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Le texte en Breton et Français
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| Le Barzaz-Breiz
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Cette chanson s'appuie sur un chant traditionnel breton publié
dans le Barzaz-Breiz. Il est lui même issu
d'un événement historique datant du 11ème siècle
: la conquête de l'Angleterre par les Normands.
"Guillaume le Conquérant fit publier son ban de guerre en 1066.
Il offrit une forte solde et le pillage de l'Angleterre à tout homme
robuste qui voudrait le servir de la lance, de l'épée ou
de l'arbalète. Il en vint une multitude, par toutes les routes,
de loin et de près, du nord et du midi. Il en vint du Maine et de
l'Anjou, du Poitou et de la Bretagne, de la France et de la Flandre, de
l'Aquitaine et de la Bourgogne, du Piémont et des bords du Rhin.
Tous les aventuriers de profession, tous les enfants perdus de l'Europe
occidentale accoururent à grandes journées." (Augustin
Thierry).
Les Bretons prirent une part active à la conquête de l'Angleterre
: la grand-mère de Guillaume le Conquérant était bretonne,
son tuteur aussi et il maria sa fille à un Breton.
Plusieurs chefs bretons se fixèrent dans les domaines conquis, y
établissant de véritables colonies; d'autres revinrent en
Bretagne, mais beaucoup plus tard. Parmi eux, Sylvestik, chevalier breton,
meurt dans la traversée de retour avec tout l'équipage. Son
vaisseau, longtemps égaré sur les mers, est enfin jeté
sur les côtes de Bretagne où sa mère recueille ses
restes.
La conquête de l'Angleterre remontant au 11ème siècle,
la rédaction primitive de ce chant doit dater de cette époque.
Dans la poésie populaire de toutes les nations celtiques, les oiseaux
servent de messagers. Il existe dans les manuscrits du chant populaire
original une illustration de ce thème, non reprise par Tri Yann.
Transition entre la fiction légère et la réalité
tragique jusqu'à la vue de ses yeux éteints que personne
n'a aimés, c'est-à-dire fermés avec un baiser, à
l'instant suprême !
J'ai un roitelet sous le seuil de ma porte
Et il y a quelques temps qu'il est à couver.
- Lève-toi, roitelet, va-t-en sur tes deux ailes,
savoir si tu volerais au dessus de la grande mer.
Savoir si Yvonik, Yvonik est encore en vie.
- J'ai un roitelet sous le seuil de mon père,
je le vois qui vient me trouver, je le vois venir par ici.
Descends donc roitelet, descends au bord de mon bateau.
Je t'écrirai une lettre à porter à ma mère
et à mon père.
Dis leur que dans deux ans je serai avec eux encore.
(Cette partie est placée juste avant "Deux ans
s'écoulèrent ...")
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Page réalisée par Claude DEVRIES et mise à jour le
12 mars 1998