REPORTER BRETON
 
 
 
 

Bulletin de l'association des journalistes bretons et des pays celtiques 
Kannadig Kazetennerien Breizh hag ar Broioù Keltiek 

N°14 - Avril-Mai 1998

Edito

Big Brother is watching you !

 

Je suis au regret de vous apprendre que Joseph Kessel ne méritait pas d’être journaliste. Pas plus que Henri Rochefort, Albert Londres, John Reed ou George Orwell ! Car ils n’avaient pas été blanchis sous le harnais de la nouvelle école de journalisme que propose l’ancien P.D.G. de Télérama, Claude Sales, dans un rapport remis récemment à Madame Catherine Trautman.

Et si l’on comprend bien le projet de cet apprenti sorcier, désormais seuls les jeunes confrères passés par cette formation, certes très utile, devraient être reconnus par leurs pairs. Autrement dit, faire partie d’une nomenklatura verrouillée (et si possible à la botte des pouvoirs politiques et des institutions).

Or, c’est justement l’honneur de cette profession que d’y laisser accéder des femmes et des hommes qui apprennent sur le terrain, dans des circonstances extraordinaires, et qui se distinguent par leurs talents professionnels (armés d’une plume, d’un micro, d’un appareil-photo, d’une caméra ou d’un portable), par leur passion de raconter et de témoigner, leur courage intellectuel (et parfois physique), et par leur indépendance d’esprit.

L’indépendance d’esprit serait également mise à mal par la deuxième suggestion du même Sales : la création d’un " observatoire des médias " qui rappelle tristement le fonctionnement de certains régimes qu’on croyait révolus.

J’en connais au moins un qui doit se retourner dans sa tombe : Philippe Viannay, un journaliste qui apprit " sur le tas ", dans la clandestinité, à l’heure des petits libelles secrets, des tracts largués par Londres, des feuilles volantes marquées au sceau " Défense de la France ". Cela ne l’empêchera pas après guerre de fonder l’Ecole de Journalisme de la rue du Louvre. Car il savait que le métier s’enrichirait d’une double filière : études techniques, expériences pratiques.

Mais Viannay nous avait surtout appris que les journalistes, les vrais, ce sont celles et ceux qui apprennent d’abord à résister.

Roger Faligot

 

Soirée Internet

L’Association propose une soirée consacrée à Internet. Elle aura lieu le vendredi 12 juin, à partir de 19 heures environ, dans un lieu qui reste à déterminer (non loin de Brest de toute façon). Cette initiative s’adresse à celles et ceux qui travaillent déjà avec Internet et qui éprouvent le besoin d’apprendre quelques manipulations afin d’améliorer leur efficacité. Merci aux personnes intéressées de se faire connaître dès que possible auprès de Bruno Gilbert (02 98 80 51 70).

 

 

Journaliste sur facture

Par André Célarié

 

Le jeune journaliste qui parvient à trouver un emploi dans une entreprise de presse est souvent cantonné dans le statut de pigiste pendant de nombreuses années.

Cette situation précaire l’oblige à travailler dur et vite. Il regarde avec une certaine mélancolie les confrères " salariés " qui peuvent consacrer davantage de temps que lui à réfléchir sur une enquête, à se documenter, à débattre entre eux. Le pigiste " corvéable à merci ", qui vit dans l’incertitude, se demande en les observant s’ils ont bien conscience de leur bonheur. Cette réaction spontanée mérite d’être nuancée, mais on comprend l’état d’esprit de nombreux journalistes pour qui trouver des piges est devenu un travail de titan...

Et voilà qu’un nouveau souci, il est de taille, vient taquiner l’esprit des pigistes. Exemples : quelle attitude adopter lorsqu’une société créatrice de site Internet n’accepte que des factures pour tout travail rédactionnel ?

Cela a été constaté par un de nos confrères, titulaires de la Carte de Presse qui, par souci déontologique, a refusé une pige qui n’était pas acquittée dans les règles. Bien entendu, notre confrère pigiste a appris par la suite qu’une personne non journaliste possédant des notions de marketing avait été choisie à sa place.

Les choses deviennent plus graves lorsque le client se nomme " service Information et communication " d’un organisme d’Etat, ou affiché tel, qui veut se placer sur Internet. Il était demandé à un de nos confrères de présenter cet organisme en une cinquantaine de pages, en simplifiant au maximum le " camembert " explicatif du chapitre financier. Une condition était imposée : paiement sur facture...

On pourrait aussi citer le cas d’une filiale, responsable d’un hebdomadaire d’annonces accompagnées d’informations diverses, qui cherchait des rédacteurs payés exclusivement sur facture...

Lorsqu’un pigiste " rame " et cherche seul des solutions après avoir tout essayé, il lui arrive de se tourner vers de grosses imprimeries, même si celles-ci ne sont pas des agences de presse. Au cours de l’entrevue qui lui est accordée, il s’entend dire : " il n’y a pas chez nous de poste de rédacteur à pourvoir. Si nous avons besoin de quelqu’un, nous le faisons au coup par coup, et l’intéressé nous fait une facture ".

Bien sûr, on sait que les charges des entreprises sont très lourdes. Il peut leur paraître plus simple et moins onéreux de ramasser des factures plutôt que d’établir des bulletins de paie. Et puis, le calcul des indemnités, des retenues, des pourcentages pour la rédaction d’une feuille de paie, tout cela incite les services comptables à simplifier le travail pour gagner du temps.

Nous, journalistes professionnels, détenteurs ou non de la carte nationale, nous sentons bien le danger de telles pratiques. Une cellule de réflexion se crée actuellement. Elle rassemble tous les témoignages de ce type. Mais au fait, comment sont rémunérés les pigistes réguliers dans la presse quotidienne et périodique ? Faites-nous part de vos remarques, de vos propres observations, de vos critiques, de vos suggestions. Dites-nous, de façon confidentielle si vous le préférez, ce que vous avez sur le cœur... Dites-le nous, avant l’émergence, comme le redoute un jeune confrère d’un cercle des pigistes disparus...

A.C.

 

A LIRE

 

Mémoires d’un paysan Bas-Breton

Jean-Marie Deguignet (1834-1905)

 

Publié en partie dans la Revue de Paris en 1905 et dans le bulletin archéologique du Finistère en 1963, les Mémoires de Jean-Marie Deguignet sont enfin disponibles dans une version non édulcorée. Ce fils de journalier agricole du fin fond de la Bretagne bretonnante nous a en effet laissé un témoignage exceptionnel sur la société française du 19ème siècle. Tour à tour mendiant, vacher, soldat, sergent, cultivateur, assureur, débitant de tabac, miséreux, Deguignet nous apporte une vision décapante de la Bretagne du siècle dernier, mais aussi de l’armée impériale à travers les campagnes de Crimée, d’Italie, d’Algérie et du Mexique. Jean-Marie Deguignet a perdu la foi lors d’un voyage à Jérusalem : anticlérical, pourfendeur du conservatisme, de la routine, sensible aux thèses anarchistes et révolutionnaires, il s’est retrouvé en porte-à-faux par rapport à la société de son temps.

Ce journal d’un écorché vif, irrite parfois par ses outrances, mais le propos de l’auteur est vif, son récit extrêmement vivant, sa vie se lit comme un roman d’aventures. Sa grande qualité est indéniablement la sincérité. Sa vision critique de l’âge d’or de la société rurale bretonne remet en cause beaucoup d’idées reçues. Mais loin d’être un marginal, Deguignet apparaît aujourd’hui comme le prophète de la déstructuration des sociétés traditionnelles.

 

Le manuscrit de Jean-Marie Deguignet a été corrigé et rendu exploitable par Bernard Le Roux, à qui l’on doit cette parution. Le livre édité par An Here sera disponible courant mai.

 

 

De Nantes à la Mangolie : Derrière la Montagne

 

P'tit Louis et son papa sont partis sur la trace de Michel Strogoff. C'est normal, ils sont nantais comme Jules Verne. Alors quelle aventure ! L'Europe orientale, le transsibérien, la Mongolie, la Grande Muraille et la Cité interdite de Pékin. Un carnet de voyages en petits tableaux et portraits vivement croqués. C'est mieux qu'un conte, une histoire vraie vécue par notre ami Philippe Dossal qui avait promis à son fils (Louis à douze ans en 1995) de l'emmener un jour très loin vers l'Orient et ses mystères. Un amour de petit livre. A lire et à se faire piquer par nos enfants. Avec le risque qu'ils nous demandent de les emmener, un jour prochain, loin des sentiers battus, vers ces steppes du bonheur.

On peut se procurer Derrière la Montagne de Philippe Dossal, en lui écrivant au 88 quai de la Fosse, 44100 Nantes, Editions Etc... ( 58 francs ).

 

 

PORTRAIT

Renaud Marhic, spécialiste de l’obscurantisme

 

Les premières armes

C’est en 1982, avec le lancement des " radios libres " que Renaud Marhic, Brestois de 32 ans, a fait ses premières armes. Il était alors salarié.

Etre Pigiste

Devenu journaliste " free lance ", spécialiste de presse écrite depuis 1994, il collabore parfois à des émissions de télévision : Channel 4, l’une des chaînes britanniques, " Bas les Masques " avec Mireille Dumas sur France 2 ou le journal de TF1.

Un choix ?

" Ne pas être salarié, c’est en même temps l’angoisse de solliciter les piges, ne pas se laisser oublier, mais c’est en même temps la liberté de pouvoir collaborer à des médias très différents, depuis Charlie Hebdo jusqu'à VSD, en passant par le Nouvel Observateur, Entrevue et RMC. Choisir est, bien sûr, un luxe." Je ne nage pas dans les propositions de travail, précise Renaud. Ma force, c’est d’avoir une activité parallèle, celle d’écrivain, spécialisé sur les " extrémistes de l’occulte ". Le sujet de mon livre, " Temple Solaire ", sorti en octobre 1995 après un an d’enquête, m’a valu une certaine reconnaissance dans un domaine que peu de personnes osaient affronter ".

Avoir son domaine d’investigation

" Etre écrivain me permet d’être plus sélectif. Parfois, c’est moi qu’on vient chercher. J’ai déjà écrit trois livres... trois livres sur les sectes. Je travaille actuellement sur " les sectes et mouvements initiatiques en Bretagne " : une démystification de tout ce que l’on appelle le paranormal ", les rapports que peuvent avoir les sectes et la politique (liens d’organisations sectaires avec des groupes financiers, blanchiment d’argent, etc.) "

Un statut flou en péril

" Je m’en sors parce que je peux ma vanter d’avoir une spécialité. Il n’en demeure pas moins que je vis sans salaire fixe, et que le statut de pigiste n’est plus respecté. Pour faire des économies on cherche à payer autrement, sur facture, ou à travers des droits d’auteur. On fait tout pour éviter les charges liées à un salaire. Je reste très pessimiste sur l’avenir de la profession. Si l’on veut s’en sortir, il faut avoir une autre spécialité qui permette de ne pas sombrer dans l’angoisse. Pour moi, les activités journaliste-écrivain peuvent se partager de 50-50 à 60-40. C’est vital pour moi d’écrire aussi mes livres ".

Pour Internet ?

" Internet me permet de gagner un temps précieux pour mes enquêtes, et le temps pour un pigiste, c’est très important ! Tous les éléments de mes enquêtes sont à portée de main... Je peux travailler beaucoup plus vite. Je suis à fond pour ce moyen immédiat et fantastique de communication et de savoir ".

 

Recueilli par Martine Célarié

SURFONS SUR L'INTERNET

 

Salutations à tous les Cybériens et Cybériennes!

Après un arrêt Les Chroniques de Cybérie, réalisées au Québec, mais désormais épaulées financièrement par le groupe suisse Ringier, reprennent leur bulletin hebdomadaire. Il vous offre une lecture de l'actualité mondiale (et francophone) en vous dirigeant sur les sites qui vous permettent de la décrypter. Le contenu de la chronique est disponible sur le Web à :

http://cyberie.webdo.ch/

à partir duquel on peut s'abonner pour recevoir le jeudi soir la chronique dans sa boite aux lettre électronique.

 

Le Micro Bulletin Actu (LMB)

Expédié le jeudi, et réalisé par notre ami Alain Simeray (membre de l'association), pour le compte du CNRS, le Micro Bulletin Actu est sans conteste ce qui se fait de mieux en français. Il vous livre les informations les plus précises et les plus chaudes sur le développement du monde informatique, de l'internet, tant sur le plan technique que légal, ou pratique. Par ailleurs, on lira fréquemment les chroniques d'Alain dans le supplément multi-média de Libération.

e-mail du Micro-bulletin : lmb@dsi.cnrs.fr

Abonnement (gratuit) et archives à :

http://www.lmb.cnrs.fr/Webdo.html

 

Paix en Irlande ?

Le quotidien de Belfast, Irish News vous demande ce que vous pensez des accords de paix du Vendredi Saint. C'est une sorte de grand sondage auquel on peut participer en répondant à l'Irish News Online Poll :

http://www.irishnews.com/poll/poll2.asp

 

Les étudiants en journalisme de l'IUT de Lannion publient (sur papier) CurioCité et La Puce à l'oreille. On peut les contacter par e-mail: Denis.Ruellan@iut-lannion.fr

 

Parmi les media bretons qui ont désormais un site, ajoutons à notre annuaire La Bretagne Economique. http:www.bretagneeconomique.com Contact : Elizabeth Pantou-Vincent. Tel : 02 99 25 41 37.

 

LES GRANDES

OREILLES

 

Inquiétude

De nombreux cinéastes et artistes de Bretagne s'inquiètent de savoir pourquoi et dans quelles conditions une élue du Front national se retrouve membre de droit de l'organisme audiovisuel européen Media et dans plusieurs structures culturelles de la Région Bretagne à la suite des dernières élections régionales.

 

Naissance de L’Européen

La percée des patrons de presse "celtes" continue tous azimuts. Les frères jumeaux écossais Barclay possédaient déjà le quotidien The Scotsman à Edinbourg et l'hebdo The European, dirigés tous deux par l'ancien rédacteur-en-chef du Sunday Times, Andrew Neil. Ils viennent de s'associer avec Le Monde pour sortir L'Européen, dirigé par Christine Ockrent. Les deux hebdos n'ont rien à voir : ils sont à couteau tiré et dans le journal de Londres, il est même interdit de parler de l'hebdo francophone. Pendant ce temps, également à Londres, c'est le magnat irlandais Tony O'Reilly, le roi de la conserve, qui vient de s'acheter le quotidien anglais The Independent.

 

Sites mal menés

On laisse de plus en plus entendre au Crédit Mutuel de Bretagne que le site internet Citelis serait abandonné, faute de rapporter suffisamment. Seule la fonction gestion de comptes serait conservée. Bien dommage si c'est vrai! D'autant que cela dénote, comme pour certains journaux, une compréhension à courte vue du cyberespace et de ses potentialités. Il suffit de comparer les sites des quotidiens bretons à leurs homologues irlandais ou écossais pour comprendre. Pourquoi le Télégramme de Brest, par exemple, n'arrive-t-il pas à faire une "recherche archives" de la même qualité (rapidité, exhaustivité) que celle de l'Irish Times ?

 

Avril-Mai 1998 - Page 4

 

Média à Hong Kong : l’arroseur arrosé

 

La pression sur les media de Hong Kong n'est pas aussi brutale qu'on pouvait le craindre. Mais elle se fait insidieuse et des journaux continuent de disparaître. Dernier en date, le magazine d'enquête "les Années 90" (jiushi nandai) qui cesse sa parution. Certains dérapages démontrent toutefois les arrières pensées des dirigeants chinois qui, libéraux en économie, n'en continuent pas moins à gouverner la Chine d'une main de fer. On l'a vu le 6 avril dernier, lors de la visite du nouveau premier ministre Zhu Rongji à Paris. Reporters Sans Frontières avait décidé de protester contre l'emprisonnement de notre consoeur Gao Yu. Un reporter hongkongais de TVB News, John Liauw Chung-ping, a demandé au premier ministre ce qu'il pensait de cette manifestation qui lui a visiblement fait perdre la face. Il s'est fait alpaguer par Su Xu, une barbouze de l'ambassade chinoise, le menaçant de représailles et de rééducation politique. Par bonheur, une caméra semi-cachée du Vrai Journal de Karl Zéro (Canal +) a filmé la scène qui, dans les heures suivantes, passaient sur toutes les chaînes de Hong Kong, plongeant le gouverneur Tung Chee-wah et son équipe dans le plus grand embarras. N'a-t-on pas dit qu'avec le principe "une nation, deux systèmes", la liberté de la presse est garantie à Hong Kong ? En tout cas, nos amis de la Hong Kong Journalists' Association nous demandent de protester contre ces pratiques. Ce que nous faisons bien volontiers.

Roger Faligot

 

Sur la situation actuelle à quelques jours des élections locales, lire les analyses d'Emily Lau, ex-reporter de la Far Eastern Economic Review et députée des Nouveaux territoires avant la rétrocession de l'été dernier.

Emily Lau's Homepage : http://www.emilylau.org.hk/

 

 

CARNET

 

Bienvenue aux nouveaux adhérents ou à ceux ont renouvelé leur intérêt

pour notre Association :

Mikael Baudu, journaliste bilingue à Radio France Bretagne-Ouest

Yann Poilvet, rédacteur-en-chef d'Armor Magazine

Martine Célarié, collaboratrice à La Presqu’Ile (Crozon).

Jean-Pierre Tenoux, grand reporter à L'Est Républicain à Besançon (que nous félicitons pour sa nomination au grade de chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres)

Roger Laouenan, qui s'active plus que jamais à faire revivre les Poilus bretons avec ses livres et son Association Bretagne 1914-1918,

(21 rue Jean Savidan,

22 300 Lannion).

 

Notre association déplore la disparition à la mi-avril de notre confrère Paul Bodio, qui dirigea le bureau de l'AFP à Rennes pour l'Ouest dans les années 80, et adresse ses condoléances à sa famille.

 

Compte-rendu de la réunion du Conseil d'Administration de l’Association des Journalistes bretons

 

Un voyage en projet...

 

Le Conseil d'administration de notre association s'est tenue le 4 avril. A l'ordre du jour : Reporter Breton et son site Internet, un point financier, la situation de la profession, un voyage en Cornouailles.

Reporter Breton et site Internet :

Notre bulletin est devenu mensuel. Il sort régulièrement et bénéficie d'informations variées coordonnées par Bruno Gilbert qui le réalise. Certaines rubriques restent néanmoins à développer comme, par exemple, le carnet. Le Reporter Breton est présent sur le site qui jouit depuis peu d'un "bouquet d'articles signés" de différents membres de l'association et précédemment publiés dans diverses publications. Ce bouquet est appelé à s'étoffer. Le site a enregistré des milliers de connexions depuis sa création mais aussi des messages, des demandes d'adhésion...

Des améliorations restent à apporter tant au niveau de la mise en page que des liens hyper-textes par mots-clefs.

 

Point financier :

Avec 6 522 francs en caisse et 53 membres à jour de cotisation, le bilan est positif. Les dépenses prévues d'ici la fin de l'année, concernant notamment le Reporter Breton, sont estimées à 2 500 francs.

 

Situation de la profession :

Sur demande de Guenhaël Cappé et de Renaud Marhic, a été spécialement abordée la question des pigistes dont la situation est rendue précaire par certaines pratiques patronales. Ont été notamment évoqués les paiements sur facture ou par voie de Droits d'Auteur en lieu et place des piges régulières et autres salaires. François Boënnec, indisponible, avait néanmoins transmis son souhait de voir réalisée une action de l'association en faveur des pigistes. A noter que la création d'une commission pigistes par le Club de la Presse s'était soldée par un demi échec. Roger Faligot a proposé la publication dans le Reporter Breton d'une enquête sur la politique salariale des médias régionaux vis-à-vis des pigistes. Cette enquête devrait comprendre un tableau comparatif des paiements (modes de et délais) ainsi qu'un papier réalisé par notre vice-président André Célarié (voir première page de ce numéro).

 

Voyage en Cornouailles :

L'association envisage un déplacement en Cornouailles qui se déroulera du 16 au 18 juin (départ à 23H30, retour à 15H). Son but est la visite de divers médias cornouaillais dans une ambiance conviviale, et de tisser de nouveaux liens avec des confrères de cette entité celtique. Le nombre des participants a été fixé à huit/dix maximum. Le voyage fera l'objet d'un courrier aux membres. Merci de manifester dès à présent votre intérêt pour cette initiative.




Bulletin d'adhésion 

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Commentaires: 

Cotisation annuelle : 100 F à l'ordre de l'Association des journalistes bretons (membre associé : 75 F) 



 
 
 
 
 
 
 
 
 
Association des journalistes bretons et des pays celtiques 
Ti Kêr- Mairie 
29470 Plougastel-Daoulas
Fax : 02 98 07 10 46
 

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