Les embruns de la Révolution

  

Les XVII et XVIII ème siècles furent plus calmes pour le CAP SIZUN. PONT-CROIX, comme autres lieux, subit les embruns de la révolution parisienne : assez bon accueil au début, puis lassitude des violences et des bouleversements.

C'était une ville avec les éléments judiciaires de base et non un gros bourg de campagne. La cité fut donc érigée en chef-lieu de district qui engloba Douarnenez, puis le 30.01.1790 en chef-lieu de canton, dont la mouvance s'étendit sur tout ce qu'on appelle le Pays Capiste ou tout simplement le Cap.

Comme bien des villes PONT-CROIX subit quelques excès : bris de vitraux, de croix ou de statues, parodies du culte avec la déesse Raison, chasse aux prêtres réfractaires dont le recteur et le vicaire.

La réorganisation religieuse instituée par le Concordat de 1801 décrocha PONT-CROIX de Beuzec-Cap Sizun, la trêve étant érigée en paroisse de pleine exercice avec titre de doyenné. C'était une confirmation du caractère de capitale régionale, même si en 1800 la population de Beuzec (1510 habitants) dépassait encore celle de PONT-CROIX (1410 habitants) et surtout celle d'Audierne (1017 habitants).

Un siècle plus tard, en 1901, Beuzec en était à 2254, PONT-CROIX 2847, Audierne à 4677 : renversement démographique du à l'évolution économique et aux modifications des voies d'accès vers le Cap.