Les mendiants

 

 

Jusqu'au début de ce siècle, en ville, en campagne, nombreux étaient les mendiants : ils accouraient dans les foires, les marchés et les lieux de pélerinages. Il y en avait donc à PONT-CROIX, tant autochtones que mendiants de passage. En 1846, sur 2175 habitants, cinq cents pauvres étaient connus officiellement.

 

" Tous les vendredis, les pauvres de la ville allaient d'une porte à l'autre demander la charité. Sur le seuil, ils faisaient une prière et attendaient l'aumône.....On leur donne un sou à chacun ou encore du pain...Les gens aisés avaient leurs pauvres attitrés.

A l'occasion des mariages, les mendiants accouraient à l'entrée de la ferme. Dès que les invités étaient partis, on les conviait à s'asseoir et à partager les reliefs du festin.... Beaucoup de ces humbles quémandeurs arrivaient de fort loin, à pied (il en venait même de Brest) pour assister aux grandes foires de PONT-CROIX....Les mendiants se postaient sur les bas-côtés des chemins , et montrant leurs plaies, leurs membres atrophiés ou leur aspect misérable, imploraient la charité. Les aumônes étaient beaucoup plus larges au retour de la foire....

Après les récoltes, les mendiants allaient de fermes en fermes quêter du blé, de la balle d'avoine, de la paille pour leur grabat....Après l'arrachage des pommes de terre - auquel ils participaient, ce qui leur valait paiement, logis et nourriture - ils allaient quêter des pommes de terre.

Les mendiants gyrovagues exerçaient un attrait incontestable sur les enfants, et même sur les grandes personnes : c'étaient d'intarissables conteurs d'histoires.....Certains rapportaient de pèlerinages lointains images pieuses et médailles, qu'ils revendaient tout au long de la route. (d'après Roger GARGADENNEC)