1652 : arrivée des Ursulines

 

 Le 20.09.1652, Madeleine de Rosmadec, ursuline à Quimper, vint, avec deux autres religieuses, fonder le monastère de PONT-CROIX.

Sébastien, chef de nom et d'armes, marquis de Rosmadec, se fait reconnaitre par les dames ursulines comme fondateur. Elles s'engagent, le 18.03.1679, à mettre ses armes dans la pierre fondamentale. Elles auront à charge de faire célébrer deux messes par semaine, d'accepter une religieuse sans dot, de faire le catéchisme ou de déléguer pour ce un prêtre . Elles vivent selon la règle de Saint Augustin, sont cloîtrées mais sont chargées, par voeux, d'instruire la jeunesse, reçoivent pensionnaires et externes de la ville et des environs gratuitement. Elles mènent une vie austère et sobre. Elles donnent toute satisfaction à la municipalité, qui tient beaucoup à leur présence.

Leur nombre augmenta assez rapidement. En 1749, elles sont 49. Quand survint la Révolution, elles atteignent le chiffre de 34, soit 19 professes de choeur, 2 novices et postulantes, 10 professes converses et une postulante. La plupart des soeurs de choeur sont issues de la petite noblesse des environs.

Elles supportent les évènements révolutionnaires avec civisme, font don de quelques objets précieux à la " Nation ", déclarent intégralement l'état des biens, subissent les effets des décrets de la Constituante et de la Législative qui suppriment congrégations et voeux religieux, les chassent de chez elles, en dépit des certificats de civisme délivrés par la municipalité.

Le couvent est évacué et mis en vente. Le 30.10.1793, il est affermé : " la maison principale servit de caserne, de fabrique de salpêtre; le réfectoire devint un appartement à boeufs et la chapelle un temple de la Raison...." Le couvent, comme tel, ne reprit jamais vie à PONT-CROIX .

 A voir : Le Séminaire