N°3
Novembre 99

on line

Au sommaire de ce numéro :
Des marées et des bogues...
Demandez le programme !
Le moulin en vedette dans le Chasse-Marée.
Allo, le Birlot ? Ici la terre…
Trois siècles et demi : un âge respectable…

Le bogue de l'an 2000 n'aura pas lieu !

Les travaux de l'an 2000.

Les vérifications sont faites, l'horloge de l'ordinateur « astral » du moulin passera le cap de l'an 2000 sans problèmes; sous l'effet de l'onde marée, les portes à mer s'ouvriront à l'heure prévue et se refermeront bien à deux heures du matin le 1er janvier 2000.
Dormez en paix, chers adhérents ! !
Soyez tranquillisés aussi : après le cinquième exercice comptable, il aurait été en effet désagréable d'apprendre que les 332.000 F de cotisations, de souscriptions et de prix  investis dans la réhabilitation, sans parler des 300.000 F de mécénat, ne serviraient plus à rien, du fait de quelque bogue mal " luné " !
Ceci dit, les moulins à marée en ont vu d'autres (passages de millénaire) : nous avons appris depuis peu que l'appareillage d'un moulin datant du 8 ème siècle avait été retrouvé presque intact dans le nord de l'Irlande.
De là à en déduire que les moulins  passent effectivement le triple zéro contre vents et marées, il n'y a qu'un pas vite franchi…..
Bon millénaire à notre moulin restauré !
Et soyons plus modestes, bonne année 2000 à vous tous !

Jacques GLON

Comme nous sommes prévoyants, nous avons un peu anticipé sur l'an 2000 : les travaux sont déjà en cours de réalisation.
Les meules que nous avons récupérées dans un moulin de Ploumagoar (près de Guingamp) et qui étaient exposées devant la mairie ont été déplacées. Elles sont descendues (pas toutes seules, heureusement !) près de la station d'épuration où se trouve un poste de soudure. Ainsi des frettes (ou cerclage), entourant les meules et maintenant les pierres, ont été ajustées et soudées. Il ne reste que la finition des plans externes des meules, le ragréage. Lorsqu'elles seront mises en place, 4 petites masses de plomb seront coulées dans des petites cavités sur le des-sus de la meule supérieure (ou  meule courante puisque c'est celle qui tourne) afin qu'elle soit parfaitement équilibrée sur l'axe vertical qui la supporte.
Les travaux de menuiserie restants sont, eux aussi, en cours de réalisation dans l'atelier de Gilles Morio : les différentes pièces de bois qui maintiennent la meule dormante ou gisante (celle qui est fixe) en place; l'archure qui est le coffre octogonal entourant les meules et qui reçoit la farine éjectée des meules par la force centrifuge; le couvercle de l'archure; la trémie qui sert d'entonnoir pour verser le grain, le berceau qui la soutient et l'auget, goulotte qui dépose le grain au centre de la meule courante; enfin, le
strakell ou babillard, qui fera, nous l'espérons, résonner le tic-tac du moulin au printemps prochain !

Un bel article dans le Chasse-Marée.

Saga Internet : le monde en direct.

La revue douarneniste d'histoire et d'ethnologie maritimes nous a consacré un article de 6 pages dans son numéro de septembre (n°127).
Cette revue met en parallèle dans deux articles distincts les restaurations des deux moulins à marée insulaires bretons : celui de l'île d'Arz dans le golfe du Morbihan et celui qui fait l'objet de toutes nos attentions…
Le journaliste André Linard était venu faire son reportage voici deux ans mais la parution de l'article a été retardée à cause de l'accident survenu sur le site du moulin que gère l'association du moulin de l'île d'Arz où, d'après ce que l'on nous a dit, un jeune homme est décédé alors qu'il essayait en jouant de passer par une porte à mer à clapet probablement semblable aux nôtres.
La responsabilité du Président de l'association qui loue le moulin, avec pour vocation bénévole de le réhabiliter,est recherchée devant les tribunaux.
Du coup, à Bréhat, par mesure de précaution, la commune propriétaire du site y a interdit les baignades.Comme de tous temps les baigneurs se sont amusés à passer sous les voûtes en nageant, cette interdiction n'est pas toujours comprise ni respectée…
Cet article  nous fait revivre l'histoire ancienne du moulin mais surtout sa renaissance depuis 1992. Enfin, de belles photos signées Michel Thersiquel, photographe reconnu, agrémentent le texte.

Les commandes affluent ! Serons-nous en mesure de livrer 20000 tonnes de farine en Grèce, 50000 à Sri Lanka, 25000 aux USA et quelques livraisons supplémentaires pour la Jordanie et les Emirats Arabes Unis qui veulent faire délivrer la farine en Côte d'Ivoire ?
Parmi le courrier électronique que nous avons reçu, une question nous a été posée par un égyptien fabricant de croissants : pourquoi doit-on utiliser de la farine de froment pour fabriquer des croissants ? A mon avis, s'il est fabricant de croissants, il est temps qu'il se pose la question !
Nous avons également reçu une proposition de Hengshui (en Chine, comme vous le saviez certainement !) concernant du bromate de potassium. Jacques Glon me dit que le potassium, c'est pour traiter les patates et le bromure pour traiter autre chose… Aurions-nous un spécialiste ? (en matière de patates, bien sûr !)
Bon, je vous laisse, je m'en vais de ce pas moudre quelques tonnes !

De la naissance à la renaissance.

L'historique du moulin du Birlot mais aussi des deux moulins à vent de Bréhat sera publié au fil des numéros du Strakellig. Le précédent épisode nous avait laissé en 1611.

SUITE DE L'ARTICLE