ARCHIVES
 
 
UN PARC DE LOISIRS VIRTUELS EN PROJET EN BRETAGNE

Par Françoise Boiteux-Colin

 Au printemps prochain doit s'ouvrir, dans une ville bretonne, un parc de loisirs entièrement équipé de machines virtuelles axées sur la pratique de sports extrêmes. Un projet inédit développée par Bernard Marti, informaticien et dirigeant de la société Nova Robotic.

 Dans son numéro spécial XXIe siècle, la revue Capital annonce pour 2050 l'apparition du surf virtuel et autres sports que l'on pourra pratiquer en chambre, par électronique interposée. Pas de chance, les futurologues ont été pris de vitesse : le surf virtuel existe. Il a été inventé par un informaticien adepte de ce sport de glisse qui s'est fixé à Riec-sur-Belon pour fonder sa société, Nova Robotic. Bernard Marti, patron de la jeune entreprise créée fin 1996 a 15 ans de métier derrière lui. Il a bourlingué sur tous les plus gros ordinateurs du monde qui sont aujourd'hui devenus des dinausaures. Alors, l'informaticien a changé son fusil d'épaule pour se lancer dans le domaine des sports virtuels et inventer des programmes innovants : "J'aurais pu implanter Nova Robotic n'importe où. J'ai choisi la Bretagne car j'y ai des attaches. De plus, j'ai trouvé ici un réseau d'expertise pour la sous-traitance. Notamment  A3 Technologies à Landivisiau pour la partie hydraulique des simulateurs, Kitech à Brest pour l'assemblage informatique ".

 Les vagues du Pacifique en costard-cravate
========================================

 Après avoir développé en première mondiale le "virtuel surfing" qui vous permet, même en costard-cravate, de planer sur les déferlantes du Pacifique, Nova Robotic a mis au point d'autres machines virtuelles susceptibles de vous transporter pour un trekking sur la planète Mars, un rafting dans les plus impressionnants canyons, une virée en deltaplane ou encore une plongée abyssale dans les cités englouties de l'océan...
Décharges d'adrénaline et dépaysement garantis, le tout sans mouiller votre chemise. Il vous suffira de coiffer un casque virtuel, l'informatique fait le reste.
 Fort de son expérience dans la conception de ces simulateurs à vocation sportive et du succès commercial qui s'en est suivi, Nova Robotic lance un projet de parc de loisirs pour lesquelles six villes bretonnes sont déjà en lice. On ne connaît pas encore l'heureuse élue, mais Bernard Marti a prévu l'ouverture de ce parc pas comme les autres dès le printemps 1999. "La capacité de l'équipement sera de 2 000 à 2 500 personnes par jour. L'idée est d'ouvrir une première tranche en 1999, puis d'agrandir année après année. C'est un produit conçu pour fonctionner toute l'année. Nous comptons
fixer deux jours le public sur ce parc, la ville qui l'accueillera devra
donc posséder une infrastructure hôtelière suffisante. Le parc, clé en main coûte entre 7 et 10 MF avec un retour sur investissement très rapide".
 Outre le terrain d'aventure virtuelle pour tous les publics "de 4 à 70 ans et plus", le parc comportera un laboratoire de recherche/développement  qui va accueillir des stagiaires, notamment de l'ENIB de Brest qui est déjà partenaire de Nova Robotic. Les étudiants plancheront sur des idées nouvelles pour le parc. Dès l'ouverture, Nova Robotic se transportera sur le site et cinq à dix emplois permanents devraient être créés.
 A terme, Bernard Marti entend bien exporter son concept de parc virtuel en Australie, au Canada et aux U.S.A. D'ores et déjà, API Smart de Saint-Malo, société d'exportation de technologies représente Nova Robotic Outre-Atlantique.

                                          Copyright  Françoise Boiteux-Colin

Publiée in Bretagne Economique et Associated Press.

  

 

 

Association des journalistes bretons et des pays celtiques 
Ti Kêr- Mairie 
29470 Plougastel-Daoulas
Fax : 02 98 07 10 46




BretagneNet