Bale Arzur (Kan bale ar re varo)

La marche d'Arthur (La marche des morts)


Le vaisseau de pierre Video Inventaire


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Présentation

L'album des Tri Yann Le vaisseau de pierre met en musique une bande dessinée au même titre de Enki Bilal et Pierre Christin, Elle présente un épisode particulièrement fantastique : les ancêtres des habitants de Trehoët, du plus proche au plus lointain, descendent du vieux château en un long cortège et viennent aider leurs descendants pour démonter pierre par pierre le village convoité.

Cet épisode est illustré par une chanson s'inspirant du Barzaz-Breiz : la marche d'Arthur.
Paroles et musique ne s'inspirent qu'en petite partie du chant traditionnel dont nous vous proposons le texte intégral.

Toutes les fois qu'une guerre se prépare, on voit l'armée d'Arthur défiler à l'aube du jour au sommet des Montagnes Noires. Ce chant de guerre était souvent présent dans la bouche des Bretons armés pour défendre leurs autels et leurs foyers.

Le nom d'Arthur était porté primitivement par une divinité guerrière. Il le fut ensuite au 6ème siècle par un chef illustre mort en défendant sa patrie et auquel on attribua les vertus surhumaines de son homonyme.


Le guerrier

Lorsque les barbares germains débarquèrent dans l'île de Bretagne (aujourd'hui la Grande-Bretagne), au 5ème siècle, ils s'y heurtèrent à la population Celte. Il y eut des luttes longues et acharnées : les Celtes, conduits tout d'abord par Vortigern, duc des Bretons, puis par un chef légendaire, Arthur (vraisemblablement le même personnage qu'Ambrosius Aurelianus ou Riothime) combattirent pied à pied les Jutes, les Angles et les Saxons.

La renommée magique d'Arthur traversa la mer avec lui, de l'île de Bretagne vers l'Armorique (la Bretagne actuelle), lors de la colonisation par les premiers bretons. Il y combattit à nouveau, jusqu'aux Francs en la personne de Clovis. Il y devint, comme il l'était déjà dans l'île de Bretagne, le symbole armé de la liberté nationale.

Il a fait l'objet de quelques Mystères populaires encore joués dans les campagnes bretonnes au siècle dernier.


La Table Ronde

Les Bretons, imaginatifs comme tous les Celtes, créèrent autour d'Arthur la légende du Cycle du Graal et de la Table Ronde.



La Table Ronde

Arthur naquît de la princesse Ygerne. Il était le fils secret du roi de Logres, Uter Pendragon, grâce à la complicité de Merlin.
Uter Pendragon mourût à la Saint-Martin sans descendant connu.
Le soir de Noël, à la sortie de la messe de minuit, la foule découvrit une grande pierre taillée au milieu de la place, portant une enclume de fer dans laquelle une épée se trouvait fichée jusqu'à la garde.
Il y était gravé en lettres d'or :

Celui qui ôtera cette épée sera le roi élu par Jésus Christ
Plus de 250 hommes s'y essayèrent; tous échouèrent. Arthur, adolescent de 16 ans, s'y essaya par hasard. Il réussit et fut déclaré roi de Logres.

Il épousa la belle Guenièvre, puis fonda la Table Ronde autour de laquelle prirent place les chevaliers à la quête du Saint Graal.

Il délivra l'Angleterre des Saxons, conquit l'Irlande, l'Ecosse, la Gaule, ... défit les Romains et alla presque jusqu'à s'emparer de Rome.

Blessé mortellemnent au cours d'un tournoi, il s'embarqua alors dans une belle nef, toute pleine de dames avenantes. L'une d'entre elles était Morgane la fée (la propre soeur d'Arthur). La nef s'en fut droit à l'île d'Avalon où le roi Arthur vit encore, couché sur un lit d'or : les Bretons attendent son retour ...

Ainsi s'accomplît la parole prophétique de Merlin.


Bibliographie

Illustration

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Page réalisée par Claude DEVRIES et mise à jour le 12 mars 1998