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Bulletin de l'association des journalistes
bretons et des pays celtiques
N°13 - Mars 1998 Un nouveau magazine en Bretagne
Bretagne Magazine sortira fin mai. Voilà un nouveau venu dans ce qu’il est convenu d’appeler " la presse de territoire ". Un concept développé depuis une dizaine d’années : il se donne pour objectif de valoriser l’identité d’une région à travers son patrimoine naturel et bâti, son histoire, sa culture, son art de vivre... Le travail iconographique est particulièrement soigné, le texte cherche un équilibre entre la qualité et l’accès au grand public. Bretagne Magazine est une aventure menée conjointement par le groupe Milan Presse et le Télégramme de Brest. Pour Hervé Quémener, le rédacteur en chef (membre de notre association), l’alliance d’un quotidien bien implanté et d’un groupe au savoir-faire reconnu constitue un atout déterminant sur un marché déjà occupé par Pays de Bretagne et Ar Men. L’objectif est d’atteindre à terme le niveau des éditions " phares " du groupe Milan (Pyrénées, Alpes), c’est à dire 60 000 à 80 000 exemplaires. Trimestriel, Bretagne Magazine sera vendu au prix de 35 F dans toute la France mais limitera son champ d’investigation aux cinq départements de la Bretagne historique. La rédaction est composée d’une équipe réduite de permanents (Hervé Quémener et Tanguy Monnat), auxquels se joignent des pigistes. Une filiale du Télégramme assurera la réalisation technique.
Edito
En principe notre association, respectant les sensibilités de tous ses membres, ne prend pas de positions politiques. Toutefois, tant la charte de déontologie des Journalistes que les statuts de l’association évoquent le rôle de notre profession pour la défense des principes démocratiques et de l’égalité des hommes et des femmes dans la société, de même qu’une volonté de tous les jours de préserver la liberté d’expression. Dans notre pays, ces principes sont préservés plus que dans la plupart des autres contrées de la planète. C’est pourquoi, nous rendons compte constamment des problèmes rencontrés par nos collègues à travers le monde. Et leur exprimons modestement notre solidarité. Or, dans le programme du Front national rendu public récemment par M.Mégret, il est clairement établi que ce parti compte, si par extraordinaire il lui arrivait d’accéder au pouvoir, mettre notre profession en couple réglée (faire des media "un outil de promotion des valeurs fondamentales du pays" et créer "une haute juridiction des media"). Par bonheur, en Bretagne, le FN n’a pas progressé. Dans le Finistère, il a même régressé. Il me semble que les media bretons, à commencer par Ouest-France et le Télégramme de Brest, Radio France Bretagne Ouest, Radio Armorique et France 3 jouent un rôle important dans l’attitude positive de l’opinion publique chez nous. Mais globalement, il faut tenir compte du nouveau paysage politique en France. Que doit-on penser, par exemple, de la création d’une section Force Ouvrière dans le journal Minute ? Est-ce le signe d’une progression des idées du FN au sein des structures syndicales ? Ou au contraire l’occasion de gagner, au sein des organisations professionnelles, des "confrères" qui pourraient, pour des raisons sociales, se rapprocher d’idéaux plus démocratiques ? Cela mérite débat. Mais en tous cas, dans nos activités de tous les jours, la vigilance s’impose plus que jamais. Roger Faligot.
Le Conseil Culturel de Bretagne a présenté début mars le résultat d’une enquête sur la place de la langue bretonne sur les ondes. Avec l’idée, à terme, de créer un véritable réseau de programmes en breton. Le document établit un bilan des émissions existantes : 81 heures 30 hebdomadaires réparties en dix radios ; Kreiz Breizh (21h15), Bro Gwened (19 h), R.F. Bretagne -Ouest (14 h), Rivages (6 h), Glaz (6 h), R.F. Armorique (4 h), Alternantes (4 h), Cob FM (2 h), Fréquence Ouest (3 h), Mutine (2h15). Par ailleurs, Radio Kerne à Quimper et Arvorig FM à Commana, qui viennent d’obtenir leur autorisation d’émettre, projettent de réaliser plus de vingt d’heures d’émissions en breton par semaine. Le Conseil Culturel de Bretagne constate qu’aucune radio commerciale ne réalise ni ne diffuse d’émission en breton. D’autre part, il estime que " la possibilité d’écoute du breton en Haute-Bretagne est négligeable, voire nulle. Elle correspond pourtant à une attente croissante ". La présence du breton sur les ondes du service public est explicitement jugée insuffisante. " Si Radio France, sur ses différentes radios, assure de l’ordre de 1 000 heures de programmes par semaine sur la Bretagne, elle ne diffuse que 12 (ou 14 ?) heures de breton sur la Basse Bretagne, 2 (ou 4 ?) heures sur la zone de Rennes, et rien sur la zone de Nantes. Il est à noter que certaines radios associatives font plus, avec un soutien financier moindre ". En guise de comparaison, le document met face aux 18 heures hebdomadaires de breton diffusées en France les 96 heures de gallois proposées par Radio Cymru (Pays de Galles), et les 38 heures de Radio nan Gaidheal (BBC), notamment. Selon l’organisme, une plus forte présence de la langue régionale répondrait à l’aspiration de nombreux Bretons, telle que des sondages récents l’ont démontrée ; soutiendrait l’effort réalisé par diverses structures dans le domaine de l’éducation ; offrirait une vitrine plus large aux acteurs de la vie culturelle qui cherchent à se faire entendre. Or, si la radio reste le médium moderne le moins cher, il n’est pas pour autant gratuit ! Le budget moyen d’une radio associative s’élève, selon le Conseil Culturel, à 800 000 francs par an. " Actuellement, deux radios arrivent difficilement à réunir un tel budget (...) elles investissent 400 francs par heure d’émission en breton réalisée dans leurs propres studios ". D’où un appel aux élus de toute la Bretagne pour orienter le financement public vers les radios associatives. La généralisation du travail en réseau de ces structures permettrait alors une meilleure utilisation des subventions. En devenant plus professionnel, le résultat gagnerait également en qualité et en notoriété.
Avec deux jours d'avance sur la journée internationale de la femme, le prix de la Femme de l' Année a été décerné à Pascale Chevillard, à l'initiative de Radio Glaz (Emeraude), de Lesneven, sur une idée de Keltik Associations. Celle-ci s'est fixée pour objectif de favoriser les activités "celtiques" en Bretagne. Par exemple : la danse irlandaise, le football gaélique, des expositions, de l’audiovisuel, du théâtre, des cours de langues... Un autre de ses objectifs est de promouvoir un rééquilibre des pouvoirs hommes-femmes dans les pays celtiques. Ce prix a donc pour but de valoriser les actions des femmes. Cette année, il a été attribué à Pascale Chevillard, directrice du collège et du lycée Diwan, au Releg-Kerhuon, qui succède au palmarès à Sylvie Vigouroux. " En choisissant Pascale Chevillard, en cette année Diwan, nous avons le plaisir de valoriser vingt années d'actions constructives qui se terminent par de brillants résultats au bac", explique Gi Keltik. Pascale Chevillard a tenu à partager le prix avec Anna-Vari Arzur (responsable de Skolig al Louarn) pour son travail d'avant-garde. Elle a ensuite retracé son parcours à Diwan et rappelé que " les 100% de réussite au Bac ne constituaient nullement une priorité de l'établissement qui se fait un devoir d'accueillir tous les élèves qui le désirent". C'est Dany O'Neill, la présidente de Keltik Associations, qui a remis le prix Maouez ar Bloaz 97 à l'heureuse élue, dans les locaux du CMB. Par ailleurs, la radio du Léon cherche toujours des partenaires pour élargir ce prix à l'ensemble de la Bretagne. Gi Keltik se déclare "confiant car l'idée séduit de plus en plus de femmes et d'hommes ouverts et tournés vers l'avenir"... Le vingtième anniversaire du naufrage de l’Amoco Cadiz au large de Portsall a été largement célébré dans la presse régionale et nationale. 20 ans et l’Amoco ? est pourtant le seul ouvrage paru à cette occasion. Ce n’est pas un récit historique, les faits survenus en 1978 ayant déjà fait l’objet de diverses publications, mais une enquête sur les conséquences de l’accident sur la sécurité en mer aujourd’hui. Il apparaît, en effet, que si les pouvoirs publics avaient conscience de certaines lacunes avant le naufrage en question, ils ne se donnaient pas alors pleinement les moyens de les combler. Le choc émotionnel causé par la marée noire a donc déclenché une série de mesures dont on perçoit quotidiennement les effets dans l’organisation du trafic à la pointe de Bretagne, la gestion des situations de détresse et la prévention des risques de pollution. Pour autant, ces dispositifs restent perfectibles. L’actualité nous rappelle régulièrement que tout danger n’est pas écarté. 20 ans et l’Amoco ? fait notamment le point sur la surveillance - délicate - de l’état des navires fréquentant les ports européens, et sur la chasse au dégazage, " marée noire permanente " qui pollue davantage que les accidents mais laisse les autorités impuissantes.
20 ans et l'Amoco ?, de Bruno Gilbert. Editions Alain Bargain (Quimper), 288 pages, 110F. Les membres de l’association intéressés peuvent se faire connaître auprès de Bruno (02 98 80 51 70).
Par ailleurs, notre confrère donnera une conférence à Dialogues (Brest) le mardi 19 mai à 18 heures.
Portrait Cette nouvelle rubrique est ouverte aux membres de l’association, prioritairement à celles et ceux qui recherchent des collaborations.
Yves Thétiot est présent sur le web depuis plus d’un an. Son site " Gens et pays de Bretagne " propose quelque 300 photos en téléchargement, à l’usage des journaux et agences de communication. Mais pas seulement. Journaliste, ce Breton exilé à Paris présente également une série d’articles sur la Bretagne légendaire et mythique. " Les articles font partie des pages les plus prisées du serveur, précise-t-il. Elles sont consultées par des internautes souvent passionnés et qui n’hésitent pas à les commenter par e-mail ". Problème, ces connexions ne rapportent rien à son auteur : les papiers sont consultables gratuitement. Et il aura fallu attendre une dizaine de mois avant que les retombées financières sur les photos ne se fassent attendre. " Les agences de communication commencent à utiliser le web. Mais elles sont vite effrayées par la lenteur des connexions. Cependant, la consultation des pages web leur donne un aperçu du fonds disponible. Ensuite, elles me contactent par e-mail ". Le courrier électronique, un nouvel outil au service des photographes ? " Il favorise la rapidité d’exécution. L’agence envoie les pré-maquettes pour préciser sa demande. Et une fois le travail terminé, le photographe reçoit la mise en page définitive, il la visualise, puis donne son accord ". Le site " Gens et pays de Bretagne " comprend quelque 200 pages, 350 photos et animations, le tout assemblé en Html par son auteur. " Le travail de réalisation a été lourd. Il s’agissait en effet de mettre en place un site complet, agréable à visiter, faisant appel à la programmation dynamique. De plus, les téléchargements devaient être courts tout en préservant une qualité photo convenable ". Pari gagné pour ce site qui reçoit entre 2 000 et 2 500 visiteurs par mois. Ces internautes, même s’ils ne sont pas professionnels de l’édition, visualisent en petit ou grand format les photos sous la forme d’un diaporama. Pour être vu, le site doit être présent sur de nombreux moteurs de recherche. " J’ai fait moi-même le référencement et je suis visible rapidement sur les annuaires comme Yahoo. Par ailleurs, je réalise des articles et photos pour le serveur bretagne.com, un site très visité. Le lien placé sur la page d’accueil de ce site de référence apporte de nombreux visiteurs ". Des internautes qui sont en majorité français, belges, suisses ou québécois. Mais également anglophones puisque 5% des connectés consultent la version anglaise du site.
INTERNET
Le SNJ assigne Le Figaro Suite à la décision de justice interdisant à un journal (en l’occurrence les Dernières Nouvelles d'Alsace) de reproduire des articles de journalistes sur un site internet sans leur autorisation, le Syndicat National des Journalistes a assigné Le Figaro en référé (plaidé le 3 avril au TGI de Paris) pour "contrefaçon et exploitation litigieuse " des articles de ses journalistes sur les sites Minitel et internet du quotidien. Nous suivrons naturellement cette affaire qui concerne au plus haut point les membres de notre association qu'ils soient intégrés dans une rédaction, free-lance ou pigistes. Merci de signaler au Reporter Breton, tous incidents qui vous concernent dans ce domaine comme dans les autres.
Le web de RSF fait peau neuve ! E-mail : rsf@rsf.fr
Le 30 mars 1998, Reporters sans frontières (RSF) a mis en ligne son nouveau serveur Internet. Celui-ci est construit autour de trois pôles : "Actualité", "Censure" et "Action". Trilingue (français, anglais et espagnol), il a pour ambition d'être la référence en matière d'information sur les violations de la liberté de la presse, de proposer des articles, photos et dessins qui sont censurés dans le monde et d'inciter les internautes à se mobiliser contre les atteintes à la liberté d'expression. Pour tout renseignement, contactez Virgile Jouanneau ou Lyonel Thouvenot, Reporters sans frontières, au 01 44 83 84 84.
Hervé Ciret a créé son propre site. Il se présente et propose des prestations aux collectivités ainsi qu’aux entreprises.
http://www.irish-times.com/irish-times/paper/1998/0331/wor6.html Interview de Salima Ghezali par la rédaction de Irish Times.
CARNET
Bienvenue aux nouveaux adhérents ou à ceux qui confirment leur intérêt pour l'association : Nane L'Hostis de Télérama à Paris ; à Rennes, Gérard-Louis Gautier, dessinateur de presse, critique de cinéma et collaborateur du Marin. Alain Le Duff, à Plouescat, rédacteur-photographe du même Marin.
LECTURE
Les nouveaux chiens de garde Serge Halimi se livre à une courte (une centaine de pages) mais cinglante critique du journalisme tel qu’il est pratiqué par notre " élite parisienne ". Il passe au crible les rapports des médias avec le pouvoir et avec leurs financiers. La notion de pluralisme se perd, selon l’auteur, au détour des éditoriaux et des sujets traités. Car les " barons " de la profession entretiennent une pensée conforme, favorisent l’actualité lisse et oublient d’écouter la rue. Ils imposent leur vision de l’information, abaissée au rang de marchandise. C’est un vrai coup de pied dans le microcosme médiatique parisien. Un appel à la vigilance pour tous.
Les nouveaux chiens de garde Serge Halimi, Editions Liber - Raisons d’agir, 110 pages, 30 F.
Serge Halimi sera l’invité de la librairie Dialogues, à Brest, le mardi 5 mai à 18 heures.
BREF
La fraise et le rocker Deux reportages réalisés par Hervé Ciret seront diffusés sur France 3 national dans le courant du mois d’avril, dans l’émission " Les pieds sur l’herbe ", rendez-vous hebdomadaire consacré au monde rural. Le samedi 18, Hervé présentera le portrait d’un " paysan-rocker " qui a transformé une ancienne étable en cabaret ; une semaine plus tard (le 25), un sujet sera consacré à la relance de la fraise de Plougastel. Ces deux reportages de 8 minutes seront diffusés entre 14h35 et 15h05.
Conférences-débats sur les " Protestants d’Irlande "
A l'occasion de la Semaine du Film irlandais à Plougastel-Daoulas, notre association a invité Dominique Foulon, l'auteur lyonnais du livre " Pour Dieu et l'Ulster " (Histoire des Protestants d'Irlande du Nord, Editions Terre de Brume). Il a animé un débat sur le rôle des Unionistes dans les pourparlers de paix, le 21 mars à la bibliothèque de Plougastel. Parmi les invités figurait le romancier Jean-François Coatmeur qui, voici trois ans, en tant que président des écrivains bretons, avait impulsé avec notre association l'appel d'intellectuels bretons en faveur des négociations de paix. La veille, Dominique Foulon avait également présenté et signé son livre à la librairie Dialogues de Brest.
Pressions de motards sur la presse
Un journaliste de Radio Canada a été récemment menacé de mort à Vancouver par les Hells Angels ; en France, deux journalistes du Point sont poursuivis par ce même groupe de motards pour diffamation alors qu’en 1993, M6 avait dû déprogrammer un documentaire (acheté à Radio Canada) sur les motards québécois suite à des pressions physiques ! Loin d’être un cliché folklorique (Harley-Davidson, cuir et tatouages), les Hells Angels sont une véritable organisation criminelle dont les " chapitres " s’étendent sur tous les pays occidentaux. Contrôlant un certain nombre de petites bandes, les Hells Angels se livrent à l’ensemble des activités criminelles (trafic de drogue en tête) et pratiquent pour cela fichage, infiltration, menaces et pressions en tous genres (comme le montrent les affaires précitées). En France, les H.A. sont implantés à Orléans, Paris, Grenoble et Toulouse. Préférant rester dans l’ombre à la suite d’une descente des " stups " à son QG parisien, le gang se retrouve dans nombre d’activités légales : la sécurité privée (y compris pour Total en Birmanie ou pour certains partis, parfois extrémistes), les bars et salons de tatouage, la presse (le magazine " Free Way ") mais également le monde du sport (les frères Tiozzo s’entraînent chez leurs amis motards) ou du spectacle (cascadeurs et figurants mais surtout l’organisation, chaque année, du grand rendez-vous des motards en Auvergne). S’ils restent les maîtres du territoire en France, les H.A. ont aussi des ennemis : les " Bandidos " (autrefois installés à Marseille puis repliés sur Annemasse et Metz après l’assassinat de leur leader) et les " Outlaws " (installés à Nantes mais mal en point après l’incarcération pour violences de leur président et la grave blessure par balles du trésorier en Scandinavie). A noter que le gang nantais s’appuie sur d’autres groupes (dans le Morbihan et à Brest ! ). Mais l’évocation de ces groupes doit se faire avec prudence : face aux capacités financières, aux maîtres du barreau ou à des pressions plus " musclées ", le journaliste n’a, pour se défendre, que sa bonne foi... © Stéphane QUÉRÉ, " Drogues : l’État de Dépendance ". E-mail : quer1715@eurobretagne.fr Sale temps pour les nationalistes celtes. Selon une équipe de chercheurs anglais drivés par l'archéologue Simon James (cité par l'AFP le 23 mars), la civilisation celte est une chimère : " Un nombre grandissant d'archéologues concluent que les Anciens Celtes , tel qu'on les conçoit généralement, n'ont jamais réellement existé ". Exit donc l'invasion de la Grande-Bretagne par les Celtes à l'âge de fer. Ceux-ci n'auraient été constitués que de tribus ayant évoluées séparément et présentes sur le sol " britannique " depuis des lustres. Ce sont ici les nationalistes écossais et gallois qui se trouvent accusés d'avoir romancé l'histoire au 18ème siècle à des fins politiques. Il n'échappera cependant à personne que cette annonce arrive curieusement au moment où l’Ecosse et le Pays de Galles se sont vus accorder l'autonomie que l'on sait.
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