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Le texte de la chanson
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Cette chanson issue du Barzaz-Breiz est assez peu connue dans le répertoire
des Tri Yann.
Elle ne figure en effet que dans leur second album, "Dix ans dix filles",
paru en 1973. Elle est toutefois fort célèbre et a été
interprétée par de nombreux chanteurs bretonnants (par exemple,
Gilles Servat, album "A-roak mont kuit" (Avant de partir) ).
Une petite partie du chant populaire seulement a été reprise
par les différents interprètes. Nous vous proposons le texte
de la chanson des Tri Yann ainsi que le texte intégral du Barzaz-Breiz.
L'attachement des Bretons à leur indépendance
s'est manifesté dès la colonisation de l'Armorique par les
premiers Bretons et s'est prolongé jusqu'à nous. Ce chant
populaire évoque la conspiration de Pontcallec.
Elle a servi de support au film Que la fête
commence.
Il existe en fait deux Pontcallec : le vrai Pontcallec, le Pontcallec de
l'Histoire, décrit avec précision par La
Borderie dans sa monumentale Histoire de Bretagne, et celui de la légende,
l'être glorifié qui s'est perpétué dans la mémoire
des hommes.
La Régence (1715-1723), commencée à la mort de Louis
XIV et qui dura la minorité de Louis XV, fut d'abord marquée
par une réaction contre le pouvoir absolu de Louis XIV. A partir
de 1718, le Régent Philippe d'Orléans revint à des
pratiques absolutistes, et la résistance des Parlementaires fut
évitée par un exil en province.
A la violation de leurs franchises par le Régent, les Bretons déclarèrent
nul l'acte de leur union à la France (1532) : une soixantaine de
gentilshommes ratifia le 15 septembre 1718 un "Acte d'union pour la
défense des libertés de la Bretagne". Afin d'obtenir
l'indépendance absolue, ils demandèrent l'appui du roi d'Espagne
Philippe V, à qui la France venait de déclarer la guerre.
Cet acte d'union se transforma en 1719 en ce qu'on
appelle la conspiration de Pontcallec.
Clément-Chrysogone de Guer, marquis de Pontcallec, avait
quarante ans. Il habitait le château de Pontcallec, entre Guémené-sur-Scorff
et le Faouët (Morbihan). Alors que la légende lui donne 21
ans et fait de lui un Saint, l'Histoire le décrit comme un gentilhomme
chasseur, viveur et fraudeur : dur, violent, sans scrupule; les châtelains
du pays et ses vasseaux le détestaient et se défiaient de
lui.
La conspiration échoua. Quatre des principaux chefs, des gentilshommes,
furent capturés et jugés : Pontcallec, du Couëdic, Montlouis
et Talhouët-le-Moine. Pour éviter une trop grande clémence,
le Régent de France ne les fit pas juger par leurs Pairs (le Parlement
de Bretagne), comme l'aurait voulu la coutume, mais les livra à
une cour martiale présidée par un Savoyard.
Tous quatre furent condamnés à la peine capitale.
Ils furent décapités à Nantes, sur la place du Bouffay,
le 25 mars 1720. L'exécution de Pontcallec fut particulièrement
laborieuse.
Dans la crainte d'un soulèvement, le Régent avait fait déployer
un grand appareil militaire et ordonné que les quatre nobles soient
enterrés sans son de cloche ni chant d'église dans la chapelle
du monastère des Carmes à Nantes.
Le chant populaire est divisé en quatre parties :
Traitour ! ah! Malloz d'id ! Malloz d'id ! Traitour
! ah ! Malloz d'id ! ah !
Toi qui l'as trahi, sois maudit ! sois maudit ! Toi qui l'as
trahi, sois maudit !
Le texte de la chanson
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Page réalisée par Claude DEVRIES et mise à jour le
12 mars 1998