Mon ami, Tant pis pour toute ma vie, je travaillerai, quoi quelle veuille mimposer comme faiblesse ! Je laurai ! Mais je voudrais bien ne pas être si complètement anéanti une fois tous les trois mois ! Je nen veux plus de ces accès dépuisements. Je nen veux plus. Je me suis mis à un autre poème aujourdhui même. Le portefaix des eaux : Par un jour bien plus beau que la cruauté même, Avec lappui des vents gorgés, grisés décume, La mer, mortellement gémissante et hautaine, Plus que moi souveraine hôtesse de mes veines, Ma couvert à jamais du désastre des brumes. Chevaux jadis amis, secours menteur des rives, Seuils où mon souvenir sesseule sans un cri, Collines doù mon âme sous ses feuilles flairait la nuit, Et vous, confins desprit embellis de démence, Que ne me guidiez-vous plus bas que la souffrance ? Mon ami, vous êtes très, très gentil. Je vous rapporterai le manuscrit Avec toute mon affection. Merci Armand |