Mon ami, je viens dêtre bien silencieux Je ne sais pourquoi, jai un peu besoin de me taire. Je viens décrire cette nuit une nouvelle strophe dun poème sur cette guerre (jen parle au passé) : + Quattendre de la nuit sauf une nuit plus noire ? Un peu de feu brisé par tous les vents du monde, Cheminant sans fatigue au milieu de la honte, Sappuyant à Dieu même à linstant de faiblir, Allait du père au fils en suivant les hauteurs + Cet article sur Rilke, quand je lai relu, ma paru bien mauvais. Même corrigé, je me force un peu pour vous lenvoyer : je sais que vous lattendiez. Je viens de voir Melle Meyer, qui vient de traduire un texte thibétain, où deux ou trois passages mont paru beaux. Comment va mme Paulhan ? Je lui souhaite de ne pas trop forcer sur son travail. Avec mon souvenir bien affectueux à tous deux, Armand |