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Armand Robin: la correspondance

Lettres à Jean Paulhan 1938

robin_lettres_correspondance Jean Paulhan 1938 je crois
  19 juillet 1938

Chers amis,

Je crois qu’il est bien difficile de se reposer ! Je le fais de mon mieux, m’aidant pour y réussir d’un ruisseau, d’une " garenne ", du bruit d’un moulin et d’un pâturage où toute la journée philosophe lamentablement un vieux cheval aveugle, le plus malheureux que j’aie vu.

Avez-vous reçu ma lettre de la semaine dernière ? Mon état de santé s’est encore amélioré et j’espère la semaine prochaine (vers le 26-8) pouvoir me faire opérer. Le chirurgien tient absolument à ce que je sois dans un parfait état général, mais peut-être sera-t-il d’avis de ne plus attendre la mi-août.

Je vais rentrer dimanche à Paris. J’aurais grand plaisir à vous revoir à la NRF. Votre attitude à mon égard me touche plus que je ne peux le dire. Merci de tout mon cœur.

[ manque la fin]

 

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