A. Robin Chalet Le Pardal Superbolquère Par Bolquère Pyrénées Orientales Chers amis, êtes-vous encore à Capvern ? Je lespère. Bonne fin de vacances. Je suis heureux de vous annoncer ma guérison complète. Je vais même dès maintenant pouvoir reprendre progressivement les travaux interrompus. " Volontés " publie un de mes poèmes dans son n° doctobre. Supervielle ma écrit des lettres dune merveilleuse amitié ; peu de choses dans ma vie mont été aussi douces que ma rencontre avec cet homme. Jai reçu aussi le n° dArts et Métiers graphiques : je navais jamais osé espérer que ce poème dEssénine serait présenté avec cette simplicité magnifique. Vous allez vous amuser : comme tout travail intellectuel ma été assez rigoureusement [interdit ?] pendant 15 à 20 jours, jai tourné la défense en apprenant ici la musique, dont à mon grand regret jignorais tous les éléments. Depuis une semaine je cherche à dompter au piano 4 pages de Liados. Je noublie pas de contempler les montagnes et découter les sapins. Si vous naviez tant à faire, je vous dirais que jaimerais beaucoup avoir de vos nouvelles. Dans une dizaine de jours je pars pour la Bretagne. Avec un souvenir où je découvre peu à peu de laffection, Vôtre Armand Robin P.S. Sauriez-vous ce que devient Guéhenno ? Je lui ai écrit encore une fois ; en vain. Je crains quelque chose de grave : comme une volonté désespérée de sécarter de tous. " Capvern " : jaurais parié mille contre un que cétait le nom dune ville bretonne. |