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Bulletin de l'association des journalistes
bretons et des pays celtiques
Kannadig Kazetennerien Breizh hag ar Broioù
Keltiek
N° 18 - Décembre 1998
BloavezH Mad !
Edito
Pour l'association des Journalistes bretons (et des
pays celtiques), l'année 1998 se termine avec plein de projets
dans sa besace. Je ne peux que m'en réjouir.
Comme on a pu le voir pendant notre assemblée
générale, quatre axes se sont dessinés dans le
but du renforcement de son action :
1) discuter avec les autres associations et syndicats
et participer à des opérations spécifiques de
défense de la presse ;
2) engager des discussions avec le Club de la Presse
de Rennes afin de définir plusieurs activités communes ;
3) sur le plan international, consolider nos relations
avec les autres formations notamment
européennes et prendre part aux actions du type
Reporters sans frontières ;
4) suivre de près, voire prendre part aux discussions
sur les
nouvelles définitions concernant les droits d'auteur
des journalistes en rapport avec le développement des nouveaux
media.
Nous comptons donc sur toutes et sur tous pour nous
aider à remplir ce contrat en 1999, une année que je souhaite
heureuse et fructueuse à chacune et à chacun.
Bloavezh Mad.
Roger Faligot
De nouveaux projets...
L’assemblée générale de l’Association
s’est tenue le 12 décembre à Rennes, en présence
d’une trentaine de membres et de quelques représentants du Club
de la Presse qui nous accueillait. Monsieur Edmond Hervé, maire
de Rennes, est venu nous saluer. Ses paroles cordiales et sincères
ont témoigné d’un réel intérêt pour
l’Association et pour la presse en général.
En ouverture de l’A.G., Roger Faligot a rappelé
les différentes actions menées cette année. En
tant que trésorier, Bernez Rouz a décortiqué les
comptes qui font apparaître un solde positif moins élevé
que l’année dernière, mais qui ne nécessite pas
pour autant une augmentation des cotisations. Il a relevé que
7 membres seulement n’ont pas renouvelé leur adhésion,
contre 15 nouveaux arrivants.
Pour l’année qui vient, le bureau a soumis trois
propositions. La première concerne l’éventualité
d’un rapprochement entre l’Association et le Club de la Presse. Cette
idée se fonde sur la constatation que certaines activités
pourraient être menées conjointement, et que chacune des
structures possède des points forts dont l’autre tirerait bénéfice
(site Internet pour l’Association, infrastructure pour le Club de la
Presse, etc.) La proposition a été accueillie avec intérêt
mais non sans une certaine prudence. Car si elles poursuivent bon nombre
d’objectifs communs, les deux organisations apparaissent bien différentes
dans leur format, leur histoire, leur façon de fonctionner, etc.
L’AG a donc donné mandat au
Bureau " d’engager des discussions avec la
section Journalistes du Club de la Presse de Rennes dans le but de fédérer
nos activités ".
La deuxième proposition visait à choisir
trois délégués au sein de l’Association pour s’occuper
plus spécifiquement des
domaines où il convient que nous soyons plus
présents :
- un chargé de liaison internationale avec les
associations étrangères et avec Reporters sans Frontières ;
- un chargé de liaison avec les syndicats de
journalistes ;
- un chargé de nous représenter auprès
de la SCAM pour ce qui concerne les négociations sur les nouveaux
droits d’auteur des journalistes ;
L’idée a fait l’unanimité, mais il reste
à trouver les personnes en question. Alain
Le Duff s’est proposé d’être un relais
pour les pigistes qui cherchent des infos.
Enfin, la troisième suggestion n’a pas rencontré
la moindre critique. Il s’agit de
répondre favorablement à la proposition
de " Roi de Bretagne ", à Quimper, d’organiser
une vente-signature des journalistes-écrivains de notre Association.
L’assemblée générale s’est achevée
sur un exposé passionnant de Franck Renaud. Notre ami a raconté
son année passée au sein du Courrier du Viêt-Nam,
et son regard sur la presse en général dans ce pays (à
lire dans un prochain numéro du Reporter Breton).
Le renouvellement du Bureau n’a pas vu beaucoup de changement :
au poste de trésorier, Bruno Gilbert succède à
Bernez Rouz qui reste néanmoins au Bureau.
Président : Roger Faligot ;
Vice-présidents : André Célarié,
Bertrand Lemonnier, Franck Renaud ; Secrétaire :
Renaud Marhic ; Secrétaire-adjoint : Hervé
Ciret ; Trésorier : Bruno Gilbert ; Trésorier-adjoint :
Bernez Rouz.
Conseil d’administration : outre les membres du
Bureau, il se compose de : François Boennec, Léna
Louarn et Yves
Pouchard, rejoints cette année par Bernard Boudic,
Alain
Le Duff et Yvon Rochard.
Pigiste... et licencié !
La revue Pigistes fait état d’une décision
de justice pour le moins étonnante et qui pourrait modifier les
relations entre les entreprises de presse et leurs
pigistes. Dans un arrêt du 10 juin 1998, la Chambre
sociale de la Cour de Cassation assimile à un licenciement l’arrêt
brutal des commandes d’articles aux
pigistes réguliers. Elle a ainsi répondu
au pourvoi introduit par une entreprise de presse : " L’arrêt
de la cour d’appel relève que Madame L., qui avait fourni une
prestation de travail régulière et constante depuis près
de cinq années et avait perçu à ce titre une rémunération
régulière mensuelle, n’avait pas la qualité de
collaborateur occasionnel, mais bénéficiait d’un contrat
de travail. La Cour d’appel, qui a constaté que le contrat de
travail avait fait l’objet d’une modification et que la rupture avait
pour seul motif le refus de la salariée d’accepter cette modification
a, en décidant que la rupture s’analysait en un licenciement
sans cause réelle et sérieuse, légalement justifié
sa décision ".
Cet arrêt constitue semble-t-il un revirement
de la jurisprudence et souligne deux aspects : la diminution des
commandes à un pigiste constitue un licenciement, lequel doit
être considéré comme dépourvu de cause réelle
et sérieuse.
Portrait
Radio Alternantes :
l’enthousiasme du milieu associatif
C’est par sa spécialité d’ergonome indépendant,
spécialiste de l’adaptation du travail à l’homme, que
Michel Sourget, Nantais " pur beurre ", rencontre
en 1992 le milieu associatif d’Alternantes. Il propose de réaliser
une émission de douze minutes animée par des jeunes autour
d’ateliers de spectacle, de découverte de mondes divers. S’exprimer
à la radio devient pour eux un excellent mode de communication
et d’échange. " La réalisation de ce projet
a été la véritable déclencheur de ce que
je fais maintenant : travailler au cœur d’une équipe radio ",
précise Michel Sourget qui, à 39 ans, est devenu le rédacteur-en-chef
de la station.
Naissance d’une radio communautaire
Cette radio associative, créée en mai
1987 et qui émet essentiellement sur Nantes et Saint-Nazaire,
résulte de deux volontés : protéger l’environnement
et affirmer l’identité du département de Loire-Atlantique
dans la région Bretagne. Son rôle est de faire connaître
les problèmes de société, de sensibiliser les citoyens
aux questions d’immigration, d’identité culturelle, de langage.
" La question des sans-papiers, par exemple, doit être expliquée
clairement et objectivement ".
24h sur 24, 7 jours sur 7
Comme beaucoup de radios associatives, Alternantes reçoit
sur ses antennes des représentants d’autres associations, accueille
des bénévoles qui animent des émissions musicales,
et notamment de la musique celtique, des rubriques en langue bretonne,
des forums sur des sujets de société. " Les
magazines sur des thèmes factuels touchant à la société,
les programmes de musique, les rubriques en langue bretonne, tout cela
intéresse les jeunes, et nous n’oublions pas nos buts associatifs.
Pendant la grève des lycéens, nos reportages donnaient
la parole à des professeurs qui analysaient la situation, qui
l’étudiaient en profondeur sans se limiter au seul événement ".
La Bretagne au cœur des programmes
" Nous avons un formateur extraordinaire
pour nos émissions en langue bretonne : c’est un professeur
de fac qui nous consacre son temps bénévolement. Les émissions
du mardi sont celles qui recueillent le plus d’adhésion, le plus
d’échos, car elles répondent à un besoin d’appartenance
à un groupe, une culture, une tradition.
Nous avons aussi des émissions de danse celtique,
ainsi que des magazines dont le centre d’intérêt est toujours
la Bretagne toute entière, autour de son histoire et du mouvement
culturel breton. Nous travaillons également à promouvoir
des produits bretons. Dans la construction de l’Europe, nous voulons
que soient écoutées nos voix, que l’identité bretonne
et nos problèmes de société ne soient pas occultés.
Des idées !
Alternantes fourmille d’idées, mais n’a pas les
moyens de ses ambitions. " Nous sommes deux journalistes salariés
à la rédaction, aidés de quelques stagiaires et
de bénévoles. Nous vivons des cotisations, du Fonds de
soutien à l’expression radiophonique, des subventions de la Ville,
des commandes extérieures de production, et de la banque d’échanges
de programmes radiophoniques.
Nous ne baignons pas dans la richesse, mais nous vivons
avec enthousiasme ".
Martine Célarié
LES GRANDES OREILLES
Fin du Télégramme Dimanche ?
Il est toujours difficile d'avoir des
informations fiables sur les entreprises de presse qui,
en France, érigent le
secret en vertu cardinale. Toutefois, il semblerait
que la direction du
Télégramme de Brest estime que
son journal du Dimanche ne remporte pas le succès escompté,
et envisage d'y mettre fin. De toutes façons, il avait toujours
été dit que cette
expérience serait revue au bout d'un an, éventuellement
pour corriger le tir et modifier son orientation.
L'Association des Journalistes
Bretons serait la dernière à se réjouir
d'une telle situation, d'autant que l'émulation est salutaire
à l'ensemble des journaux du dimanche à l'Ouest.
Vers une médiathèque bretonne
Sept associations se sont fédérées
dans le but de créer dans les années qui viennent une
grande médiathèque bretonne. Elles partent du constat
qu’il n’existe aucune bibliothèque spécifiquement bretonne,
c’est à dire un lieu où sont rassemblés,
traités et diffusés des textes en breton,
par des professionnels, alors qu’une telle structure fonctionne au Pays
de Galles (Llyfrgell Genedlaethol Cymru). Plus largement, elles
estiment qu’il devient urgent de se proccuper des fonds
documentaires disponibles en Bretagne. La première étape
vers la création de cette médiathèque est la commande
auprès d’un cabinet spécialisé d’une étude
de faisabilité, étape qui sera
franchie dans les jours qui viennent. Un site est déjà
préssentie pour accueillir le bâtiment : Kerampuil,
à Carhaix.
Contact : Levraoueg ar Vro
5, rue des Forges à Saint-Brieuc.
CMB Eurobretagne, c’est fini !
Avis à nos adhérents qui utilisaient Eurobretagne
(le Crédit Mutuel de Bretagne) comme fournisseur
d'accès internet, le CMB abandonne cette orientation.
La très faible qualité des prestations de service autour
du produit ne pouvait que laisser présager de cette issue.
Félicitations !
Membre de l’Association, Gurvan Musset a été
doublement primé lors des " 7 d’or de la langue bretonne "
organisés par France 3. Il a reçu le prix de la
meilleure émission radio pour un reportage réalisé
dans la
prison de Brest et diffusé sur les
antennes de R.B.O. Par ailleurs, il a prêté
son concours au téléfilm déclaré vainqueur
dans sa catégorie :
Ar muzik e Breiz : eur hantved a virvill / un siècle
de musiques bretonnes (réalisation : Pierrick Guinard),
une série de cinq films de 26 minutes
diffusés récemment sur France 3.
Les autres lauréats :
Prix du meilleur livre pour la jeunesse :
Maryvonne Berthou pour un livre et un CD parus
aux Editions TES ;
Prix de la meilleure étude :
Anke Simon pour une étude consacrée
au " mouvement littéraire bretonnant et la nouvelle "
paru aux Editions Mouladuriou Hor Yezh ;
Prix du meilleur livre :
Anna Mouradova pour une traduction du Russe Viktor
Astafiev aux Editions Mouladuriou Hor Yezh ;
Prix du meilleur comédien :
Bob Simon pour son rôle dans
" Liv an douar " ;
Prix du Bretonnant de l’année :
Radio Kerne, première radio associative
100% bretonne installée à
Plonéïs.
Une presse hebdo vivante
L’Association de la Presse Hebdomadaire de Bretagne
a fait récemment le point sur ses activités (Ouest-France
du 19 décembre). Trop souvent négligés au profit
des quotidiens, les hebdos rassemblent pourtant un potentiel d’informations
considérable (vingt-trois titres adhérents à l’Association),
et représentent un poids économique qu’on aurait tort
de négliger : 350 salariés dont 80 journalistes et
un chiffre d’affaires de l’ordre de 140 MF rien que pour ces hebdos
bretons. Toute aussi erronée l’image de journaux
" vieillots ". La preuve, certains ont déjà
créé leur propre site internet. C’est le cas du Trégor
(www.tregor.com) et du Progrès de Cornouaille (www.project-entreprise.com/progres-courrier).
Association de la Presse Hebdomadaire de Bretagne :
Martine Cameau,
présidente, au 02 99 99 12 15.
Internet :
de nombreuses questions encore en
suspens
En préambule à l’assemblée générale,
une discussion s’est ouverte sur le rôle d’Internet dans notre
profession. Nous avions la chance d’avoir parmi nous Alain Simeray.
" Journaliste sans papiers " comme il se définit
lui-même, Alain réalise le Micro Bulletin Actu (LMB),
un bulletin sur les nouvelles technologies et particulièrement
Internet expédié par abonnement sur E-mail chaque jeudi.
Une forme innovante de média financé par le CNRS et employant
trois
personnes pour un coût modique (1,5 MF par an).
Le débat s’est engagé avec les confrères
rompus à l’Internet, en particulier
Bernard Boudic, responsable multimédia à
Ouest-France. Il est apparu que les difficultés de l’Internet,
en tant que " organe de presse " s’articulent autour
de trois axes.
Les statuts
A commencer par les statuts des personnes chargées
d’alimenter les sites en contenu. Dans une entreprise comme Ouest-France,
le travail requiert une forte qualification (bac + 5) qui n’est généralement
pas en adéquation avec le salaire. De plus, le journaliste a
du mal à trouver sa place dans la société, aux
côtés de ses collègues. Dans bien des cas le contenu
des sites reste flou. Tel ou tel texte relève-t-il d’une information
objective ou d’une publicité déguisée ? Il
n’existe pas, sur la toile, de code ou de mention précisant la
nature d’un papier. Et puis la liberté d’écrire (qui est
le fondement du système) entretient naturellement ce doute sur
la valeur de ce qu’on y lit. Alain Simeray avance la notion " du
marchand d’œufs ". Puisque Internet gomme toutes les structures
pré-établies (un journal est identifiable, il est garant
du sérieux, etc.) c’est le lecteur qui fera son choix en fonction
de la fraîcheur des infos. Il accordera sa confiance aux sites
qui sont mis à jour.
Financement
Croire qu’un site Internet peut vivre par ses abonnements
ou la publicité relève de la douce utopie. Preuve en est
le bulletin pourtant remarquable de nos cousins canadiens, les Chroniques
de Cybérie, qui a fait faillite, ou même Ouest-France
dont la notoriété ne suffit à rendre son site rentable.
Internet reste un outil " virtuel " à valeur
marchande trop irréelle pour s’adapter aux modes de financement
classiques. Une piste est ouverte là encore par Alain Simeray :
des sites qui seraient consultables gratuitement, et pour lesquels le
lecteur satisfait verserait une participation à sa convenance,
en guise de remerciement. On retrouve un peu le schéma de ces
publications dont les lecteurs
peuvent devenir actionnaires (L’Evénement
du Jeudi, Marianne). L’autre hypothèse est celle d’une structure
qui financerait " à fonds perdus ", tel que
le CNRS dans le cas de LMB.
Droits d’auteur
Une jurisprudence est à écrire dans ce
registre. Roger Faligot a rappelé que les Dernières
Nouvelles d’Alsace ont été condamnées pour
avoir reproduit des textes " papiers " de leurs
journalistes sans l’assentiment de ces derniers (à plus forte
raison sans les rétribuer). D’autre part, Le Soir de Bruxelles
a créé un
comité interne chargé de défendre
les auteurs sur ce même terrain. Point positif : la SCAM
se dit prête à engager le débat avec les associations
et les syndicats de journalistes pour parvenir à une définition
des droits d’auteur. Des questions
annexes attendent aussi leurs réponses. Par exemple
Philippe Dossal s’interroge : un texte archivé depuis plusieurs
années peut-il être attaqué en diffamation ?
Personne dans l’assistance n’a pu lui répondre avec certitude.
On le voit, Internet n’a pas fini de titiller le droit.
Il revient à une association comme la nôtre de poser clairement
le débat.
A lire sur le bouquet d’archives du Reporter Breton :
" La pêche en ligne ", un article d’Alain
Simeray paru dans le cahier multimédia de Libération.
Les contes et légendes
selon Déguignet
L’exceptionnel témoignage de Jean-Marie Déguignet
sur la société rurale traditionnelle bretonne de la fin
du XIXème siècle n’est pas passé
inaperçu, c’est le moins qu’on puisse dire :
plus de 10 000 exemplaires
vendus... et ce n’est pas fini ! Bernez Rouz et
les Editions An Here ont
décidé de ne pas en resté là.
Car parmi les 2 584 pages de ses mémoires, le paysan de la région
quimpéroise avait glissé des contes, SES contes. Lui-même
détenteur du savoir des conteurs bas-bretons, il vit avec stupéfaction
la naissance d’une littérature souvent fort éloignée
de la tradition populaire. Il s’en prit à ces collecteurs peu
scrupuleux et par réaction, livra un aperçu des vrais
contes et légendes tels qu’il les avait appris vers 1840.
Ces contes sont aujourd’hui disponibles en librairie
dans la collection "L’Arbre à Contes", avec des illustrations
de Laurent Quevilly.
Contes et légende de Basse-Cornouaille,
Jean-Marie Déguignet
Editions An Here, 165 pages, 98 F.
Carnet
Nous apprenons avec tristesse la
disparition de la maman de Clarisse Lucas, à
qui l'Association adresse ses amicales condoléances. Nos pensées
vont également à Gérard-Louis
Gautier dont la maman s’est éteinte en cette
fin d’année.
NOUVEAUX ADHERENTS
Nous ont rejoints lors de l’assemblée générale
:
Yvon Rochard, rédacteur à ArMen
et enseignant à l’IUT de journalisme de Lannion ; Solenn Georgeault,
journaliste bilingue à Breman.
Bulletin d'adhésion
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