Gwin ar c'hallaoued (Kan ar kann)

Le vin des Gaulois (Le chant du combat)


An heol a zo glaz Inventaire1 En Concert Video Inventaire


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Présentation

Les Tri Yann ont soutenu en 1980 un combat mené par les Bretons : celui contre la construction d'une centrale nucléaire sur l'un des plus beaux sites de France, Plogoff à proximité de la pointe du Raz.

Ce soutien a pris corps autour d'une chanson traditionnelle s'inspirant du Barzaz-Breiz : le vin des Gaulois et la danse du glaive (Gwin ar c'hallaoued ha korol or c'hleze).


Nous vous proposons le texte intégral du chant traditionnel qui se décompose en deux parties.


Monnaie gauloise
Aux 6e siècle, les Bretons faisaient souvent des incursions sur le territoire de leurs voisins gaulois. Les Vénètes, anciens habitants de l'actuel Vannetais, étaient de terribles guerriers.
Le chef vénète Waroch menait une vie particulièrement rude aux Francs. Il conquiert le Vannetais aux dépends des comtes Francs, s'empare de la ville de Vannes vers 578, et crée un troisième royaume armoricain, le Bro-Erec. A cette époque, deux royaumes se partageaient la péninsule armoricaine : la Cornouaille au sud, la Domnonée au nord.

Ces expéditions étaient le plus souvent menées par nécessité de défendre leur indépendance. Elles l'étaient aussi parfois par le désir de s'approvisionner chez l'ennemi de ce qui manquait en Bretagne, et principalement le vin.

Grégoire de Tours, chroniqueur, évêque de Tours (de 573 à 594), en fait état :
Aussitôt que revenait l'automne, ils (les Bretons) partaient, suivis de chariots et munis d'instruments de guerre et d'agriculture, pour la vendange armée.
Les raisins étaient encore sur pied, ils les cueillaient eux-mêmes.
Le vin était-il fait, ils l'emportaient.
S'ils étaient trop pressés ou surpris par les Francs, ils le buvaient sur place, puis emmenant captifs les vendangeurs, ils regagnaient joyeusement leurs bois et leurs marais.

En 587, Waroc dévaste les vignes des Nantais et, cueillant la vendange, transporte le vin dans le pays de Vannes.
L'année suivante, il récidive. Il recommence en 590 également.

Ce chant sauvage fait en effet sûrement allusion à une expédition près de Nantes, car le vin qu'on y trouve est blanc. Les différentes boissons que prête le chant aux Bretons sont aussi celles dont ils usaient à cette époque : vin de mûre, hydromel, cidre.


La seconde partie du chant est un hymne guerrier en l'honneur du soleil : un fragment de la Ronde de l'épée des anciens Bretons. Ils avaient l'habitude de s'y livrer durant leurs fêtes : des jeunes gens dansaient en rond, sautant en mesure, en lançant en l'air et recevant dans la main leurs épées.


Bibliographie

Illustration



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Page réalisée par Claude DEVRIES et mise à jour le 12 mars 1998