Le Musée du Patrimoine

Musée ouvert depuis le 25 Avril 1997

  
Les deux jeunes guides du musée portant le costume durant la fête de Mouezh Ar Gelted . Au mois de juillet : une fête à ne pas manquer . elle retrace les traditions des marchés d'autrefois .

 

Le musée comprend :
Au rez de chaussée

Le bistrot-épicerie
Avec ses deux comptoirs , comme il était jusqu'à la dernière guerre.

Toute la population se croisait là : les maîtresses des maisons modestes, les employées des maisons bourgeoises, les enfants à la recherche des bonbons, d'un sou, les hommes à la fin de leur travail.

Les jours de foire ces boutiques ne se vidaient qu'à la nuit tombée. Elles constituaient de hauts lieux de la vie sociale et communautaire.

A l'épicerie, on pouvait trouver tout ce qui était nécessaire à la bonne marche de la maison : du café, du sucre, du chocolat , le sel, le poivre, le beurre en livres moulées à l'aide d'un moule de bois reproduisant une fleur, une vache. (chaque fermière ayant son dessin, sa marque).On y trouvait aussi les balais, les conserves, les bonbons, les surprises, le bois de réglisse pour les enfants, le pétrole pour les lampes, les charbons de bois pour les fers à repasser.

La confiture était vendue au poids. On venait la chercher dans un bol.

Au bistrot, on trouvait essentiellement du vin blanc et rouge et du "fort". Quelques apéritifs dont nous ne pourrons citer que quelques marques, SUZE, DUBONNET, CLAQUESIN, et BYRRH. Le pastis du moment était une sorte d'anisette nommée " eau vulnéraire ". L'eau de vie "trois étoiles" baptisée "odivi" ou "kougnak". On buvait aussi la menthe pastille ou la Marie - Brizard.

La pièce bretonne

PONT-CROIX était le carrefour obligé entre le pays de Douarnenez, le Cap "profond" et le pays Bigouden. Les différentes " kiz "(coiffes) cohabitaient à PONT-CROIX. La mariée venant y habiter, apportait souvent son armoire ou un autre meuble.
Nous y trouvons :
- le coin repas délimité par le lit clos et " le drustuill " (sorte de cloison), meuble propre au Cap Sizun.

- à son dos, dans l'angle de la cheminée " le poste d'eau ", où l'on préparait les repas et faisait la vaisselle.
- la cheminée décorée d'assiettes.
- à droite, sous l'étagère de pierre incluse dans la muraille, l'orifice d'évacuation des eaux usées.
- l'armoire à cinq portes commune à Plouhinec et Mahalon, le vaisselier du Cap-Sizun, l'horloge.

L'écurie

Elle est pavée de galets de mer posées sur chant. Y sont exposés les outils d'autrefois.

La tour située à l'arrière du marquisat. Elle renferme le magnifique escalier en pierres : voir ci-dessous
 

De l'écurie, nous avons accès directement à la cour et au jardin qui débouchaient autrefois sur la rue des Ursulines aujourd'hui Laënnec.

 L'escalier de la tour

Il a nécessité de gros travaux de remise en état .

  A l'étage

La chambre 1900
meubles de merisier, lits de coin, bercelonnette, le très ancien gramophone, machine à coudre...

La pièce des expositions (peintures, photos, maquettes)

La chambre des " kiz " (coiffes):

on y trouve toutes les coiffes portées dans le Cap Sizun : la pomponne, la penn-sardin, la kapenn, la bigoudenne et la sénane. Et aussi les chapeaux , les costumes masculins et féminins.

 

La chambre de la mémoire

les photos du pays au cours de ce siècle, classes scolaires, mariages, ateliers.

La chambre de la tour
son empoutrement est d'origine. La vue sur la rivière est unique. On y expose tableaux, maquettes.