Cher amis, Je crains que lEurope de sotte ne devienne folle. Jai trouvé ce que javais à dire sur Gide : il ma semblé discerner en lui une sorte de ressentiment contre le destin, voire contre lévénement : il ma paru que sa vie et son uvre, très secrètement, tendent à prendre les précautions les plus minutieuses pour éviter quarrive ce qui menaçait de lui démontrer que lui, Gide, tenait enfin son drame. Ceci très rapidement. Mon article est presque entièrement pensé ; il me reste à le faire en 4 pages avec les quelques 10 ou 12 pages que jai écrites. Si je le puis, jattendrai pour vous le remettre davoir relu les Faux-monnayeurs et les Caves du V. Je reçois aujourdhui du service de fabrication de la NRF, les épreuves de tout mon ouvrage. Excusez-moi, si je marrête ici : jai très peu envie de parler de ce à quoi nous pensons tous et qui est bien lamentable. Sentiments très affectueux Robin |