Camaret


Camaret, anciennement Kamelet (port courbe), émerveille toujours celui qui pour la première fois, découvre ses paysages uniques laissés à l'état sauvage par l'homme.

La côte de Camaret affrontant bravement les tempêtes, dévoile de nombreux points de vue:

Le Rocher du lion surgit de la mer face à la plage de Pen-had et à la pointe du Toulinguet.

Les ruines du Manoir des Boultous qui appartenait au poète Saint Pol Roux, dominent les menhirs de Lagadjar.

Ces alignements, constitués aujourd'hui de 143 monuments mégalithiques contre 600 au début du XIXème siècle, ont été édifiés 2500 ans avant J. C. , période à laquelle les premiers groupements humains s'installèrent sur ce cap du "bout du monde".

Les nombreux blockhaus éparpillés le long de la côte sont les restes de la dernière guerre..
Une immense croix de Lorraine, mémorial composé de granit, dédiée aux bretons des Forces Françaises Libres, domine les Tas de Pois, formés de cinq dahouets (remparts) géants à l'extrémité de la pointe de Pen Hir.

Les amateurs d'art trouveront aussi leur bonheur avec la présence du cimetière de bateaux montrant la richesse de la pêche autrefois à Camaret.

La Chapelle Notre Dame de Rocamadour, à l'origine la chapelle " Roz Madou ": fut créée en 1527 par les camarétois; son clocher fut décapité par un boulet anglais lors de la bataille de Trez Rouz en 1694.

La Tour Vauban fut construite au bout du sillon à partir de 1689 par Vauban pour protéger Camaret des invasions.



Unique dans l'architecture militaire française, la Tour de "côte" ou "Château" couvre de ses feux l'entrée du port de Camaret (secteur battu par les feux : 211°).

Vraisemblablement mis en chantier en 1689, après une visite d'inspection de Vauban, cet ouvrage fut bâti avec des matériaux arrachés au sol même du port, et en granit de l'Ile Melon pour les revêtements.

Il s'agit d'une batterie semi-circulaire (environ 200°) entourée d'un fossé maçonné, dont le parapet est entaillé de onze embrasures pour sept pièces de 48 et 2 mortiers. Au centre et faisant saillie à l'arrière pour mieux flanquer le front de gorge, se dresse une tour hexagonale à quatre niveaux servant à la fois d'observatoire, de logement à la garnison qui comprenait un lieutenant, un sergent et 25 soldats, de magasin à poudre et de réduit, un peu dans la tradition des donjons des forteresses médiévales.

Une douve, creusée dans les galets, ceinture l'ensemble et se remplit d'eau par infiltration souterraine à chaque marée. Inachevée au moment de la tentative anglo-hollandaise du 18 juin 1694, six de ses canons étaient cependant en place, elle permit néanmoins de repousser l'assaut ennemi fort de 147 navires de guerre.

La Tour de Camaret sauva ainsi la Bretagne d'une invasion visant le coeur de la France. Louis XIV, en signe de remerciement, fit frapper pour Camaret une médaille commémorative de la bataille dont la devise très élogieuse est " Custo Orae Armoricae " (Gardienne du Littoral Armoricain).

Classée monument historique en 1907, mutilée pendant les combats de la Libération en 1944, la Tour a été restaurée en son état et sa couleur par l'architecte des Beaux-Arts René Lisch d'après les dossiers de Vauban lui-même, publiés par l'historien Georges Gustave Toudouze.



On affirme que vers 2500 avant Jésus-Christ, l'extrémité de la Terre occidentale formée par les pointes de Camaret était habitée par l'homme.

Il s'agit de la race qui édifia les monuments mégalithiques dont il subsiste, au lieu-dit Lagatyar, une quarantaine de pierres dressées. A moins qu'ils n'aient été édifiés par les Celtes plus récemment...

L'ensemble de ces pierres délimite une aire quadrangulaire, ouverte vers l'ouest.
On peut penser, étant donné le site : une pointe avancée dans la mer du Ponant, que dans cette enceinte se déroulait un culte au dieu de la mer, ou au dieu "Soleil couchant", qu'adoraient les Celtes, le Prince rouge de la légende de la ville d'Ys, dont Dahut fut prêtresse.
Ce culte, comme tous les cultes païens, utilisait la divination. La croyance étant que la destinée de chaque individu était "écrite" dans les astres, les devins la "lisaient" en observant leurs révolutions. Ils prenaient des alignements sur les astres au moyen des pierres dressées et orientées. (On tient là, peut-être, l'explication du terme "Lagad-yar" donné comme nom à ce site, l'oeil de la poule. La Constellation des Pléiades, en breton s'appelle "ar yar", la poule. Lagad-yar serait l'endroit où était l'oeil de visée sur les Pléiades.)

Les alignements étaient utilisés aussi pour le comput du calendrier.
L'aire centrale gazonnée devait servir de champ clos pour des Jeux sacrés apparentés aux Jeux sacrés Grecs, avec lesquels cette race était en relations maritimes.
La lutte bretonne actuelle en est une survivance.

La date d'édification de ces pierres est difficile à déterminer. Des préhistoriens affirment que les premières pierres auxquelles l'homme ait rendu un culte ont été des aérolithes, justement parce que tombées des astres, ainsi que le prouveraient leur nature géologique, leur forme et leur orientation.

Renseignements complémentaires
Office de tourisme
15, Quai Kléber
BP 16
29570 Camaret
Tél. 02 98 27 93 60
Fax 02 98 27 87 22




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