Roscanvel
Prieuré de l'abbaye de Landévennec, puis de celle de Daoulas, dans un climat d'abri qui lui vaut une végétation exubérante.
A voir, l'église de Saint-Eloi (XVII-XVIIIème siècle), la fontaine Saint-Eloi (1666), et un panorama unique sur Brest et sa rade.
Cette petite agglomération est le centre d'un camp retranché où s'entassent des établissements militaires de tous les âges et de toutes les nations.
Ce verrou de la rade de Brest a été l'objet, au cours des siècles, de toutes les convoitises des états-majors français, espagnols, anglais et dernièrement, allemands.

La pointe des Espagnols
Ce vocable rappelle la bataille qui, en 1594, opposa les Espagnols, désireux de s'installer à Brest, et les troupes françaises de Henri IV, alliées aux troupes anglaises de la reine Elisabeth.
Ce fut une longue et rude bataille, qui se termina par la défaite des Espagnols.
Des restes de fortifications militaires sont accessibles par la route côtière : Fort de la Pointe des Espagnols, sites de Cornouaille, des
Capucins, de la Fraternité.

LE FORT DE LA FRATERNITÉ
(extrait de "ROSCANVEL" par Marcel Burel)
Le système imaginé dès 1683 par Vauban pour défendre la presqu'ile de Roscanvel comportait une faille: la crique de la Fraternité, dans laquelle des troupes entraînées, venues en chaloupes de navires mouillés en baie de Camaret, pouvaient débarquer avant de prendre à revers les défenses de Quélern.
Pendant la Révolution française, on remédia à cette faiblesse en construisant un ouvrage qui emprunta son nom à la célèbre devise de la jeune République. II comprenait des bâtiments à usage de la garnison, un magasin à poudre et une batterie tournée vers la baie de Camaret pour interdire le mouillage des navires ennemis.
Désaffecté vers 1870, I'ouvrage fut d'abord utilisé par les Dauvrat, propriétaires des fours à chaux, pour y entreposer le bois nécessaire au chauffage ainsi que les barils de chaux.
A la veille de la première guerre mondiale, la famille Soubigou assurait le gardiennage des bâtiments. Laissé quelques années plus tard sans surveillance, I'ouvrage fut démantelé par des particuliers soucieux de se procurer à bon prix des pierres à bâtir.
Le four à chaux, que I'on aperçoit en contrebas, fut construit vers 1800, par la famille Rideau. Un filon de roches calcaires, qui affleure à proximité, rendait aisée I'alimentation du four, que l'on éteignit définitivement vers 1875.

Renseignements complémentaires
Mairie de Roscanvel
Tél. 02 98 27 48 51
