REPORTER BRETON
 
 
 
 

Bulletin de l'association des journalistes bretons et des pays celtiques 
Kannadig Kazetennerien Breizh hag ar Broioù Keltiek 

N°16 - Octobre 1998


Edito

Il fut un temps où les grandes enquêtes tenaient en haleine les lecteurs de journaux. Et où Albert Londres faisait fermer les bagnes grâce à ses reportages. Puis, de nos jours, sous la double contrainte des coûts de fonctionnement et des pressions des groupes financiers qui détiennent le capital des media, la part d'investigation a été réduite à la portion congrue. Au début des années 90, un nombre croissant de journalistes a choisi de publier ses enquêtes sous forme de livres. En général, il suffit de regarder notre site internet Reporter Breton pour le constater : les journalistes s'adonnent de plus en plus à la littérature documentaire.
L'affaire Delon, qui sera jugée le 14 octobre à Paris, doit nous interpeller à plusieurs niveaux. Pour mémoire : le journaliste Bernard Violet (auteur de biographies à grand tirage de Cousteau, de Carlos ou de Papon) se proposait de publier une biographie de l'acteur. Coup sur coup, Delon a fait pression sur deux éditeurs qui se sont récusés ; puis un troisième éditeur, refusant de publier le livre, a jugé utile de transmettre le synopsis du livre à l'acteur. Un sysnopsis – il est vrai chargé de connotations concernant la vie privée -, mais qui aurait dû rester un courrier privé évoquant un simple projet. En référé, la justice a provisoirement condamné Violet pour un livre qui n'a pas été écrit et qui ne l'aurait jamais été dans les termes proposés dans le synopsis. Il n'y a plus qu'à espérer que jugeant sur le fond, les juges décideront que toute figure publique peut fait l'objet d'une enquête, faute de quoi, c'est encore un espace supplémentaire de notre liberté d'expression, et du droit de savoir du public qui disparaîtra…

Roger Faligot

Plus de breton

La rentrée est marquée, dans les media bretons, par une augmentation de l’espace réservé à la langue bretonne. Ainsi France 3 Ouest propose chaque dimanche (11h45) une nouvelle émission, Red an Amzer, présentée par Fanch Broudic. Cet hebdo de 45 minutes accueille un invité et des reportages. Il complète Du-man Du-se (26 minutes), désormais diffusé le samedi à 16h30, et

An Taol Lagad, la quotidienne d’actualités (12h15). Les deux hebdos sont sous-titrés. Selon France 3, l’apparition du sous-titrage en septembre 1996 a permis de doubler l’auditoire de Du-man Du-se. Par ailleurs, Gurvan Musset a été recruté par France 3 Iroise, ce qui permet à la rédaction de fonctionner avec quatre rédacteurs bretonnants. Faut-il voir dans ces efforts en direction de la langue bretonne la volonté, au sein de la chaîne publique, de fourbir ses armes en prévision de l’arrivée d’une télévision bretonne privée ?

De son côté, Ouest-France propose dans son édition dominicale un nouveau rendez-vous : Skolig ar brezhoneg tente d’initier à la langue bretonne par une approche simple et concrète. La rubrique est tenue par Martial Ménard, ancien instituteur à Diwan et créateur, il y a quinze ans, de la maison d’édition An Here.

MEDIAS ET FRANCOPHONIE

Une vingtaine de journalistes et responsables de télévisions francophones se sont retrouvés à Dinan, dans les Côtes d’Armor, lors du Conseil International de Coproduction d’Espace Francophone.

Ce magazine télévisé de 26 minutes est diffusé chaque semaine par une quarantaine de télévisions : Canal France International, France 3, RFO, TV5, de nombreuses chaînes nationales en Afrique, dans l’Océan indien et en Amérique du Nord.

A l’occasion d’un débat organisé par la mission internationale du Conseil Général des Côtes d’Armor (ce département est impliqué dans plusieurs actions de coopération en Afrique et en Asie) des journalistes ont évoqué les actions qu’ils menaient sur le terrain.

Ainsi, Daniel Fra, de Ouest-Fraternité, association créée par des journalistes de Ouest-France a-t-il parlé de la création d’un centre de Ressources Professionnelles au Congo-Brazzaville, en liaison avec le club de la Presse Libre de ce pays. Une action qui a consisté à fournir de la documentation à nos confrères congolais, mais aussi à les former.

Une banque de piges a également été mise en place afin de leur permettre de diffuser leurs articles dans les journaux de l’hémisphère nord. Même chose pour les photos.

C’est d’ailleurs dans le cadre de cette association que notre confrère Franck Renaud a été détaché, grâce à une bourse du projet social de Ouest-France, pour travailler avec des journalistes du Courrier du Vietnam.

Parmi les témoignages entendus au cours des journées francophones de Dinan, celui de Mengue M’eya, une journaliste gabonaise, correspondante en France de Radio Soleil, station privée de Libreville, commune dirigée par l’opposition.

Se partageant entre la France et le Gabon, notre consoeur y anime également un journal, Le Bûcheron (en référence aux esclaves qui travaillaient dans la forêt équatoriale) créé avec des femmes de son pays.

Cette journaliste gabonaise revendique le droit d’exercer son métier comme n’importe quel confrère du " nord ", c’est à dire, pouvoir inviter à son micro des personnalités politiques de tous bords, aborder des thèmes qui concernent la vie quotidienne de ses concitoyens sans craindre les foudres du pouvoir en place. Bien que cela ne soit pas toujours facile, elle avoue pouvoir y parvenir.

Mengue M’eya a également évoqué la difficulté pour les journalistes africains d’accéder à Internet. S’équiper coûte au minimum 5 000 francs. Trop lourd pour de petites structures. De plus, en raison d’un réseau téléphonique insuffisant, le tarif des communications est exorbitant.

Un témoignages qui n’a pas laissé indifférent le ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, Charles Josselin, présent à Dinan. Quarante millions de francs viennent d’être débloqués par l’Agence de la Francophonie pour financer des projets individuels ou collectifs faisant appel aux " autoroutes de l’information ".

Enfin, tous les journalistes et responsables de télévision présents aux Journées Francophones de Dinan ont émis le souhait d’entretenir plus de contacts avec leurs homologues français, notamment dans les régions. Contacts pouvant déboucher sur des échanges de sujets de reportage et des formations.

Dans ce but, la mission internationale du Conseil Général des Côtes d’Armor envisage de réunir les journalistes intéressés lors d’une rencontre qui aurait lieu en Bretagne.

Hervé Ciret

Habitant Dinan, Auguste Pavie, modeste télégraphiste devenu explorateur, est allé à la fin du siècle dernier à la rencontre des populations de la péninsule indochinoise. Sa démarche, empreinte d’humanité et de respect des cultures, tranchait avec le colonialisme ambiant. Hélène Simon vient de publier sa biographie : " Auguste Pavie. Explorateur en Indochine ", aux Editions Ouest-France.

PORTRAIT

Clarisse Lucas, du Caire à Rennes

Originaire de Loudéac, dans le Centre-Bretagne, dès ses études secondaires, Clarisse Lucas voulait être journaliste. Elle passe son bac à 16 ans, puis fait une licence de sociologie, dans l'impossibilité, alors, de poursuivre des études trop coûteuses. Elle se consacre pendant cinq ans au travail d'éducatrice en "milieu ouvert". Elle enrichira son expérience par des séjours à l'étranger : deux ans en Polynésie, un an aux Etats-Unis, dans un centre de désintoxication.

Vers le journalisme

Rentrée en France, elle passe avec succès le concours d'entrée au CFJ, avec l'option "agence". Elle se rend compte que la France, "ce n'est pas mal". Elle passe d'abord deux ans à l'agence Reuter, à Londres et réalise combien la célèbre objectivité anglo-saxonne est relative!

AFP et mobilité

"Depuis 1980, l'AFP est ma base de travail, affirme-t-elle. Vous savez que dans cette agence, la règle d'or est la mobilité. Tous les deux ans on change de secteur. Etant donné mon expérience de l'étranger, j'ai commencé au "desk". Ma mission était de traiter l'actualité et les grands problèmes internationaux plus spécialement vers les médias africains et orientaux".

Journaliste "détachée" à Brest

"L'AFP a sept directions régionales ; celle de Rennes couvre vingt départements. De 1985 à 1990, je suis restée à Brest. J'étais une sorte de "journaliste relais" au niveau du département. Je résidais alors à Plougastel… Ce n'était pas mal du tout !

Correspondante au Caire : secteur Egypte et Soudan

"Ce furent des années passionnantes, au cœur des négociations israélo-palestiniennes, des accords d'Oslo, du problème de Gaza. Le Soudan? C'est un autre monde, qui n'intéresse personne, alors qu'il possède des richesses importantes…"

Rennes

"Après une année sabbatique me voici à Rennes depuis 1995. J'en suis très heureuse, j'ai retrouvé mes racines, la mer, la culture bretonne, bref un environnement auquel j'ai toujours été très attachée. Nous sommes cinq journalistes, sous la houlette d'un directeur régional. Ce n'est pas une grosse équipe quand on sait que l'AFP fonctionne 24H/24, 7 jours/7 et 365 jours par an…"

Rigueur et honnêteté

"Nous avons à l'AFP des règles très strictes de rigueur rédactionnelle. Je ne parlerai pas d'objectivité, ne serait-ce que dans le choix des interlocuteurs. Je parlerai plutôt d'honnêteté. Même "gouvernementale", l'AFP n'est pas plus soumise à des pressions que toute autre agence de son importance. Par contre, je suis très en colère lorsque je vois, dans la presse, le "papier" d'un confrère où je retrouve, signée par lui, à peine changée, ma propre prose. Il n'a même pas la décence de citer ses sources !"

Avenir du métier

Journaliste d'agence, Clarisse aime ce qu'elle fait. "La signature, dit-elle, ce n'est pas ce qui compte, c'est seulement une question de valeur marchande". Elle a cependant un reproche à faire à l'AFP, comme l'ensemble de ses confrères: pour maintenir sa place face à la concurrence, l'agence recrute de plus en plus d'anglophones. Elle risque ainsi de perdre la force et l'originalité de ce formidable outil de travail au service de la francophonie et de son mode de pensée.

Recueilli par Martine Célarié

LES GRANDES OREILLES

Astérix le Gaulois,

défenseur des droits d'auteur

Le procès que vient de gagner Albert Uderzo contre les éditions Dargaud fera date. La condamnation à 5,5 millions de francs de dommages et intérêts de l'éditeur indélicat devra faire réfléchir ces maisons qui, trop fréquemment, bradent les droits dérivés ou étrangers de leurs auteurs (dans le cadre de deals de traductions croisées) où s'approprient les droits des livres vendus en traductions par des éditeurs à qui ils ont cédés ces droits. De plus en plus de journalistes publient des ouvrages, n'hésitez donc pas à consulter l'Association lorsque vous signez un contrat d'édition pour éviter les arnaques en tous genres.

Les trois jours de papa

Le statut de pigiste amène souvent à limiter ses revendications, par méconnaissance de ses droits ou par soin de ne pas passer pour un " chieur ". Papa débutant depuis le mois de mai, je me suis, une semaine avant la naissance, posé la question des trois jours légaux de congé paternité.

Renseignement pris, ces trois jours et leur indemnisation sont dus par l'employeur principal, celui qui apporte dans l'année la plus grosse part de revenu. Le quotidien Libération dans mon cas. Solliciter l'administration du journal m'a valu quelques éberluements de mon interlocutrice à qui on n'avait jamais posé la question. Mais après consultation des textes, et relance de ma part, elle a dû reconnaître le bien-fondé de la demande. Seul hic, mais les pigistes ont l'habitude, il m'a fallu suivre de près le passage à l'acte, vérifier trois mois après que les trois jours ne m'avaient toujours pas été payés et faire ma réclamation, polie et enjouée, comme toujours, pour qu'ils soient enfin versés. La vie de pigiste est un long torrent énervé.

Nicolas de La Casinière an Naoned.

Le Routard vagabonde

Le Breton Pierre Josse, rédacteur en chef du Guide du Routard, publie Deux vagabonds en Irlande (Editions Terre de Brume) en collaboration avec Bernard Pouchèle (ancien marin, auteur de L’Etoile et le vagabond).

Honneurs

Félicitations à Yannick Charles, l’un des Finistériens de l’équipe de Thalassa. Il a reçu l’Açore d’Or dans la catégorie " reportages " à la Mostra Atlantica de Televisao, un festival consacré au film maritime. Il doit cette récompense au reportage Les exilés de Puerto Eden tourné avec Denis Bassompierre et diffusé le 9 janvier 1998

Indésirable !

L'ancienne présidente de la République irlandaise, Mary Robinson, a beau être responsable des droits de l'homme à l'ONU, elle ne s'est pas honorée en interdisant au correspondant de l'Irish Times en Asie, Conor O'Clery, de l'accompagner au Tibet où elle devait prendre la température des droits de l'homme. Elle s'est fait seulement accompagner de son interviewer de TV favori, Charlie Bird. Comble de cette affaire, les Chinois eux-mêmes, pourtant peu favorables à ouvrir le Tibet aux media étaient d'accord pour la venue de Clery mais c'est Mme Robinson qui s'est opposée à sa présence, provoquant l’ire des media sud-irlandais.

Le S.N.J. à Rennes

Le Syndicat National des Journalistes tiendra son congrès en Bretagne cette année. Le SNJ réunira 150 délégués dans les locaux du Mercure Colombier à Rennes du 8 au 10 octobre.

Contact du SNJ en Bretagne : 02 96 50 89 24 ou 02 99 55 81 92 ; à Paris : 01 42 36 84 23

Départ

Yves Roger cesse de sillonner le grand Ouest pour R.T.L. Après 17 ans passés en Bretagne, il a fait valoir ses droits à la retraite. Le nouveau correspondant de la radio pour l’Ouest vient de Paris. Samuel Goldschmitt sera basé à Nantes.

La Lettre à Lulu N°18/19 de l'été 98 avec son incroyable enquête "démantèlement d'un trafic de crème solaire au Palais de Justice" est encore disponible. De toutes façons on peut retrouver cet "irrégulomadaire satirique" nantais sur le web :

http:///www.mygale.org/04/luluzima.

Reporter Breton

CARNET

Naissance le 9 mai 1998 de Nina de La Casinière (fille de Corinne Gaillard et Nicolas de La Casinière), signe taureau, ascendant risette.

Félicitations à notre ami John Maguire qui vient de prendre la direction du Service anglais de Radio France Internationale.

Nous souhaitons la bienvenue à Ronan Manuel, de Radio France Armorique (Rennes), et à Franck Brenner, de Nantes, journaliste free-lance et collaborateur entre autres à Presse-Océan.

Le " vrai " Arsène Lupin !

Quelle existence romanesque ! Bernard Thomas, rédacteur en chef adjoint du Canard Enchaîné (qui réside trois jours par semaine à Eskibien) raconte l’histoire incroyable d’Alexandre Jacob : un anarchiste au grand cœur devenu voleur par conviction et qui redistribue l’argent des riches aux pauvres. Il commet 150 vols, inventant au passage de nouvelles techniques de cambriolage. Au cours de l’une de ses parties de monte-en-l’air, il replace tous les objets dérobés après s’être aperçu qu’il se trouvait chez Pierre Loti. Une autre fois, il donne deux lingots d’or à une vieille marquise désargentée. On l’aura compris, Alexandre Jacob a inspiré le fameux Arsène Lupin de Maurice Leblanc. C’est aussi lui, le célèbre " Papillon ". Car Alexandre Jacob finit par être arrêté et condamné au bagne. En Guyane, il tente dix-sept fois de s’évader, sans y parvenir ; il passe quatre ans au mitard, sans y laisser sa peau ; et le voilà libéré après vingt-cinq années de détention alors que la durée de vie n’excédait pas en moyenne trois ans. La fin de sa vie est tout aussi époustouflante.

" Ce qui m’a plu d’abord dans ce personnage, c’est son côté anarchiste, reconnait Bernard Thomas. Par la suite, je suis littéralement tombé amoureux du personnage parce que ce type qui n’aurait être qu’un Arsène Lupin devient un sage d’une force d’âme digne des philosophes anciens ".

Les vies d’Alexandre Jacob de Bernard Thomas. Editions Mazarine.

RENCONTRE AVEC L'UNION

DES JOURNALISTES DANOIS

Roger Faligot a rencontré cet été à Copenhague nos confrères de l'Union des journalistes danois (Dansk Journalistforbund), à commencer par Anne-Louise Schelin de la direction et Esben Ørberg, responsable de l'information de l'Union. Ils ont échangé des informations sur leurs activités respectives. L'UJD, créée en 1961, n'est évidemment pas du même tonneau. Avec 10 000 adhérents, elle représente près de 90% de la profession journalistique au Danemark. Une différence toutefois : " Nous avons jugé qu'il était stratégique d'intégrer les gens de la communication et ceux des nouveaux media comme internet " précise Esben Ørberg. Ce confrère signale qu'on assiste en Scandinavie à un nombre croissant de journalistes free-lance (environ 1200) : " De manière générale, la jeune génération n'aime pas les structures régies comme journaux, les radios ou les TV. Au surplus, les nouveaux media génèrent de nouvelles mentalités. Mais notre union doit intégrer ces nouveaux adhérents. L'UJD participe à la gestion de l'Ecole du journalisme, sous contrôle de l'Etat, d'où sortent deux cents diplômés chaque année. Il convient de leur inculquer l'éthique des journalistes : rester indépendants, recouper ses sources, les protéger..."

Les journalistes danois se sont par ailleurs retrouvés en première ligne de la solidarité avec les media sous pression dans les pays du Tiers Monde. C'est, pour eux, indissociable d'une liberté d'expression et de couverture des événements dans leur propre pays.

Adhérente de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), l'Union coopère de manière intime avec les professionnels de Suède, Norvège, Finlande, des Iles Féroé et d'Islande. C'est Anne-Louise Schelin qui supervise le travail sur le copyright et le droit d'auteur des journalistes dans la perspective des nouveaux media. Dans la mesure où, malgré notre petite taille, nous avons une philosophie proche de l'UJD, il a été convenu de maintenir des contacts à l'avenir, et d'échanger notamment sur les pôles de réflexion concernant les grandes mutations de la profession en Europe.

Dansk Journalistforbund,

Gammel Strand 46

DK 1202 Køpenhaven K

00 45 33 14 23 88

fax 45 33 14 23 01

On peut trouver sur le web un document réalisé par une universitaire Helle Nissen Kruuse "Press Ethics in Denmark" qui met en perspective les

réflexions de nos collègues danois.

http://www.djh.dk/personale/hellenissenkruuse/Press%20Ethics.dk..html

Le mot du jour :

" Le journalisme consiste à informer des millions de personnes de la disparition de Monsieur Smith dont ils ignoraient jusque-là l'existence "

Mark Twain

Nouveautés sur le site de Yves Thétiot :

- Deux articles, l'un sur l'attentat du 7 août 1932, à Rennes, contre le "monument de la honte", l'autre sur la christianisation des menhirs.

- Une carte et une nouvelle série de photos sur la forêt de Brocéliande

http://www.bretagne.com/yves-thetiot/

Le Progrès de Cornouaille/ Courrier du Léon et du Tréguier est désormais sur la toile le vendredi (en extraits choisis) : http://www.project-entreprise.com/progres-courrier


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Ti Kêr- Mairie 
29470 Plougastel-Daoulas
Fax : 02 98 07 10 46
 

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