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PARIS (envoyé spécial) La bataille pour l'ordre moral est engagée " l'exposition de l'horrible " qui vient de fermer ses portes hier soir à Paris, a démontré, si besoin était, que la censure est justifiée. Tout le monde a encore en mémoire les récentes interdictions, qui ont frappé il y a deux mois plusieurs revues publiées en France. Nul aujourd'hui ne conteste cette décision. Mieux, on considère dans les milieux bien informés que ces mesures ne sont qu'un premier hors d'oeuvre. A preuve, la photo que nous publions en exclusivité pour les lecteurs de " NEWS OF SPEZET " est à compter au nombre des prochains documents interdits, et cette décision, a précisé le ministre est motivée par la nécessite de " protéger la jeunesse contre la vague de violence ". De toute évidence, ce document tombe sous le coup du décret-loi du 29 juillet 1939, " relatif à la famille et à la natalité française ", Dans son chapitre intitule " protection de la race ". L'infraction aux bonnes moeurs est nettement caractérisée. Ce document, inédit, n'a pu être identifié avec précision. Mais on pense dans l'entourage du Ministre qu'il pourrait bien être l'oeuvre d'un éditeur peu scrupuleux qui du coup, s'y expose à une peine d'amende et de prison, pouvant aller jusqu'à deux ans (article 283 à 290 du Code Pénal). Le document en question met en présence trois individus, appartenant sans doute à un groupe plus nombreux, et qui apparaissent dans des attitudes peu recommandables pour la jeunesse. Comment ne pas comparer cette photographie à des " oeuvres " telles que " Les Bijoux Indiscrets " de Diderot, qui furent interdits en 1835, ou les " Aventures de Fanny Hill " (interdits en 1863), ou encore les " Mémoires " de Casanova (en 1868), ou enfin les " Contes et Nouvelles " de La Fontaine (interdits en 1875). Les services des contrôles du Ministère de l'intérieur ont par ailleurs nettement établi une analogie " à caractère licencieux ", avec d'autres ouvrage interdit plus récemment, tels que "Histoire d'O" (en 1955, "Hara-Kiri" (en 1970) ou "l'Echo des Savanes". On pourra que féliciter de cette décision qui fait l'honneur de tous les défenseurs de l'ordre moral en France.
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