Monsieur le Président de la République,

Depuis 60 ans, la population palestinienne se voit sans arrêt refuser son droit à un Etat indépendant, pourtant affirmé lors du plan de partage, décidé arbitrairement par la communauté internationale en 1947, puis réaffirmé dans de multiples résolutions de l’ONU (242  …)

Depuis plus de dix ans, la population de la Bande de Gaza (plus d’un million d’habitants sur 330 KM2) vit enfermée dans une prison à ciel ouvert, coincée entre la mer et une clôture électrifiée lui interdisant tout mouvement, pendant que les dirigeants israéliens et occidentaux se gargarisent de propos lénifiants sur leur pseudo volonté de paix.

Depuis plus de dix-huit mois, cette même population subit un blocus terrible conduisant à une situation catastrophique sur les plans sanitaire, alimentaire et médical. Toujours avec le silence complice des gouvernements occidentaux.

Les 8 et 9 décembre derniers, à l'initiative de B. Kouchner, le conseil des Ministres de l'Union Européenne, passant outre l’avis du Parlement, qui demandait un report de l’étude du dossier en raison de la non application par Israël des engagements pris lors de la conférence d'Annapolis, décide le rehaussement des accords d’association entre l’Europe et Israël.

Ces accords signés, le pouvoir israélien, conforté dans ses choix stratégiques, et animé par de minables enjeux de surenchère électoraliste, envoie immédiatement à la face du monde d’extraordinaires étrennes de nouvel an : il écrase sous les bombes une population civile démunie de tout, qui ne peut même pas fuir et à qui on interdit même tout secours extérieur ! Il déclenche une meutrière invasion terrestre pour « éradiquer définitivement le Hamas ».

Mais où commence et où finit le Hamas ? Le bébé de deux ans est-il du Hamas ? L’instituteur, le médecin, la mère de famille, le vendeur de falafels sont–ils tous du Hamas ? Les tirs sur les enfants, le jour de Noël 1990, dans l’école d’Iman Zweedi, une collégienne de 15 ans, soignée ensuite de ses blessures pendant quatre mois à Rennes, étaient-ils dirigés contre le Hamas … à une époque où celui-ci était une organisation nettement minoritaire ?!

Non, ce qu’on veut éradiquer, ce n’est pas le Hamas ou, plus exactement, c’est bien plus que lui : c’est l’esprit de résistance de tout un peuple, c’est, tout simplement, son droit à vivre dignement, librement. Ce qui est à l'oeuvre à Gaza, comme en Cisjordanie et plus particulièrement à Jérusalem, c'est l’épuration ethnique.

L'arrêt de cette horreur ne saurait être soumis à AUCUNE condition.

C’est pourquoi je vous demande d'intervenir publiquement de toute urgence et avec toute la fermeté nécessaire en tant que Président de la République :

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations citoyennes.
Signature

Président de la république :

Par mail : http://www.elysee.fr/ecrire/

Il faut ensuite saisir le texte dans la fenêtre qui s'affiche et renseigner tous les formulaires (identité, e-mail...)

Par courrier (l'expédition est gratuite) :

Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008  Paris


Envoyez une copie à :

Présidence de la République

cedric.goubet@elysee.fr
jean-david.levitte@elysee.fr
claude.gueant@elysee.fr

Ministère Affaires étrangères

philippe.etienne@diplomatie.gouv.fr
eric.chevallier@diplomatie.gouv.fr
christophe.bigot@diplomatie.gouv.fr

Secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme

rama.yade@diplomatie.gouv.fr
hugues.moret@diplomatie.gouv.fr (dir cab)
pierre.thenard@diplomatie.gouv.fr (conseiller spécial)