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2000 dans la ligne de mire !
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Le Conseil général nous encourage.
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Cela fait déjà presque trois ans : BREST 96, remise des prix du Concours National du Patrimoine des Côtes et Fleuves de France. Bernard CADORET, de la revue Le Chasse-Marée, l'annonce : le moulin du Birlot remporte le premier prix ! Jacques GLON fait un discours de remerciements (un peu préparé auparavant, au cas où…) et je ne peux m'empêcher d'ajouter une bêtise (un peu préparée elle aussi…) : je ferai des crêpes avec la farine du Birlot en l'an 2000 ! Bon, maintenant que je l'ai dit, il faut assumer… Trois ans plus tard, où en sommes-nous ? Après les vannes et la roue en 97, les gros travaux de maçonnerie et l'achat des meules en 98, nous continuons le mécanisme cette année (voir page 2). Nous n'en aurons pas fini pour autant : les meules ne seront, normalement, mises en place que l'an prochain ainsi que leur habillage, la trémie et… le strakell. Mais nous n'avons jamais été aussi proches de la ligne d'arrivée ! Et c'est là que je voulais en venir : tout cela n'a été possible que grâce à votre soutien constant et vos encouragements. Alors aidez-nous encore à tirer ce dernier bord et virons la bouée du millénaire avec notre rêve réalisé ! Puisque je vous le dis : je vous ferai des crêpes en 2000 !
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Pour la troisième année, nous venons de recevoir le Prix d'Encouragement et de Sensibilisation au Patrimoine du Conseil Général des Côtes-d'Armor pour 98. Quatre mille francs dans notre escarcelle qui serviront au financement de nos travaux. Ce prix récompense les actions des associations en faveur de la restauration du patrimoine du département.
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Le programme des travaux de cette année.
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De la farine du Birlot aux quatre coins du monde !
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Dans le premier numéro de Strakellig, nous vous faisions part de la naissance du site Internet de l'association. Quelques-uns parmi vous ont été le visiter et ont laissé des commentaires d'encouragement : qu'ils en soient remerciés. Nous avons aussi de nombreux visiteurs qui ne font pas partie de l'association, puisque le nombre de connexions tourne autour de 500 par mois. Nous sommes ainsi en relation avec d'autres moulins à marée présents sur le WEB : au pays basque espagnol, au Portugal (où un grand nombre de moulins à mer ont existé), en Angleterre et sur la côte est des Etats-Unis. Certains d'entre eux font déjà de la farine de temps en temps, d'autres restaurent le bâtiment... Mais le plus amusant, c'est que nous avons des demandes émanant du monde entier afin de connaître le tarif de notre farine ! Ainsi des courriers électroniques nous sont parvenus de Tashkent (Ouzbékistan), Qostanaï (Kazakhstan), Karachi (Pakistan), Miami (Floride), Subaraya (Indonésie, île de Java) afin que nous fournissions pas moins de 2000 tonnes de farine à chaque fois... Dans le même temps, une société turque de Gaziantep se proposait de nous fournir en sacs de toutes tailles : c'est que pour mettre 2000 tonnes de farine, il en faut quelques-uns ! Nous avons expliqué à tous ces clients potentiels que cela était tout de même un peu prématuré, n'étant, pour le moment, en mesure de fournir que de la farine VIRTUELLE...
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Dès le mois de juin, le charpentier-amoulageur qui nous a fait la roue et les portes à mer, Gilles MORIO, sera à nouveau à pied d'œuvre dans son atelier de Châtelaudren. Pour le début du mois de juillet, la trempure, la lanterne et l'arbre vertical (cf. schéma) seront en place. Ces pièces forment le mécanisme de transmission du mouvement de l'arbre horizontal aux meules. Afin que nous puissions faire tourner la roue sans que les meules soient en mouvement (risque d'usure ou de chauffe), il fallait que le mécanisme soit débrayable. Cet impératif a nécessité une étude de la part de Gilles MORIO : deux flasques en inox, sur l'axe vertical, seront accouplées afin de mettre la meule supérieure en rotation et séparée dans le cas contraire. Ainsi, on pourra voir tourner le mécanisme dans sa totalité, sauf la meule du dessus dite " courante " (la meule du dessous, fixe, est appelée meule " dormante " ou " gisante " ). Le coût de ces travaux (y compris les pièces de cerclage et d'embase en inox) se monte à 53 000 F. La mise en place des meules et ce qui va avec (coffre d'entourage ou archure, trémie, auget, strakell ou babillard…) se fera l'an prochain où nous aurons fini de rembourser notre participation aux travaux de réparation de la digue à la commune. Il ne nous restera plus qu'à aller en apprentissage chez un meunier pour apprendre à moudre le grain !
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La vie de château pour la maquette du moulin.
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De la naissance à la renaissance.
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Lors des fêtes maritimes de BREST 96, nous avons tissé des liens d'amitié avec d'autres amateurs de patrimoine, en particulier les « moulineux ». Nous avons échangé des informations concernant nos restaurations et des trucs de maquettistes… C'est ainsi que Jean ISTIN, organisant une exposition sur les moulins au Château de Trévarez (Saint-Goazec, Finistère) nous a proposé d'exposer notre moulin à marée, parmi de nombreux autres moulins, à vent ou à eau. La maquette a donc pris la vedette, cap à l'ouest, rejointe sur place par des panneaux explicatifs. Cette très belle exposition durera jusqu'au 31 août et nous vous engageons à pousser jusqu'au penn ar bed - bout du monde - pour la visiter, ainsi que le parc du château, réputé pour ses 85 hectares de fleurs magnifiques.
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L'historique du moulin du Birlot mais aussi des deux moulins à vent de Bréhat sera publié au fil des numéros du Strakellig. Le précédent épisode nous avait laissé en 1539.
SUITE DE L'ARTICLE
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