REPORTER BRETON
 
 
 
 

Bulletin de l'association des journalistes bretons et des pays celtiques 
Kannadig Kazetennerien Breizh hag ar Broioù Keltiek 

N°20 - Mars 1999


Encore plus de précarité



Nos confrères du Club de la presse de Rennes ont publié dernièrement quelques chiffres émanant de la Commission de la carte d'Identité des Journalistes professionnels. Des chiffres qui donnent à réfléchir : fin 1998, 30 022 cartes de presse ont été délivrées ou renouvelées, soit une augmentation de 1,86% par rapport à l’année précédente. La situation n’est guère brillante, nous dit La Une, puisque le taux d’emplois précaires dépasse les 22%. On dénombre 6 754 journalistes pigistes ou au chômage, soit globalement un homme sur cinq et une femme sur quatre. La situation varie aussi selon les tranches d’âge : la précarité atteint 40% chez les nouveaux journalistes.

Autres chiffres inquiétants, ceux des rémunérations. Nombre de jeunes qui demandent leur première carte ne touchent que le SMIC (et parfois moins). De plus, parmi les demandeurs de renouvellement, près d’un millier n’ont guère plus de 5 000 francs mensuels pour vivre.





Pour en savoir plus sur l’état de la profession, on lira avec intérêt

Journalistes précaires (Ed. Le Mascaret, 441 pages, 130 F). C’est une enquête réalisée par le Groupe de sociologie des pratiques journalistiques de l'université de Metz, sous la direction d'Alain Accardo, réalisée à partir de témoignages.





EDITO

Circulez, il n'y a rien à voir !



A la faveur de l'équipée militaire de l'OTAN dans l'ex-Yougoslavie, on notera peut-être avec intérêt le fait que la presse dans son ensemble a tiré les leçons de la guerre du Golfe. En parlant avec nos confrères, en voyant ou en écoutant leurs reportages audiovisuels, en lisant leurs articles, on aura noté une distance prise à l'égard des protagonistes qu'ils fussent "attachés de presse" des forces armées attaquantes, services de propagande serbe ou albano-kosovar. Cela aura permis beaucoup plus rapidement de se faire - avec sérieux - une opinion sur les enjeux, les objectifs stratégiques initiaux et les vraies conséquences. Il est vrai que de nouvelles sources d'informations se sont propagées depuis le début de la décennie avec les télés satellites ou l'internet. C'est d'autant plus méritoire que cela n'a pas empêché les états-majors des deux camps d'essayer d'écarter la présence de journalistes. Circulez, il y a rien à voir ! Le tout au nom du droit d'ingérence... Significatif, non? Exactement la même politique qu'on voudrait imposer en France, en invoquant la présomption d'innocence bafouée, pour légiférer sur le droit de citer des personnalités mises en examen ! Et d'empêcher la presse d'aller scruter les vraies motivations, les mœurs douteuses, les intérêts cachés de certains décideurs politiques, économiques, sociaux ou militaires qui ont dérapé en direction de la "criminalité organisée". D'ELF la scandaleuse et de sa politique africaine à l'action des mafias serbes ou albanaises, n'y a-t-il pas qu'une différence de degrés ? Et surtout de cadre politique et de zonage géographique ? On le voit bien : sans se soucier des institutions, notre profession a tout à gagner à poursuivre de façon autonome ses reportages et ses enquêtes. A commencer par la compréhension et la sympathie du public.

Roger Faligot



Premières rencontres

des journalistes écrivains bretons



Le samedi 17 avril prochain auront lieu à Quimper, à l'invitation du Roi de Bretagne, les premières rencontres des journalistes écrivains membres de notre association. Mais évidemment tous sont bienvenus pour cette nouvelle occasion de nous retrouver. Signatures des livres, discussions, rencontres avec le public, débats. Voilà une façon de faire connaître l'association. Seront notamment présents : Philippe Dossal (Derrière la montagne), Roger Faligot (La résistance irlandaise), Bruno Gilbert (20 ans, et l’Amoco ?), Jean Guisnel (Guerres dans le cyberespace, et les Pires amis du monde ), Jean Pierre Le Marc (Le Feu des collines), Renaud Marhic (Voyage au bout de la secte, Les sectes en Bretagne), Bernez Rouz (Mémoires d’un paysan Bas-Breton).

Samedi 17 avril, de 15 à 19 heures. Le Roi de Bretagne : 2ter, avenue de la Libération à Quimper (quartier de la gare SNCF). Tel : 0 298 903 903.







PORTRAIT



Celtimages, le nouveau pari d’Hervé Ciret



Originaire de Saint-Malo, Hervé Ciret a toujours voulu être journaliste. Dès 1977, à Bordeaux, après son Service Militaire, il passe un IUT et entre à RMC pour remplacer Noël Mamère appelé ailleurs. Il y reste deux ans et couvre notamment le problème basque et le procès des médecins de Poitiers. Il est en même temps correspondant pour Ouest-France à Saint-Nazaire. En 1985, il est nommé directeur régional de RMC Languedoc-Roussillon, à Montpellier, où il traite les problèmes viticoles. Il signe des articles dans le Méridien, La Gazette, et donne des cours de radio à des étudiants étrangers de langue française.

Retour au pays

1989 : Libération annonce la création d’une antenne TF1 à Brest. C’est l’occasion rêvée pour Hervé. Jusqu’en juin 1996, pendant sept ans, il couvrira les événements de la région. Il réalise aussi avec le département audiovisuel du Télégramme (SIMEPTV) « D’un soleil à l’autre » pour la Cinquième et « Les pieds sur l’herbe » pour France 3 national.

Création de Celtimages

En août 1998, après avoir suivi des cours de gestion, Hervé crée à Plougastel-Daoulas sa propre société de production. « A 46 ans, j’ai choisi la liberté de ne plus travailler en survol, d’être moi-même producteur. A mon actif il y a déjà « D’une rive à l’autre », documentaire de 13 minutes sur les passagers du bac à Concarneau, pour l’émission « Littoral » de France 3 Ouest, puis « C’est utile, je trie », documentaire de 10 minutes diffusé à Saint-Malo lors d’une journée « portes ouvertes » sur la collecte sélective des déchets. Pour ce qui concerne les documents institutionnels, tout ce qui est éducatif et humain m’intéresse, avec ma sensibilité de journaliste ».

Passion et authenticité

S’il est laborieux de démarrer, Hervé Ciret ne manque pas d’enthousiasme : faire appel à des réalisateurs pour des documents institutionnels ou revenir vers des sujets pour la télévision. Sur son site internet, il présente de courts extraits de ses réalisations. Prêt à s’associer avec d’autres sociétés de production, il fourmille d’idées. Très intéressé par le cinéma muet, il travaille actuellement sur un projet de film de 52 minutes sur les origines françaises du western. Hervé est un homme de passion. S’il a choisi le nom Celtimages pour sa société, c’est pour faire honneur à l’universalité et à la solidité celte : être un homme libre, debout et solide comme un menhir.

Martine Célarié

Celtimages : 20, rue Cuirassé Bretagne, 29 200 Brest. 02 98 03 84 37

E-mail : celtimages@chez.com. Site web : http://www.chez.com/celtimages





La défense des droits d’auteur



Deuxième volet de notre article consacré aux droits d’auteur appliqués aux journalistes. Après la définition des différents droits d’auteur, voici quelques repères pour les faire appliquer.



Il est conseillé à tout le monde, surtout aux pigistes qui collaborent à différents supports d'adhérer à une structure telle que la SCAM. Les adhérents qui perçoivent moins de 500 francs de droits au cours d'une année civile sont exonérés de cotisation. Pour les autres, la cotisation annuelle est de 100 francs, somme prélevée sur le montant des droits reversés (plus 50 francs de droits d'entrée).

Ensuite, il suffit de déclarer ses œuvres dans un délai de trois mois suivant la diffusion. Les données portées sur la déclaration permettent par la suite de rémunérer l'auteur à chaque rediffusion ou utilisation d'extraits. Le calcul des droits prend en compte de nombreux paramètres (nature et origine des droits, cotisations, CSG…).

La SCAM est financée par les diffuseurs, les sommes ainsi perçues sont réparties entre les ayants droits des œuvres diffusées. La SCAM perçoit également une part de la rémunération sur les ventes de cassettes vierges audio et vidéo.



Contrairement à certaines législations notamment celles des copyright, la loi n'exige pas de dépôt ou d'enregistrement de l'oeuvre pour la protéger. Toutefois, le dépôt (y compris auprès de l'INPI) s'avère précieux en cas de litige sur la qualité de créateur. En clair : pour éviter de se faire "piquer" une idée ou de belles pages… Cette démarche est bien distincte du dépôt légal qui, lui, est obligatoire dans certains cas.

Autre apport de la SCAM : elle peut être mandatée par l'auteur pour percevoir sa "prime d'écriture" et se libérer ainsi des formalités de gestion de la TVA et de versement des cotisations sociales obligatoires. Enfin, en associant la SCAM à la signature du contrat avec un producteur, l'auteur bénéficie de conseils juridiques et d'assistance à la négociations.



Le droit d'auteur s'applique-t-il à Internet ?

Selon les responsables de la SCAM, cela ne fait pas de doute : "chacune des activités effectuées par le biais d'Internet est soumise aux règles du droit (…) Des difficultés peuvent surgir lors de l'application de la loi en raison de l'internationalisation et de la volatilité des faits. Cependant, la constatation par un agentassermenté doit suffire à établir la réalité de l'activité préjudiciable. Par ailleurs, les conventions internationales prévoient que le "plaignant", dès lors qu'il est ressortissant français, bénéficie des dispositions du droit français". Voilà une base théorique. Reste à la traduire dans la réalité.



Gérard-Louis Gautier, Bruno Gilbert



Sur tous ces sujets la SCAM peut vous renseigner plus amplement : 5 avenue Vélasquez, 75 008 Paris. Tel : 01 58 69 58 58. Le site Internet est très complet : www.scam.fr.





LES GRANDES OREILLES...



Trentième !

Armor Magazine célèbre ce mois-ci son trentième anniversaire. Son fondateur, notre ami Yann Poilvet raconte : « 1969… nous étions trois Bretons qui, exilés sur la Seine, réfléchissions à ce monde nouveau et à la place qu’y tiendrait notre pays, la Bretagne. Chaque semaine nous nous retrouvions pour faire travailler notre imagination. De ces réunions informelles allait naître l’idée de mettre à la disposition des Bretons un outil qui soit à leur service ». Dans son numéro de mars, Armor retrace les grands faits survenus en Bretagne pendant ces trente ans et recueille le témoignage de nombreuses personnalités.



Autre anniversaire, celui de 303. En quinze ans, la revue diffusée principalement dans les Pays de la Loire, a donné la parole à de nombreux artistes. Elle fait figure d’exemple pour le soin apporté à la maquette et à l’iconographie. A lire bientôt, un numéro spécial consacré à l’architecture contemporaine.



Notre ami Alain Simeray figurait en bonne place dans le cahier spécial consacré à Internet, dans L’Evénement (18 au 24 mars). En tête des portraits de « la super-élite française du web », Alain résume son travail au Micro-Bulletin (http://www.lmb.cnrs.fr) et explique comment Internet doit trouver sa place parmi les médias traditionnels.



A lire : une enquête bien documentée sur les partis politiques bretons, UDB, POBL, Emgann, dans le Homard Breton n°3 (mars 99), dont la rédaction est à Paris mais qui intègre des piges made in Breizh.



9 MF pour l’audiovisuel breton

Le Conseil Régional de Bretagne a voté son budget primitif 99. Le secteur audiovisuel est doté de 9 millions de francs (contre 7MF en 98), dont 5 MF pour le fonds d’aide à la création audiovisuelle, 800 000 F pour la cinémathèque de Bretagne, 300 000 F pour l’antenne Média-Bretagne et 2,8 MF en contribution à la naissance d’un pôle de création régional et de soutien à la formation, à l’écriture et aux tournages.

Ces décisions sont plutôt bien accueillies par le milieu professionnel.

Lequel s’interroge quand même sur une évolution prévisible due à l’apparition de Télé Breizh. Certains craignent que la chaîne de TF1 vampirise le fonds de soutien à la création.

Un annuaire des journalistes

Un annuaire recense les journalistes francophones ayant une adresse internet

http://www.calvacom.fr/cgi-bin/annuaire/nom/

Les journalistes apparaissent par ordre alphabétique, avec leur adresse, le média pour lequel ils travaillent et les domaines d'activité sur lesquels ils souhaitent recevoir des informations. Une mise à jour est effectuée de façon hebdomadaire. Au 8 mars, le fichier contenait 618 noms.

Pour y figurer, il suffit de contacter : (Laurence) braillon/b1@calva.net





REVOLTANTES MENACES CONTRE LE CORRESPONDANT DE RFI DANS L'EX-ZAIRE



C'est seulement aujourd'hui que notre ami brestois Jean-Jacques Louarn, correspondant en Afrique pour RFI nous fait connaître l'incroyable traque dont il a fait l'objet, l'été dernier. En effet, suite à ses reportages, le Front des Nationalistes Kabilistes (FNK) a publié dans la presse le communiqué suivant: "Le FNK informe à l'opinion nationale qu'il met un montant de $ 500 à tout celui ou toute cellle qui coupera la main droite à l'envoyé spécial de la RFI (Radio Française d'Intoxication), Jean Jaque Loire (sic). Comme l'opinion le sait, ce français s'illustre par des informations mensongères destinées à créer la psychose dans l'esprit des congolais et faire triompher les alliés de la France." (La Libre Afrique N°84, 17 août 1998) Heureusement, Jean-Jacques a pu s'enfuir à temps dans un autre pays d'Afrique d'où il continue à travailler et où nous lui adressons notre amical salut.



INTERNET



Kosovo on-line

Les Chroniques de Cyberies propose une sélection de sites traitant spécifiquement du Kosovo (http://www.cyberie.qc.ca/jpc/kosovo.html). Sur la quinzaine de sites référencés, on trouve évidemment des sources partisanes comme les pages web de l’Armée de Libération du Kosovo (http://members.xoom.com/Kosovacrisis/KLA.htm) ou celles du gouvernement de Belgrade (http://www.borba. co.yu/). On se situe là davantage dans le domaine de la propagande que dans celui de l’information, mais le silence complet est-il préférable ? Notre confrère renvoie aussi vers des dossiers complets réalisés par des médias indépendants (Le Monde Diplomatique, par exemple).



Fermeture d’une télé kurde

La communauté kurde de Rennes a manifesté la semaine dernière devant le siège de France 3 Ouest pour attirer l’attention sur la fermeture, par les autorités turques, de MEDTV. «Tous les médias doivent s’opposer à la fermeture de notre télé, seul moyen de faire revivre la langue et la culture kurde», s’exclamaient les manifestants.



Etude sur les media en irlande



Alors que le processus de paix en Irlande entre dans des zones de turbulence, de nombreux ouvrages sont publiés qui amorcent une réelle réflexion sur le demi-siècle qui s'est écoulé dans l'Ile d'Emeraude. Parmi eux, l'ouvrage collectif Rethinking Northern Ireland dirigé par David Miller, l'universitaire, spécialiste des media à l'université écossaise (Stirling Media Research Institute) est particulièrement intéressant. Rassemblant des études de divers journalistes et universitaires, il donne une idée des représentations diversifiées dans les media de différentes facettes du conflit : culture, identité communautaire, le nationalisme irlandais revisité, le nouvel unionisme. A noter la contribution de notre consoeur de l'Irish Times -et fondatrice de The Irish Reporter- Carol Coulter "Feminism and nationalism in Ireland". A noter que David Miller (qui était intervenu au Festival du film à Douarnenez sur l'Irlande en 1992) est déjà l'auteur d'un livre sur la propagande : Don't Mention the War (Northern Ireland, Propaganda and the Media, Pluto Press, Londres, 1992).

Rethinking Northern Ireland est publié par Addison Wesley Longman,

Edinburgh Gate, Harlow, Essex CM20 2JE. Tel 00 44 1279 623623.

E-mail SP : kim.worby@awl.co.uk





Presse-Océan / Ouest-France

Les grandes manoeuvres se précisent



On en sait un peu plus aujourd’hui sur les conditions de reprise de Presse-Océan par Ouest-France. Une mise en commun des moyens pour l’impression, la régie publicitaire et la diffusion, mais aussi du contenu des quotidiens, à savoir des pages communes. Ce qui impliquerait une réduction drastique de personnels. A titre d’exemple, la rédaction pourrait passer de 74 à 20 journalistes. Tout ceci reste manifestement à finaliser. Mais les négociations s’annoncent ardues si l’on en juge par le mouvement de grève qui a empêché la parution de Presse-Océan le 3 mars dernier.La direction du groupe rennais indique qu’elle veut éviter tout licenciement sec. Et elle prépare le terrain. Les cent quarante (environ) vacataires de Ouest-France ont été informés qu’il sera mis fin à leurs collaborations régulières dans les mois qui viennent. Comme toujours dans pareil jeu de Monopoly, les statuts fragiles sont les premiers perdants.

Sur la question du pluralisme de l’information, François-Régis Hutin fait cette réponse dans une interview accordée au Nouvel Ouest (5 mars 1999) : « On peut être rassuré pour le pluralisme. L’exemple de Ouest-France montre un pluralisme intérieur, une diversité des points de vue et des tribunes. Et les hebdomadaires que nous avons repris peuvent témoigner que jamais nous ne sommes intervenus sur leur politique économique, sociale ou rédactionnelle ». Un peu plus loin, Yann Quiniou et Vincent Combeuil signent un portrait tout en nuance du P-dg de Ouest-France. D’abord présenté comme un moine-soldat défenseur des grandes causes puis comme patron autoritaire (« il suffit de voir comment ont été rachetés certains hebdomadaires pour comprendre que le discours masque de plus en plus mal une volonté farouche de contrôle total de la presse dans l’Ouest »), nos confrères trouvent l’équilibre autour du qualificatif « papivore humaniste ».

De son côté, Talents 44 pose la question : la direction de Ouest-France quittera-t-elle Rennes pour Nantes ? Selon le magazine, François-Régis Hutin et le député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault se sont rencontrés. D’un côté l’élu craint que Rennes ne renforce sa position de capitale médiatique de l’Ouest ; de l’autre le P-dg dispose à Nantes d’un centre d’impression ultramoderne actuellement sous-utilisé, et développe ses activités vers le sud de la façade atlantique. « Dans le cadre de son redéploiement géographique, un déménagement des services directoriaux de Ouest-France n’est donc pas impossible », estime notre confrère.



TV Breizh avance...

sans l’info !



Les promoteurs du projet sont allés sur l'île écossaise de Skye, où se tenait le 20ème festival du film et des télévisions celtiques, afin de faire leur marché de programmes. Ils ont donc à cette occasion annoncé officiellement la naissance future de la chaîne. Les études préalables de faisabilité sont maintenant achevées. TV Breizh entre dans la phase opérationnelle. Le tour de table des milieux économiquesrégionaux pour boucler le montage financier (500 millions de francs) a commencé. Un projet qui devrait entraîner la création d'emplois et "l'émergence de jeunes talents ", selon Rozenn Milin, chargée de mission à TF1.

La chaîne s'annonce comme opérationnelle pour Noël prochain. Le choix géographique est arrêté : un siège à Lorient et des studios à Nantes et à Locarn, dans l'institut sujet à controverses pour ses liens avec une droite catho ultra.



Comme l’annonçait dès le 24 mars le Canard Enchaîné, TV Breizh boude l’info. Les quatre journaux quotidiens (deux en français deux en breton) annoncés il y a quelques mois ont tout simplement disparu de la grille présentée en exemple à Skye. Avec cette explication : «Dans un premier temps, elle (TV Breizh) mettra cependant l’accent essentiellement sur les programmes plutôt que sur des journaux quotidiens d’informations régionales, déjà largement présents sur d’autres chaînes (France 3, M6)».

Le reste de la grille et des modalités de fonctionnement sont conformes à ce qui avait été évoqué l’automne dernier à Locarn.



Libre opinion / Komzoù Dieub



TV Breizh al loc’henn

TV-Breizh ‘zo ur raktres pouezus evit kaout muoc’h demokratelez er vro. Dalc’homp sonj, ar bloaz-man Eurosports Breizh e pad kup ar bed o deus skignet muioc’h a vrezhoneg eget TV France-Trois. Mod all, dalc’homp sonj iuez, ez eus un hanter dozenn TV war enezenn Island pe er vro Danmark. Setu poent braz eo krouin ni hon unan muioc’h frankiz war an dachenn-se ivez. Dalc’homp sonj, budget ar rannvro-Breizh zo kalz bihannoc’h eget hini Galicia pe hini ar vro Skoz. Dreist holl n’eo ket warc’hoazh e vo ur chadenn publik rannvroel. Araok e vo dav labourat start war an digreizennadur. D’am sonj, keit a vo jakobined hag ENArchisted eus an tu kleiz hag eus an tu dehou TV-France e talc’ho tro dro 20% eus ar marc’had. Un dra normal, war bed ar marc’hadou, er stadoù european, er fin ar c’hantvet man. Dre chans Padrig Al Lay gant TF1 zo « pouner » awalc’h evit chench marc’hadoù ar bruderez.

TV-Breizh vo, dreist-holl, ul loc’henn efedus evit digor an hent d’ar chadennoù all. Spi ‘meus e teuio ar raktres TV-Breizh a benn da loc’h, an devez gentan eus ar c’hantvet dazont. Met, n’eo ket graet c’hoazh…

Gi Keltik

NOUVEAUX ADHERENTS



Nous avons le plaisir d’accueillir :

Bernard Thomas, du Canard Enchaîné, chroniqueur au Masque et la Plume (France Inter) et auteur de Les vies d’Alexandre Jacob (Editions Mazarine) ;

Clarisse Lucas, du bureau de l’AFP à Rennes.



PrEcision



Une erreur nous a fait écrire dans le numéro de février que « Ouest-France devrait renvoyer un permanent au Viêtnam, à partir de septembre, pour continuer l'action ». Il fallait lire Ouest-Fraternité, association de salariés d'Ouest-France, qui pilote cette action vietnamienne. La décision a d'ailleurs été prise d'envoyer Franck Renaud, pour deux ans, à Hanoi afin de mener ce projet.


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Ti Kêr- Mairie 
29470 Plougastel-Daoulas
Fax : 02 98 07 10 46
 

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