REPARATION

DESASTRE ECOLOGIQUE MAJEUR

Les engagements de TOTALFINA
Mise en place d’un fond d’urgence (40MF), prise en charge des travaux de pompage (400MF), traitement des déchets à Donges (100 MF), contribution à plus de sécurité dans le transport maritime, création d’une Fondation de la mer.

Le FIPOL
Fond international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures. Il est financé par des taxes sur les industries pétrolières, mais plafonné (1100 MF).

Le FIR
Mis en place par le Conseil Régional de Bretagne, le Fond d’Intervention Régional " pollution pétrolière ", finance une partie des réalisations faites dans les communes et par les associations (7 MF). L’assurance responsabilité du propriétaire du bateau versera une modeste prime de 80 MF.


PREJUDICE MORAL ET ECONOMIQUE

Matériellement, les conséquences s’imposent : opérations de nettoyage des côtes, évacuation des déchets, prise en compte des pertes financières de tous les métiers touchant à la mer, pêcheurs, ostréiculteurs, paludiers, commerces, professionnels du tourisme, etc...

La partie purement écologique reste en dehors des chiffres de l’indemnisation, ce que regrettent les associations naturalistes, qui financent leurs actions eux-mêmes par les cotisations d’adhérents et les dons qu’ils reçoivent.

LES OISEAUX MARINS, EN PARTICULIER, PAYENT UN LOURD TRIBUT A CHAQUE MAREE NOIRE, EN PLUS DES POLLUTIONS DUES AUX DEGAZAGES SAUVAGES EN PLEINE MER.

L’ampleur du désastre a provoqué une forte réaction des habitants des zones touchées, des élus, et de la population en général, alimentant l’impressionnante mobilisation de bénévoles qui a commencé dès le premier jour.



RESTAURATION

La remise en état du littoral fut entreprise spontanément par une véritable armée de bénévoles, encadrés très vite par des associations ou des collectivités locales.

NETTOYAGE DES COTES,
SOINS AUX OISEAUX MAZOUTES

Un réseau s’est constitué pour faire coïncider offres et demandes locales, un certain nombre de bénévoles venant, individuellement ou en groupe) d’autres régions, voire de l’étranger.

Un tournant s’est effectué dans les travaux de restauration avec le remplacement peu à peu, des bénévoles par des équipes plus professionnelles et salariées.

Technique
Devant l’échec et l’insuffisance des mesures politiques (françaises, européennes et mondiales) prises pour éviter le renouvellement des catastrophes pétrolières, et, comme au temps de l’Amoco Cadiz, pelles et seaux, seront les outils habituels de la lutte anti-marée noire, suivis de tracteurs sur les plages. Par la suite, des karchers vont être utilisés pour débarrasser les zones rocheuses de leur glue noire parfois au détriment de la flore implantée là.


LA PHASE FINANCIERE ET JURIDIQUE

Le PDG de la société Total-Fina-Elf avait déclaré : " nous réparerons ", mais les moyens financiers proposés sont insuffisants par rapport à l’ampleur des dégâts. La plus grosse partie de ces réparations financières seront consacrées au pompage du fuel restant dans l’épave de l’Erika, et un dixième seulement dans les opérations de restauration des côtes. Et le plan Polmar étant limité dans le temps, les maires des communes sinistrées s’inquiètent et décident d’aller en justice. Leurs avocats s’appuient sur la loi de 1975 qui dit bien : " celui qui produit le déchet doit l’éliminer " !.











© Christiane Beley et Claude Devriès pour l' Association Strobinet - décembre 2000