.
Transmis de génération en génération, ils ne s'apprenaient pas autrement que par le bouche à oreille.
De nos jours, ils resurgissent, des groupes se reforment : Cabestan,
Erik Marchand, Christian Desnos.
Le Chasse Marée - Ar Men a publié
de nombreux recueils et disques de ces chants.
Le chant de marin a eu son festival en août 1997 à Paimpol.
Denez Prigent est un jeune chanteur
léonard (il a une trentaine d'années) de kan
ha diskan (chant et déchant) et de gwerz.
La kan ha diskan est un chant à
danser. Les paroles sont la plupart du temps satiriques.
La gwerz est une poésie chantée,
interprétée a capella, qui raconte un événement
tragique.
Le thème de la mort est bien entendu omniprésent.
En Automne 1992, Denez Prigent est la révélation des Transmusicales
de Rennes.
En 1994, il est au Zénith de Paris,
en première partie de Stéphane Eicher.
La même année, il contribue au "techno-dance" Dao
Dezi, avec la gwerz Ti Eliz Isa.
Avec son physique de rocker, ses jeans noirs, Denez Prigent casse l'image
qu'on se fait du chanteur traditionnel et subjugue à la seule force
de sa voix. Et cela ne l'empêche pas de collaborer avec des monuments
comme Eugénie Goadec, Annie Ebrel, les frères Morvan, Erik
Marchand, ... qui ont été ses maîtres et ses modèles.
Encore étudiant, c’est à Pâques 1969 que Gilles Servat découvre l’île de Groix, rencontre Glenmor, et prend son premier bain dans la marmite celtique. Il tombe amoureux fou de l’île et d’une de ses habitantes et l'épouse.
Avec d'autres comme Glenmor, Alan Stivell, il va contribuer au regain de dignité de la langue bretonne, plus particulièrement en chantant à l'Olympia de Paris en Breton.
Gilles Servat est aussi un créateur
à part entière puisqu'il est aussi l'auteur de plusieurs
romans, comédien, sculpteur et peintre.
Alan Stivell est l'une des figures emblématiques du renouveau musical breton.
Dès l'âge de 9 ans, il commence sa carrière en jouant sur une harpe celtique créée par son père. Ce sera le point de départ du processus de la popularisation de cet instrument. Il joue dans les bagadoù, accompagne Andrea Ar Gouilh puis acquiert son autonomie.
Alan Stivell, c'est une carrière qui dure depuis 40 ans.
Page réalisée par Claude
DEVRIES et mise à jour le 16 juillet 1998.