N°1
Novembre 98

on line

Au sommaire de ce numéro :
C'est nouveau, ça vient de sortir !
Le moulin visible du monde entier
Le choix d'un titre : pas si facile...
Thalasso un jour par an !
Trois siècles et demi : un âge respectable…
La reprise des travaux.

Tout nouveau, tout beau !

Le moulin @ marée surfe sur le WEB !

Nous avons décidé de vous faire parvenir notre lettre d'information sous une autre forme, plus attractive.
Ce journal paraîtra au moins deux fois par an et servira de lien entre tous les adhérents.
Vous retrouverez donc dans ces pages des informations sur les réalisations en cours ou prévues au moulin, des articles traitant de son histoire, des interviews et bien d'autres sujets encore.
Bien entendu, nos pages sont ouvertes ! Quiconque se sent des humeurs de rédacteur peut nous faire parvenir un article, des suggestions, des commentaires ou pourquoi pas des annonces…
Nous faisons aussi appel aux familles bréhatines dont les ancêtres ont été meuniers ou  même propriétaires du moulin du Birlot mais aussi des moulins de Krec'h Tarek ou de Krec'h ar Pot : peut-être avez vous encore des archives intéressantes, des inventaires de notaires ou avez-vous entendu des anecdotes racontées par vos parents ?
Vous l'avez compris : tout nous intéresse !
Nous espérons bien que cette nouvelle présentation vous plaira et nous attendons vos commentaires.

Marion LE PACHE

Ce n'est pas parce que l'association est aux petits soins pour un ancêtre âgé de 3 siècles et demi qu'il ne faut pas utiliser les moyens modernes de communication.
Aussi, depuis la mi-octobre l'association est présente sur la « toile mondiale » d'Internet.
Le site Internet du moulin du Birlot est visible de toute la planète, dès lors que l'on possède un micro-ordinateur équipé d'un modem. On peut nous faire des commentaires sur le moulin depuis Rome, Tokyo, Los Angeles ou… l'Arcouest ! On peut également nous expédier du courrier électronique par notre boîte aux lettres.
C'est beau le progrès ! Alors tous à vos souris, nous regardons le compteur qui augmente à chaque fois qu'un visiteur vient voir notre site.

Strakellig, pourquoi ce nom ?

Corvéables et heureux de l'être !

Comment occuper sainement une journée d'été sous le soleil ? Et si on allait prendre un bain de vase ?
C'est ce qu'ont fait plus de 6 douzaines de personnes ce 11 août dernier. Bottés, engueunillés et prêts pour un après-midi de travail et… de rigolade !
Le but était de prélever de la vase à un endroit précis de l'étang et de la transférer sur la digue afin d'en rejointoyer les pierres. Le tout en une noria de seaux remplis dans un sens et vides dans l'autre.
Au bout d'un certain temps, le ballet était bien rodé et la surface de digue recouverte de vase assez imposante.
Nous tairons dans ces lignes le nom de la personne qui, la première, a fait voler la vase. Sachez pourtant qu'elle fait partie du conseil d'administration de votre association ! Quel mauvais exemple bientôt repris par tous… Et la vase de voler au-dessus et surtout sur les têtes !
L'Académie Française n'était pas en reste : son très digne représentant s'en est retourné chez lui au Nord, maculé de vase après avoir sauvagement agressé à coup de magma visqueux la dite personne du paragraphe précédent !
Le plongeon dans l'étang était la seule issue possible à cette bataille rangée et chaque participant, à peu près propre (sauf notre président « accidentellement » et irrévérencieusement maquillé…), a pu goûter les bons gâteaux préparés par les cuisinières de l'association et le «  kir ar vilin »,  potion magique traditionnelle.

Lorsque nous avons décidé de faire un journal pour l'association, l'une des premières questions que nous nous sommes posée a été : quel nom allons-nous lui donner ?
S'il est une chose qui caractérise parfaitement un moulin en train de moudre du grain, c'est le « tic-tac » que l'on  entend. Ce bruit est dû au battement d'une pièce de bois appelée « babillard ».
Les meules sont enfermées dans une sorte de coffre en bois et sont surmontées de la trémie dans laquelle le meunier verse le grain. Il faut que ce dernier s'écoule de façon régulière dans l'oeillard au centre de la meule. Pour cela, un prolongement en bois de la gouttière où tombe le grain vient frotter contre l'axe vertical qui fait tourner les meules et qui a une forme quadrilatère dans sa partie supérieure (voir schéma). D'où les secousses imprimées au babillard et le « tic-tac » que l'on entend.
La traduction en langue bretonne du babillard est
strakell. Le verbe breton correspondant signifie craquer, détonner, claquer. Mais strakell a également un sens figuré : celui de « cocotte », celle pour laquelle les hommes sont sensés craquer, sans doute…
Ce moulin étant décidément bien craquant, nous avons opté pour « le petit babillard » ou
strakellig qui fera entendre au loin les nouvelles de l'association.

Les travaux reprennent.

De la naissance à la renaissance.

Jacques Glon vous l'avait annoncé lors de l'assemblée générale dernière : les comptes nous permettent de continuer les travaux. Dans un premier temps, il s'agit de reprendre la maçonnerie des deux massifs de pierre à l'intérieur du moulin qui servent de soutien aux meules. Le massif est, près de la porte du bas, formera un escalier qui permettra d'accéder à l'étage des meules.
Nous avons retenu l'entreprise SOS Bréhat, la moins disante, pour réaliser ces travaux de maçonnerie qui devraient commencer avant la fin de l'année.
Viendront ensuite les travaux de menuiserie de l'axe vertical qui renvoie le mouvement de la roue aux meules, des supports de meules, de coffrage…
Toute cette partie est confiée au charpentier qui a déjà réalisé la grande roue extérieure et le rouet intérieur, Gilles Morio qui nous a soumis les meilleures étude et devis, en collaboration avec Jean Peillet.
Ces deux artisans qui travaillent en étroite collaboration, sont allés visiter le chantier avec Jacques Glon afin que tout soit clair.


L'historique du moulin du Birlot mais aussi des deux moulins à vent de Bréhat sera publié au fil des numéros du Strakellig.

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