REPORTER BRETON
 
 
 
 

Bulletin de l'association des journalistes bretons et des pays celtiques 
Kannadig Kazetennerien Breizh hag ar Broioù Keltiek 

N°12 - Fevrier 1998 

Edito : Les internautes de l’association auront remarqué que le site Reporter Breton a été réorganisé avec une arborescence plus tonique. Le « bouquet d’archives » commence d’engranger des articles écrits par des membres de l’association. Le principe est simple : si vous avez réalisé un papier (ou une chronique TV-radio, photo, dessin, etc.) dont vous aimeriez qu’il soit connu au delà de votre média habituel, envoyez-le nous sur une disquette ou par
e-mail. Spécifiez bien le copyright car la propriété du document vous reste naturellement. Et ainsi vous nourrissez cette petite encyclopédie vivante qui, par la magie du lien hypertexte, peut-être consultée à l’échelle mondiale.

Si vous avez une adresse électronique personnelle, signalez-la : il n’est pas impossible que vous soyez contactés. Sinon, vous le serez par le biais du e-mail de Reporter Breton et nous transmettrons. C’est une vitrine autant pour l’association que pour vous-même, ainsi qu’un lieu d’échanges. Parfois s’ouvrent des pistes de collaborations nouvelles, et surtout l’occasion d’un décloisonnement.
Mais le monde virtuel ne doit pas abolir le monde de chair et de sang. Aussi préparons-nous de nouvelles rencontres, des dîners-débats, des journées de réflexion et toutes vos suggestions sont les bienvenues dans ce domaine.

Roger Faligot
 
Radio France dans le Morbihan ?
 

Seul département breton boudé jusqu'à présent par la radio de service public, le Morbihan aura peut-être bientôt, enfin, les faveurs de la Maison Ronde. La création d’un poste de journaliste est envisagée depuis longtemps, et il semble que le projet s’accélère depuis quelques semaines. A l’instar d’Emile Guyot dans les Côtes d’Armor, ce « reporter en résidence » aurait pour tâche de couvrir l’actualité du département à la fois pour RBO (Quimper), Radio France Armorique (Rennes) et les chaînes nationales. Une question demeure, celle de l’implantation du poste. A Lorient ou à Vannes ? Derrière ce choix géographique se cache en réalité le rattachement du poste. A Lorient, il serait géré par RBO, alors que RF Armorique le prendrait à son compte si le bureau était ouvert à Vannes. Dans cette lutte d’influence que se livrent les deux locales bretonnes de Radio France, la direction parisienne décide... de ne rien décider. Le P.D.-G Michel Boyon, flanqué du nouveau directeur des locales, est venu à Quimper pour dire en substance aux deux directeurs : mettez-vous d’accord, sinon le poste ne sera pas créé. Autrement dit, tout le monde est convaincu de la lacune à combler, mais la mécanique paraît décidément bien lourde à enclencher.
RBO à Lorient: 103,3 FM - Radio France Armorique à Vannes: 103,1 FM

Internet et droits d’auteur
 

C’est une première dans la presse française : le tribunal de grande instance de Strasbourg a donné raison aux journalistes des Dernières Nouvelles d’Alsace dans le conflit qui les opposait à leur direction sur la rétribution des articles diffusés sur Internet. Le quotidien strasbourgeois diffuse gratuitement depuis deux ans une version Web de son journal « papier ». Elle reçoit une moyenne de 5 000 consultations chaque jour. Pour les syndicats qui ont porté l’affaire devant la justice, la question est de savoir si « les journalistes ont des droits sur leur production ». Outre la rétribution (minime), ils réclament surtout d’être associés au produit diffusé, d’y avoir droit de regard. Pour la direction, le journal « Internet » est un mode de diffusion et non pas une autre publication. L’ordonnance rendue va l’obliger a revoir sa copie et à ouvrir des négociations. Le tribunal a jugé en effet que le « journaliste limite la cession de son droit d’auteur à une première publication, et que la reproduction de l’œuvre d’un journaliste professionnel dans un autre périodique est soumise à autorisation ». Contrairement à d’autres pays, les syndicats d’éditeurs n’ont pas encore établi de règles collectives. Les journaux doivent donc inventer leur propre réponse... pour certains sous la contrainte d’une décision de justice. A cet égard, l’affaire des DNA pourrait faire jurisprudence. Et les éditeurs risquent d’avoir du mal à défendre le principe du copyright à l’anglo-saxonne qui permet de considérer le contenu d’un journal comme une œuvre collective susceptible d’être dupliquée sur différents supports

 

Le Feu des Collines : au coeur de l’Indochine

Malgré les combats qui la dévorent dans les années 50, il n’y a pas de guerre en Indochine... elle n’a jamais été déclarée. Edgard Faure lui-même ne disait-il pas en 1954 : « L’Indochine ? Officiellement connais pas. Je n’en ai jamais entendu parler à l’Elysée ». Monsieur Marc Jacquet, député de Seine-et-Marne, maire de Barbizon, secrétaire d’Etat chargé des relations avec les Etats Associés, qui visita le camp de Diên Biên Phu le 26 janvier 1954, n’avouait-il pas à la même époque : « Depuis juillet 1953 que je suis au gouvernement, je n’ai entendu parler de l’Indochine en conseil qu’une seule fois : à l’occasion du compte-rendu de missions que j’ai fait après un de mes voyages là-bas ». Des aveux terribles, alors que des milliers de morts des deux camps tombaient chaque année au Tonkin, en Annam et en Cochinchine. Il n’y a donc pas de guerre en Indochine, mais les Viêt-namiens n’ont pas voulu croire que leurs ancêtres étaient Gaulois. Ils auraient pourtant dû se reconnaître dans les portraits de Vercingétorix accrochés aux murs des écoles. Longues moustaches blondes, chevelures bouclées, lourds boucliers d’airain, épées forgées aux flammes des forêts celtiques étaient les symboles de leurs origines. On leur disait que Paris était la capitale de leur pays, à eux qui, dans la majorité des cas, avaient à peine quitté leur village, la boue des rizières, ou au mieux les « banlieues » d’Hanoi et de Saigon. Si la terre était ronde, l’Indochine avait les dimensions d’un continent, et on aurait pu dire à l’Asie toute entière que du sang bleu, blanc et rouge coulait dans ses veines. Les dessins des livres d’histoire présentaient aux enfants des écoles des femmes en calèche, des messieurs en jaquette, des soldats morts au bord des tranchées, mais leurs auteurs oubliaient que le « Chemin des Dames » et « Bois le Prêtre », ces grands champs de bataille de 14-18, n’existaient pas encore aux rives de la mer de Chine. Ici, le « Dormeur du Val » avait les yeux bridés, mais si le rêve était à sens unique, la mort posait partout la même fleur rouge au flanc des enfants perdus.

Le Feu des Collines raconte l’histoire authentique de Nghi, un jeune orphelin thaï du Tonkin qu’un lieutenant français d’une compagnie de combat adopta en septembre 1950. En quatre ans, sa vie d’enfant l’a mené de Lao Kay à la frontière de Chine à Diên Biên Phu, une simple promenade de quelques centaines de kilomètres, mais aussi une énorme brèche dans le temps. Fait prisonnier par le Viêt-minh lors de la chute du camp le 7 mai 1954, personne ne sait ce qu’il est devenu.

Le Feu des Collines évoque également la période indochinoise de 1945 à 1954 durant laquelle le corps expéditionnaire français se battit contre le Viêt-minh. Les combats mirent en action des unités d’élite (dont de nombreux Bretons) mais également des correspondants de guerre et des journalistes, des femmes.

Ce récit ne raconte pas l’histoire de Diên Biên Phu bien qu’il rappelle avec suffisamment de précisions les conditions de création du camp et qu’il évoque quelques-uns des combats. Ceux-ci ont tous été écrits d’après les témoignages des survivants rencontrés par l’auteur. De nombreuses annexes complètent l’ouvrage et permettent de mieux comprendre l’état d’esprit des prisonniers revenus des camps du Viêt-minh.

Le Feu des Collines
Jean-Pierre Le Marc,
Editions Alain Bargain,
288 pages, 110F.

Découverte 

Le miracle de la presse chrétienne

Partout en France a eu lieu le 1er février la Journée Chrétienne de la Communication. L’occasion de découvrir pour certains d’entre nous l’abondance de titres dans ce registre particulier : les journaux paroissiaux. Le Finistère est l’un des départements où cette presse conserve une belle santé. Il existe à ce jour une quarantaine de journaux paroissiaux, dont certains affichent un âge vénérable : La Voix du Pays de Saint-Pol-de-Léon serait le doyen avec ses 70 ans d’existence, Kleier an Arre (Sizun) revendique 60 ans, L’Echo de Douarnenez 40 ans. Certains ont changé de cap. Ainsi, la Voix de Saint-Renan est devenu depuis deux ans Quatre Clochers au Pays d’Iroise, journal entièrement rédigé localement et distribué dans toutes les boîtes aux lettres.
Les journaux paroissiaux actuels sont mensuels, trimestriels ou... épisodiques (trois ou quatre numéros par an). La plupart sont gratuits ou vendus à un prix modique. Quatre d’entre eux seulement utilisent un fonds commun national, alors qu’une trentaine de paroisses s’abonnent à la banque de données diocésaines Finis’termes, produite par Chrétiens-Médias 29.
Une fois l’an, les rédacteurs de journaux paroissiaux se rencontrent pour réfléchir et échanger sur différentes questions qui se posent quand on édite un journal : comité de rédaction, finances, diffusion, etc.
(Source : Chrétiens Média 29. Contact : Claire Quiviger)
 
 

Dimanche Ouest-France
    a du plomb dans l’aile
 

Envisagée depuis vingt ans, étudiée depuis 1992, lancée en décembre dernier, la formule Dimanche Ouest-France surnommée « le DOF » par ses journalistes, a du mal à décoller. Dans un premier temps, les dirigeants du quotidien rennais ont refusé de communiquer les résultats de cette nouvelle offre d’édition dominicale de Ouest-France. « Si les chiffres étaient bons, on n’hésiterait pas à les rendre publics », marmonnait un journaliste d’une rédaction détachée. « Le retour des ventes est plutôt négatif, c’est clair. Mais on nous cache les chiffres », confirmait un autre au siège, à Rennes. Finalement, hier soir, la direction du numéro un des quotidiens français, crédité en semaine d’une vente moyenne de 800 000 exemplaires, a annoncé que Dimanche Ouest France vend en moyenne 175 000 exemplaires. Après un tirage inaugural d’un demi-million d’exemplaires, la version dimanche doit atteindre 250 000 pour être en équilibre. Ouest-France compte gravir la pente d’ici la fin de l’année (...) « Si le Journal Du Dimanche avait nos résultats, il serait très heureux », se contente d’affirmer Yvon Le Chevestrier, rédacteur en chef du Dimanche Ouest-France - Le JDD vend dans l’ouest 60 000 à 80 000 exemplaires.

« Les trois derniers numéros ont respectivement gagné 5 000, 7 000 et
20 000 exemplaires, se rassure Yvon Le Chevestrier. On est sur la courbe de progression prévue. Ca a bien mordu auprès des moins de 30 ans, notamment à cause du guide culturel des sorties. Mais c’est vrai, le besoin reste à créer. Et pour les plus de 60 ans, habitués à un format, à un rythme déroulé sur la semaine, il y aura un temps d’adaptation plus long ».
Divisé en quatre sections, Actualité, Familles, Guide et Sports, le contenu du DOF soulève des réticences au sein des rédactions du quotidien : certaines pages ressemblent trop à des publi-informations. Produits et gadgets présentés y font la part belle aux marques, et le procédé, classique dans les magazines nationaux, choque certains : l’éthique et les valeurs démocrates-chrétiennes prônées par le journal ne font pas vraiment bon ménage avec les prescriptions de consommation. Quant aux articles, brefs, en gros caractères, ils paraissent suivre le style InfoMatin. Sur le contenu, Michel Nozière, directeur général du groupe, reconnaît qu’ »il y a quelques petits problèmes d’affinage, mais que 90% de l’équipe recrutée donne satisfaction ». Il annonce les évolutions : une page ouverte aux avis d’obsèques, un concours avec séjours et téléphones portables à gagner, une édition spécifique pour la Vendée, jusque là couplée avec le Maine-et-Loire. « Financièrement, on est dans l’épure que l’on s’est tracée . On espère à terme reconquérir nos lecteurs », commente Michel Nozière. La Reconquête de l’Ouest, 52 fois par an.

Nicolas de La Casinière
Libération, 26 février 1998

 
Vite dit

Le WEB en breton
Pour les bretonnants ou ceux qui désirent le devenir, l’association Sav-Heol a mis sur pied un serveur WEB intitulé : Kervarker. On peut y trouver des cours de breton, des récits, des proverbes, un aperçu de l’Histoire de Bretagne, etc.

http.www.enst-bretagne.fr/kervarker

France 3 : un créneau supplémentaire
Premier résultat concret de la grève menée cet hiver par le personnel de France 3 : la direction de la chaîne a octroyé aux Régions un nouveau créneau d’émission. Il s’agit de 26 minutes entre 18H30 et 19H, chaque dimanche. Le contenu de ce décrochage est laissé à l’initiative des Régions.

7 à l’Ouest jette la plume
Le magazine né en décembre dernier en Loire-Atlantique n’aura vécu que l’espace de dix numéros. Victime de la désaffection du public (moins de
2 000 exemplaires vendus les dernières semaines contre 12 000 espérés au terme du lancement), Guy Scherrer et Catherine Bernard ont préféré mettre un terme à l’aventure. Hypothèse d’explication à cet échec : un marché trop étroit en province pour un hebdomadaire généraliste, à moins d’avoir le soutien d’un puissant groupe financier. 7 à l’Ouest range sa plume avec élégance : plutôt que de recourir au dépôt de bilan, il a préféré la solution de la liquidation à l’amiable. Ainsi, ont été payés non seulement le personnel (14 personnes dont six journalistes) mais aussi les traditionnels dindons de ce genre de farce : pigistes, fournisseurs, etc.

O.B.E. : journée d’été à Morlaix
L’Organisation des Bretons de l’Extérieur a tenu son assemblée générale en janvier, à Bruxelles. Parmi les projets énoncés, l’organisation  de la prochaine « journée d’été » fin juillet (date à préciser ultérieurement), dans la cité finistérienne. Le thème choisi : les médias au service de la communication bretonne mondiale, à l’heure du multimédia. Contact : Annaïg Chapel au 02 98 32 41 61.

Le Peuple Breton relaxé
Comme les juges de première instance, les magistrats de la cour d’appel de Rennes ont prononcé la relaxe pour Joël Guégan, directeur du Peuple Breton, dans le procès en diffamation que lui intentait Fernand Le Rachinel, propriétaire de l’imprimerie « Les presses bretonnes ». Les magistrats ont estimé que les propos rapportés dans le mensuel, faisant état de l’appartenance du nouveau propriétaire de l’imprimerie au Front National, étaient indiscutables.

Les druides contre F.O.
L’association néo-druidique Gorsedd n’a pas apprécié que le périodique de Force Ouvrière (F.O.), L’Ouest Syndicaliste, dans sa livraison de septembre 1997, présente ladite association comme une secte ayant collaboré avec le pouvoir vichyste durant la seconde guerre mondiale. Le Gorsedd, présidée par Gwenc’hlan Le Scouëzeg, attaque donc notre confrère en diffamation. Un procès qui devrait évoquer le rôle des « druides » bretons durant l’Occupation.
 

Carnet

Adhésions :
Lionel Bonis, pigiste à France 3 Iroise
Pierre Gallais, de l’Alsace à Mulhouse
Pascale Lemmonier, pigiste AFP et RBO, à Brest
Michel Sourget, Alternante FM (radio associative de Nantes).
Naissances :
Un petit Tanguy est arrivé sous le toit de Clarisse Lucas . Autre arrivée, celle de Loïc chez Bruno Gilbert.
Remerciements :
Roger Faligot remercie amicalement tous les confrères et consoeurs qui se sont manifestés à l’occasion du décès de son père.

A lire

Algérie, Le livre noir, tel est le rapport accablant publié par Reporters sans Frontières et trois autres organisations de défense des droits de l’Homme (Amnesty, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme et Human Right Watch) et que nous recommandons, notamment pour le chapitre sur la presse (Editions la Découverte).

Publié voici quatre ans, La Question du Kosovo (Fayard) est malheureusement d’actualité au moment où les forces serbes vont réprimer le mouvement d’opposition albanaise jusqu’ici purement pacifique. Il s’agit d’entretiens avec le leader Ibrahim Rugova réalisé par Xavier Galmiche et notre amie Marie-Fraçoise Allain (dont on trouvera le récent article publié dans Le Monde : « Kosovo : l’odeur de la guerre » sur le site internet de Reporter Breton).

Bruno Gilbert, membre de notre association, publie aux Editions Alain Bargain 20 ans... et l’Amoco ? C’est le résultat d’une enquête sur l’héritage que le naufrage de l’Amoco Cadiz a laissé dans les domaines du transport maritime, de la sécurité en mer, de la pollution, etc. Parution : le 12 mars. Contact : B. Gilbert 02 98 80 51 70.
 

Le 6 février dernier

Une soirée instructive!

Une vingtaine de membres de l’association s’est retrouvée le vendredi 6 février à la Cinémathèque de Bretagne, à Brest, autour de la projection du reportage de Channel 4 consacré « aux vies secrètes » de la princesse Grâce Kelly. Diffusé le 29 décembre 1997, ce 52 minutes a fait parler de lui en évoquant l’intronisation de Grace Kelly à l’Ordre du Temple Solaire.
A l’issue de la projection, Renaud Marhic, qui a participé à l’enquête, a expliqué comment ce travail lui avait permis de comprendre la toile d’araignée tissée par l’OTS en principauté de Monaco, par l’intermédiaire de personnes très influentes dans l’entourage du couple princier. Il a évoqué les différentes pistes qui lui a fallu vérifier, les recoupements, et les doutes qui subsistent. Ainsi, pourquoi le témoin qui a tout déclenché, un petit escroc ancien membre de l’OTS, a-t-il voulu de lui même révéler un certain nombre de choses à la presse. Parce qu’il se sent menacé ? A-t-il été manipulé par quelqu’un qui cherche à nuire à la Principauté ? La question reste en suspens.
Les retombées médiatiques de ce reportage sont étonnantes : si l’information a été assez largement reprise en Angleterre, elle est restée assez discrète en France. Surtout, aucune rédaction n’a cherché à enquêter sur les affirmations contenues dans le reportage. Plusieurs journaux ont même expressément refusé d’écrire la moindre ligne alors que le sujet, de leur propre aveu, les intéressait. Renaud Marhic y voit sans l’ombre d’un doute l’expression d’un syndrome « trottinette -encornet » qui touche la presse français depuis l’affaire Yann Piat, et dans une moindre mesure l’affaire Diana (la fameuse Fiat Uno). Nombre de confrères préfèrent se taire que provoquer des remous et s’exposer. La timidité des médias français trouverait là son origine plus que dans d’éventuelles pressions politico-diplomatiques. Deux exemples : l’AFP n’a publié une dépêche que le 25 décembre ( date bien choisie alors que l’info était connue depuis plusieurs jours !) pour dénigrer le contenu du reportage, tandis que France 2 se dit prêt à acquérir les droits de diffusion mais à la condition de couper la troisième partie, celle où il est question, précisément, des rapports entre Monaco et l’Ordre du temple Solaire !

La soirée s’est achevée autour d’un kig ha farz.
 

L’Association des Journalistes Bretons co-organise la venue de Dominique Foulon en Pointe de Bretagne pour la Saint-Patrick. L’auteur de Pour Dieu et l’Ulster (histoire des Protestants en Irlande du Nord) aux Editions Terre de Brume présentera son livre à Dialogues (Brest) le vendredi 20 mars à 18 heures, puis à la librairie Champ des Livres (Plougastel) le 21 mars à 11 heures.
L’après-midi de ce samedi-là, Dominique Foulon et Roger Faligot animeront un débat sur « L’avenir des négociations de paix en Irlande », à la Bibliothèque de Plougastel.
 


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Association des journalistes bretons et des pays celtiques 
Ti Kêr- Mairie 
29470 Plougastel-Daoulas
Fax : 02 98 07 10 46
 

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